« NOUS SOMMES FATIGUES DE LA CRISE ....

Vendredi 04 /11/ 2016 : 12h18

« NOUS SOMMES FATIGUES DE LA CRISE CENTRAFRICAINE. CE SONT LES CENTRAFRICAINS EUX-MEMES QUI DOIVENT RAMENER LA PAIX DANS LEUR PAYS » : A REFLECHIR

 Peuple centrafricainTous les pays étrangers qui sont venus nous secourir dans la crise que nous traversons, connaissent la RCA mieux que les Centrafricains. Le témoignage fait par un haut cadre des Nations Unies que la rédaction de « Centrafric Matin » a côtoyé ce mercredi 02 novembre 2016 sur l’attitude des Centrafricains est accablant, voire honteux et mérite qu’on n’y réfléchisse ensemble. Selon ce dernier : « Les Centrafricains ne sont pas solidaires. C’est pour cette raison que la crise continue de perdurer. Nous avons vu comment le peuple centrafricain a démontré sa maturité pendant les élections. Malgré la présence des hommes en armes, les Centrafricains ont bravé la peur pour aller choisir leurs futurs dirigeants. Aujourd’hui, la RCA s’est dotée de nouvelles institutions démocratiquement élues et qui fonctionnent. Nous pensons que la page de la violence est définitivement tournée. Malheureusement, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui n’aiment plus leur pays. Nous sommes fatigués de la crise centrafricaine. Ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui doivent ramener la paix dans leur pays ».

De Bonganda à Bokassa, la génération des « vrais Centrafricains » s’est éteinte et a laissé aujourd’hui les résidus sur le carreau. L’unité que le président Barthélemy Boganda a prôné ne reste plus d’actualité. La jalousie, la haine, la méchanceté, la mauvaise foi, le tribalisme, le népotisme … c’est le lot au quotidien du peuple centrafricain. A cela viennent s’ajouter la fourberie, l’hypocrisie et la démagogie. Ce sont là les principales leçons que nous pouvons tirer du témoignage fait par ce haut cadre des Nations Unies. Depuis que le professeur Faustin-Archange Touadéra est investi dans ses fonctions, celui-ci ne cesse d’appeler tous ces compatriotes centrafricains pour une « union sacrée ». Personne ne se sent concerner par cet appel du président de la République. Pour les uns, c’est Touadéra qui est élu. Il doit se débrouiller tout seul pour ramener la paix en RCA. D’autres disent que ce sont les Nations Unies et la France qui doivent ramener la paix en RCA. Quand les groupes armés tuent, pillent, violent, massacre et incendient, est-ce seulement à Touadéra qu’ils font le mal ? Quand les Séléka et les Anti-Balaka ont pris les armes pour s’entretuer, où est la part de responsabilité des Nations Unies et de la France dans tout cela ? N’est-ce pas les Centrafricains eux-mêmes qui sont à l’origine de leur propre malheur ?

Nous avons toujours dit qu’il faut nous unir pour  chercher des solutions à mettre fin à cette crise larvée, ce qui ne semble pas être le cas au regard de tout ce que nous continuons de vivre. Les cadres des Nations Unies disent clairement qu’ « il y a des ennemis du peuple qui veulent déstabiliser les nouvelles institutions du pays ». Et quand le mal arrive, ces mêmes personnes qui tirent les ficelles dans l’ombre vont laver la main à la Ponce Pilate pour accuser, soit le gouvernement, soit la Minusca. Comment expliquer une telle attitude ? Nous avons toujours dit que le gouvernement n’a pas encore ses moyens de politique et de souveraineté, notamment ses Forces de Défense et de Sécurité. Dans ce cas de piètre figure, faut-il confondre vitesse et précipitation ? En plus, les Casques Bleus des Nations Unies ne sont pas déployés en RCA pour combattre. C’est une force d’interposition. Comment voulons-nous que les données changent s’il faut aller en force, et avec qui ? Les Nations Unies dans leur rapport publié, ont fait savoir que les auteurs des exactions commises sur les populations civiles dans l’arrière-pays, sont des mercenaires des pays voisins. A cet effet, il faut les sensibiliser, les conscientiser pour les ramener à la raison. Mais un rebelle est un rebelle, il est donc difficile pour lui de comprendre facilement les choses. Il faut du temps pour les éduquer à cesser avec la violence. Et cela doit se passer uniquement par la voie du dialogue .

Les Centrafricains aiment beau parler sans pour autant mener des actions concrètes afin de sauver leur patrie en danger. Certains qui se disent soucieux de leur pays, où étaient-ils lors de la journée « ville morte » ? N’est-ce pas dans les caves entrain de prendre leur bière ? Voilà comment le Centrafricain est hypocrite et fourbe. « L’ennemi de l’Afrique, ce sont les Africains », a dit un auteur. Mais pour une particularité, nous disons aussi que « l’ennemi de la Centrafrique, ce sont les Centrafricains eux-mêmes ». C’est bien dommage pour un pays comme la RCA où les intellectuels ne savent plus distinguer la lumière de l’obscurité ».

 

Bénistant MBALLA

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