MAHAMAT ALKHATIM ET AL-BACHAR DU MPC REJETTENT EN BLOC ...

Lundi 23 Janv. 2017 : 10H21

MAHAMAT ALKHATIM ET AL-BACHAR DU MPC REJETTENT EN BLOC LEUR IMPLICATION DANS LE CARNAGE DE KAGA-BANDORO ET S’INSURGENT CONTRE LEUR DESTITUTION

 

Rien ne va plus au sein du Mouvement Patriotique pour le Centrafrique (MPC), l’une des branches dissidentes de la coalition Séléka, réfractaire au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Son président Al-Bachar et son chef d’Etat-major, le soi-disant général Mahamat Alkhatim, ne sont pas sur la même longueur d’onde avec les autres membres du bureau. Tout porte à croire aujourd’hui qu’ils se regardent en chien de faïence.

 En effet, lors de la conférence de presse et dans un communiqué de presse, certains membres de ce mouvement politico-militaire ont accusé ouvertement Mahamat Alkhatim et Al-Bachar d’être responsables des carnages de Ndomété et de Kaga-Bandoro. Pour votre gouverne, à la mi-septembre 2016, les combattants du MPC se sont rendus dans le village Ndomété, situé à 10 Km de la ville de Kaga-Bandoro. Ils avaient incendié des maisons et villages entiers sous les yeux des Casques Bleus Bangladeshi. Des dizaines de morts et des blessés étaient enregistrés. En outre, au début du mois d’octobre 2016, ces mêmes sanguinaires s’en sont pris aux populations civiles et aux humanitaires. Ils avaient mis en place, une véritable politique de terre brûlée. Dans leur furie, leur rage destructive, ils avaient incendié des maisons où se trouvaient des individus, pillé les locaux des ONG Humanitaires. L’évêché de Kaga-Bandoro n’était pas épargné. Le bilan était lourd : les Nations-Unies ont annoncé 50 morts, tandis qu’un député de la région a parlé de plus de 200 cadavres. Et même certains habitants de Kaga-Bandoro que nous avons joints au téléphone, ont affirmé qu’il y a eu plusieurs décès et des individus carbonisés dans les sites des déplacés.

C’est dans cette optique que, dans un communiqué de presse rendu public le 09 janvier 2017, certains membres du bureau du MPC ont destitué Mahamat Alkhatim et Al-Bachar. Ils les ont rendus responsables des tueries en grande échelle qui ont lieu à Kaga-Bandoro et Ndomété aux mois de septembre-octobre derniers. Mais dans le journal parlé sur la Radio Ndèkè-Luka, le samedi 21 janvier 2017, aux environs de 13 heures, Mahamat Alkhatim et Al-Bachar ont rejeté en bloc leur implication dans ce carnage et se sont insurgés contre leur destitution. Alors, Mahamat Alkhatim et AL-Bachar peuvent-ils nier leur implication dans les massacres de Kaga-Bandoro et Ndomété ? C’est vraiment impensable. Nous demandons à ces deux bourreaux de la population de Kaga-Bandoro de ne pas nous faire rouler dans la poussière. Ils n’ont pas été impliqués dans ces tueries par des Centrafricains lambda, mais plutôt par leurs collaborateurs directs. Avons-nous besoin de chercher de midi à 14 heures pour connaitre les auteurs de ces crimes odieux, barbares, inhumains, indignes, bestiaux ? Non. Ils sont maintenant connus car leurs noms sont révélés par leurs pairs. 

D’ailleurs, Alkhatim est le chef d’Etat-major du MPC et Al-Bachar en est le président. Qui des deux peut donner l’ordre aux combattants de ce groupe armé de massacrer les civiles ? A notre humble connaissance, c’est le président qui instruit son chef d’Etat-major. Et ce dernier met en exécution cette instruction. Si Mahamat Alkhatim a reçu l’ordre de Al-Bachar pour attaquer les pauvres citoyens civils de Kaga-Bandoro et Ndomété, qui peut-on accuser ? N’est-ce pas Al-Bachar et Mahamat Alkhatim ? Si ces deux responsables influents du MPC ont perdu leur latin, nous leur rappelons qu’ils sont bel et bien responsables numéro un (N°1) de ces massacres. Annoncer tambour battant sur les ondes de la Radio Ndèké-Luka qu’ils ne sont pas impliqués  dans ce carnage, dépasse l’entendement humain. Le moment n’est pas encore venu et il viendra avec la mise en place effective de la Cour Pénale Spéciale (CPS). C’est quand ils seront devant la barre qu’ils comprendront le sens de leurs actes barbares.

 Mais en attendant, les Centrafricains du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, savent déjà que ce sont eux qui ont organisé, planifié et exécuté ce carnage. Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, ils ne seront pas blanchis. Donc, rien ne sert de se dresser sur ses ergots pour clamer haut et fort qu’on n’est pas responsable des tueries. S’agissant de leur probable destitution du MPC, cela ne fait ni chaud, ni froid au peuple centrafricain. Ce qui l’intéresse à l’heure actuelle, c’est l’arrestation de ces deux présumés auteurs des tueries de Ndomété et Kaga-Bandoro. S’ils étaient traqués, arrêtés et traduits en justice par leurs pairs qui les ont détrônés, ce serait un ouf de soulagement pour la population de la Nana-Gribizi en particulier, et celle de la RCA en général. Mais dommage !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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