MECKASSOUA ET MINUSCA ACCUSES. MYTHE OU REALITE ?

Vendredi 17 Février 2017 : 09H50

  LE VOILE SE LEVE PEU A PEU SUR LA CRISE CENTRAFRICAINE : MECKASSOUA ET MINUSCA ACCUSES. MYTHE OU REALITE ?

Meckassoua et minusca

Lors d’une conférence de presse, un expatrié avait dit, «  il y a exactement dix (10) ans que je travaille dans l’ONG humanitaire. Je n’ai jamais vu une crise comme celle de la RCA. Elle est très complexe ». Il a raison de dire que cette crise centrafricaine est très complexe. Mais au jour d’aujourd’hui, la vérité se manifeste. Elle est palpable et plus rien ne peut l’arrêter. Cette complexité de la crise se dénoue doucement mais sûrement. Les Centrafricains connaîtront les auteurs, coauteurs et complices de cette crise.

Déjà, avant d’être abattu, Joseph Zoundéko n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt accusateur le président de l’Assemblée Nationale, l’honorable député, Abdou Karim Meckassoua, en affirmant, nous citons, « dans le plan de l’UPC, ils ont prévu attaquer en premier lieu la ville de Sam-Ouandja et son aérodrome pour faciliter la prise de Ouadda-Djallé et celle de Birao. Dans leur stratégie, la prise de l’aérodrome de  Birao est stratégique, car ils se serviront de l’aérodrome de cette ville  pour se ravitailler en armes afin de marcher sur Bangui en connivence avec le président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua et des rebelles tchadiens… On ne l’accuse pas puisque nous avons des preuves … ». Le feu Joseph Zoundéko a tranché net. Il dit n’avoir pas accusé cet honorable député. Il a les preuves à sa disposition. Mais si cette affirmation du regretté Zoundéko s’avère vraie, alors les bourreaux du peuple centrafricain sont aussi nombreux que les sables au bord du fleuve Oubangui pendant la saison sèche.

En outre, lors du Forum National de Bangui (FNB), un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA), très impliqué dans la crise, avait affirmé dans la commission Vérité et Réconciliation dans la salle de conférence de la CEMAC que, « beaucoup de ceux qui sont dans cette salle nous rejoindront à la maison carcérale de Ngaragba. Je demande au gouvernement d’agrandir celle-ci pour accueillir tout ce monde ». N’est-ce pas une manière de trahir certaines personnalités qui sont impliquées dans la crise centrafricaine ? Il ne fait aucun doute. Sans nous tromper et nous voiler la face, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui tuent leur pays et leurs compatriotes. C’est le cas d’Ali Daras qui est entré dans la rébellion par le canal des combattants Séléka d’origine centrafricaine. Il en serait de même pour le député Abdou Karim Meckasoua qui soutiendrait Ali Daras pour la conquête du pouvoir, à en croire feu Zoundéko.

De l’autre, la Minusca de Parfait Onanga-Anyanga, n’est pas blanchie dans la situation sécuritaire qui prévaut à Bambari et ses environs. Feu Joseph Zoundéko est allé loin en révélant le soutien qu’apporte la Minusca à l’UPC d’Ali Daras en ces termes, « en réalité, c’est la Minusca qui soutient Ali Daras en lui donnant des munitions ». Mensonge ou pure  vérité ? C’est aux responsables de la Minusca de démontrer que cette mission onusienne n’a pas soutenu Ali Daras. Dans le cas contraire, la Minusca n’échappera pas à la  justice, surtout les contingents qui ont été basés dans cette région du pays depuis que cette mission onusienne est déployée en Centrafrique. Ce n’est pas aujourd’hui que la Minusca est pointée du doigt accusateur par les Centrafricains. Certains leaders des partis politiques en ont fait avant. Cette fois-ci, ce sont les branches dissidentes de la Séléka  qui seraient lésées qui ont révélé au grand jour la main invisible de la Minusca dans la crise centrafricaine.

Nous osons croire que la révélation, la vérité sur la crise qui perdure en RCA ne s’arrêteront pas là. D’autres individus y apporteront des éclaircissements pour éclairer la lanterne des Centrafricains. La crise a trop duré. Des milliers de Centrafricains y ont perdu leur vie. D’où nécessité de lever le voile sur ceux qui agissent en catimini. Ce faisant, ils abandonneront leur projet machiavélique. Car le peuple centrafricain veut la paix et aspire à la paix sur toute l’étendue du territoire national. Il a soif de connaître ses bourreaux afin de les traduire à la Cour Pénale Spéciale (CPS) de Bangui dont sa mise en place effective n’est qu’une question de jour.

L’adage qui dit, «  quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaitra », se concrétise en Centrafrique. Les gros bourreaux des centrafricains commencent à être dévoilés un à un. Ils répondront de leurs actes devant la justice. Le sang des innocents qui a coulé et coule aujourd’hui ne restera pas impuni. Tous ceux qui ont participé de loin ou de près dans la crise, seront découverts. Les Centrafricains ne leur accorderont aucune chance. Ils seront purement et simplement mis à l’écart. Car leur complicité dans la crise a débordé le vase et franchi le seuil de l’intolérable.

Attendons la réaction des uns et des autres pour en dire plus. Alors, l’accusation portée contre Meckassoua et la Minusca est-elle un mythe ou une réalité ? La question revient à qui de droit. Si le soi-disant général Zoundéko était encore en vie, il nous apportait les preuves du soutien de Meckassoua à l’UPC et celles de fourniture des munitions par la Minusca à Ali Daras. Mais hélas !

 

 Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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