MARCHES PACIFIQUES DES POPULATIONS DE KAGA-BANDORO

Mardi 18 Octobre 2016 : 09h01

MARCHES PACIFIQUES DES POPULATIONS DE KAGA-BANDORO, KOUANGO, BOCARANGA ET BELOKO POUR PROTESTER CONTRE LES EXACTIONS DE LA SELEKA ET LA PASSIVITE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA

Marche des deputes cnt

Les populations de Kaga-Bandoro, Kouango, Bocaranga et Béloko, exacerbées par les tueries, les violences et autres exactions de tout genre, de la part des combattants criminels patentés des factions Séléka, avaient organisé des marches pacifiques, le samedi 15 octobre 2016. Ces marches pacifiques ont un double objectif, à savoir, protester contre les exactions de la Séléka dont elles sont victimes, d’une part, et la passivité des Casques Bleus de la Minusca, d’autre part, qui interviennent toujours tardivement, alors que les crimes ont été déjà commis. Aussi, les populations de ces localités précitées, se sont interrogées sur l’effectivité du mandat que devrait accomplir la Minusca, en conformité avec les diverses Résolutions votées par l’Assemblée Générale du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives à leur mandat.

Face à la passivité et à la nonchalance des soldats onusiens de protéger les civils par rapport aux multiples actes criminels et barbares des groupes armés, celles-ci ont exigé le départ des contingents pakistanais (Kaga-Bandoro) et camerounais (Bocaranga et Béloko) de leurs localités, et leur remplacement par d’autres contingents des Casques Bleus de la Minusca. Ou bien, il serait judicieux de réhabiliter et de redéployer urgemment les FACA, pour qu’elles puissent protéger les populations civiles en proie à l’insécurité et aux exactions.

Mais pour nous, nous osons dire que le départ et le remplacement des contingents des Casques Bleus de la Minusca, les uns par les autres, ne peuvent en aucun cas changer les données sécuritaires du pays en général, et celles des régions sous la coupe réglée des va-t-en-guerre et criminels de la Séléka en particulier. Car, les « oiseaux de même plumage volent toujours ensemble », dit-on. Il appartient donc à tout le peuple centrafricain sans exception, de se mobiliser comme un seul homme derrière leurs dirigeants légitimes et de dire niet à ces ennemis de la sécurité et de la paix dans leur pays, ainsi que leurs complices. Car, la « voix du peuple, c’est la voix de Dieu », dit un adage populaire.

A cet effet, l’exemple des marches pacifiques et de protestations des populations du Km 5 dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, de Kaga-Bandoro, de Kouango, de Bocaranga et de Béloko, devrait inspirer et motiver davantage les populations d’autres régions du pays à faire autant, car trop, c’est trop ! Le peuple n’aspire qu’à la sécurité et à la paix sur toute l’étendue du territoire national, pour vaquer comme il se doit à leurs occupations quotidiennes et circuler librement avec leurs biens à l’intérieur du pays.

 

Le Petit YEKOA

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