MARIE-NOELLE KOYARA VEUT-ELLE SE DEMARQUER

Vendredi 15.12.2017 : 09H42

MARIE-NOELLE KOYARA VEUT-ELLE SE DEMARQUER DE SES  PREDECESSEURS ?

Arrivée à la tête du ministère de la Défense Nationale il y a de cela quatre mois, la ministre Marie Noëlle Koyara veut se démarquer de ses prédécesseurs en mettant un coup d’accélérateur dans le processus de la réhabilitation et du redéploiement des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Une diplomatie offensive et engagée est lancée par la ministre de la Défense Nationale sur le plan national et international afin de doter la République Centrafricaine d’une « armée républicaine », capable de défendre l’intégrité du territoire national et le peuple. Diplomatie offensive menée sur le plan national L’armée nationale renait peu à peu de ses cendres après plusieurs années de disfonctionnement. Il y a de cela quelques mois, la ministre de la Défense Nationale, Marie Noëlle Koyara a lancé une vaste opération de déguerpissements des ex-combattants Séléka et Anti-Balaka des différentes casernes militaires de Bangui (Sapeurs-pompiers, Beal et RDOT). Aujourd’hui, la caserne militaire des Sapeurs-pompiers, occupée depuis lors par certains ex-combattants de la Séléka, a été libérée. Ce sont les éléments des Forces Armées Centrafricaines qui occupent à nouveau ce camp militaire. Rappelons que les deux autres casernes militaires (Beal et RDOT) seront libérées à condition bien entendu que la ministre honore ses engagements de verser la somme de 100.000 mille Francs promise à chaque combattant. Cela démontre la bonne volonté des groupes armés de laisser désormais la place aux Forces Armées Centrafricaines de reprendre leur travail. Même si beaucoup de choses restent à faire, il faut aussi reconnaître que des avancées significatives sont entrain d’être enregistrées sur le plan national par l’actuelle ministre de la Défense Nationale pour remettre sur pied l’armée nationale. Pendant la longue période de la transition dirigée par l’ex cheffe d’Etat madame Catherine Samba-Panza, plusieurs ministres se sont succédés à la tête du ministère de la Défense Nationale pour cantonner et désarmer les différents groupes armés sur l’ensemble du territoire, avec le soutien de la communauté internationale. Mais personne n’a réussi à accomplir cette lourde tâche jusqu’à la tenue des élections couplées de 2015-2016, conduisant le pays au retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016. Le gouvernement Sarandji 1, mis en place quelques mois après les élections a été vivement critiqué par toute la population pour   l’incompétence de certains ministres à diriger le pays. C’était le cas de l’ancien ministre de la Défense Nationale qui vient d’être remplacé il y a de cela quatre mois par l’actuelle ministre, Marie Noëlle koyara qui se bat tant bien que mal pour réarmer les Forces Armées Centrafricaines afin qu’elles soient redéployées dans tout le pays.  Sur le plan international Les régimes se succèdent, mais l’Etat ne meurt jamais. C’est dans ce sens qu’on parle de la continuité de l’Etat. Plusieurs projets sont en cours d’exécution lorsque madame Koyara a été nommée à la tête de ce département ministériel.  Son activisme sur le plan international a permis de renforcer la coopération militaire entre la République Centrafricaine et certaines puissances étrangères. C’est aujourd’hui le cas de la coopération militaire entre la RCA et la mission Européenne de Training (EUTM), qui s’engage dans la réforme de l’armée nationale. Deux bataillons des Forces Armées Centrafricaines ont été formés par l’EUTM et viennent d’être remis au gouvernement centrafricain . « Les deux bataillons des FACA formées par l’EUTM seront projetés dans les jours à venir aux côtés des soldats de l’ONU pour sécuriser le pays… », a affirmé le chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra au cours de la visite du secrétaire général de l’ONU en République Centrafricaine. C’est ce que les centrafricains attendent de voir depuis lors pour espérer à une paix durable dans le pays. Il  ne faut pas aussi perdre de vue que certains éléments des FACA sont de retour en RCA après avoir subi  des formations dans certains pays Africains et Européens. Les Etats-Unis, la France, la Chine, le Royaume du Maroc, le Rwanda, l’Afrique du sud, la Guinée Equatorial et bien d’autres pays, qui ne cessent de soutenir la RCA dans la procédure de la restructuration de toutes les forces de défense et de sécurité à travers des moyens matériels et logistiques (réhabilitation des infrastructures militaires à Bangui et à l’intérieur du pays, dons de véhicules militaires…). Chose encourageante, la Russie vient de manifester son désir de soutenir la République Centrafricaine dans ses efforts de réhabilitation et du redéploiement de l’armée nationale. Elle (Russie) a plaidé auprès du conseil  de sécurité de l’ONU à propos de l’embargo afin de doter l’armée centrafricaine en armes. Et nous osons croire que le plaidoyer de la Russie sera pris en compte par le conseil de sécurité pour que les FACA soient dotées en armes.   L’embargo ne se justifie plus pour le moment puisque les groupes armés non conventionnels se dotent en armes depuis le Tchad, le Soudan voire les deux Congo.  Désormais, la balle est dans le camp de la communauté internationale pour décider en dernier ressort de l’embargo.  

Bénistant MBALLA

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