MOBAYE : UN HOMME-HIPPOPOTAME APPREHENDE A GRORONGA ET AR...

Vendredi 07 Avril 2017 : 09h26

MOBAYE : UN HOMME-HIPPOPOTAME APPREHENDE A GRORONGA ET ARRETE A LA BRIGADE DE LA GENDARMERIE TERRITORIALE

Homme hippopotameIncroyable, mais pourtant vrai. Le plus souvent, on parle des hommes-caïmans, les « Talimbi » en sango. Cette fois-ci, c’est un homme-hippopotame, communément appelé « Konon » qui a été appréhendé par les habitants du village Gboronga situé en aval du barrage hydro-électrique de Mobaye.

En effet, dans la nuit du mardi 05 au mercredi 06 avril 2017, un homme qui se métamorphose en hippopotame a été appréhendé, arrêté et détenu à la brigade de la gendarmerie territoriale de Mobaye. D’après un habitant de cette ville, joint au téléphone et qui a requis l’anonymat, témoigne, « c’est depuis plusieurs mois que nous avons soupçonné cet homme de se métamorphoser la nuit en hippopotame. Dans la nuit du mardi au mercredi, nous l’avons suivi jusqu’au bord du fleuve Oubangui, sans qu’il nous aperçoive. Il s’est déshabillé et a déposé ses habits par terre. Il est descendu dans l’eau et s’est transformé en hippopotame. Donc son corps humain a pris la forme de cet animal et il est parti. Nous nous sommes cachés dans la brousse et avons pris notre disposition. Nous avons passé des heures pour attendre son retour.

A minuit, il est revenu là où il a déposé ses habits. Sa tête est sortie de l’eau. Et c’était celle de l’hippopotame. Quelques minutes plus tard, sa tête a pris la forme d’un être humain et nous l’avons reconnu immédiatement. Dans les minutes qui suivent, ses pattes antérieures sont sorties de l’eau et se sont métamorphosés en bras d’un homme. Donc au fur et à mesure que son corps d’hippopotame émergeait, il prenait la forme d’un corps humain. Nous nous étions tenus à distance et suivions de loin cette transformation mystique. C’était lorsqu’il a fini de prendre sa forme initiale de l’être humain que nous sommes sortis de notre cachette pour mettre la main sur lui. Nous l’avons conduit immédiatement à la brigade de la gendarmerie territoriale de Mobaye. Il se trouve présentement entre les mains des gendarmes pour nécessité d’enquêtes ».

A la question de savoir, a-t-il fait des victimes depuis qu’il se métamorphose en hippopotame, cette même source a indiqué qu’il avait renversé et fait éclater une pirogue, sans pourtant faire des victimes. Les occupants de cette pirogue qui étaient des pêcheurs sont sortis de l’eau sains et saufs. Nous ne disposons pas des coordonnées téléphoniques de la gendarmerie de Mobaye pour avoir leur version des faits.

Le phénomène d’homme-hippopotame ne date pas d’aujourd’hui. Dans un passé lointain, un homme surnommé « Paul Kamba » se métamorphosait aussi en hippopotame. Ce n’est pas la population de Bangui, qui nous démentira car elle a été témoin oculaire de cet évènement. Si jusqu’au jour d’aujourd’hui, certains compatriotes centrafricains se transforment en hippopotame, c’est pour autant dire qu’ils y ont trouvé leur compte et ne veulent pas renoncer à ces pratiques dangereuses pour l’homme. N’oublions pas aussi que de pareils hippopotames ont fait trop de mal à leurs semblables. La nuit, ils prennent la forme de l’hippopotame, vont dans les champs, ramassent toutes les cultures et détruisent parfois les parcelles agricoles. D’autres restent sous l’eau, empêchent et menacent dangereusement tous ceux qui se hasardent de se rendre au bord du fleuve. C’est le cas de cet homme-hippopotame qui menace les gens depuis le village Gboronga jusqu’au niveau du barrage hydroélectrique.

Vraiment, la population de Mobaye est entre le marteau et l’enclume. On a d’un côté les hommes de l’UPC de Ali Daras qui ont pris en otage tous les habitants de ladite localité. De l’autre, cet homme-hippopotame qui menace. Heureusement que ce dernier a été appréhendé, arrêté et détenu, pourvu qu’il ne s’évade pas. Les populations riveraines de Mobaye peuvent désormais vaquer librement à leurs activités quotidiennes dont la principale est la pêche.

Les blancs ont inventé des machines et celles-ci leur permettent de développer leurs pays et de gagner plus d’argent. Par contre, les noirs sont aussi capables de tout faire, malheureusement leur invention ne sert qu’à faire du mal, à nuire à leurs concitoyens. Si cet homme-hippopotame de Gboronga utilisait sa métamorphose pour ramener des poissons, nous pensons que la population de Mobaye, en particulier, et celle de la RCA en général, allaient manger du poisson à gogo. Il pouvait même drainer des poissons depuis le fleuve Congo, pourquoi pas les mers, jusqu’au fleuve Oubangui. Mais hélas !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA 

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