Lever l’embargo, rendre operationnelles les FDS

Vendredi 11 Novembre 2016 : 09h02

Lever l’embargo, rendre operationnelles les FDS, mettre en execution le DDRR, la RN , la RSS :le gouvernement se bat

Faustin archange touadera 2

Lors du Forum National de Bangui (FNB) tenu du 04 au 11 mai 2015, les Centrafricains, du moins les participants, ont fait des recommandations. Nous citons entre autres, l’opérationnalisation des Forces de Défense et de Sécurité et leur redéploiement sur l’étendue du territoire national ; le désarmement de tous les groupes armés sévissant en RCA ; la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) ; la Réconciliation Nationale (RN). En principe, certains travaux devaient être faits par les autorités de la transition. Mais force est malheureusement de constater que la transition a vogué au gré du vent, sauf l’organisation des élections couplées dont les résultats ont été acceptés par tous. Le domaine sécuritaire est resté et demeure entier, alors qu’il faisait partie de la feuille de route de la transition dirigée par Catherine Samba-Panza.

Touadéra, le nouveau président, démocratiquement élu par le peuple centrafricain, a hérité d’une situation sécuritaire alarmante, avec ces corolaires que nous connaissons tous : tueries, massacres, carnages, incendies des maisons et villages, destructions systématiques, disparitions, enlèvements , prises d’otages … Mais beaucoup de Centrafricains pensent que le président de la République et le gouvernement que dirige Simplice-Mathieu Sarandji ne font rien pour arrêter ces exactions des groupes armés. Des voix s’élèvent pour dire que l’Exécutif est irresponsable.

Nous savons pour notre part que les Centrafricains sont prêts à condamner, à dire que X et Y ne sont pas à  la hauteur de leur tâche. Pour les rassurer, il est à noter que l’Exécutif se bat chaque jour qui passe, pour satisfaire les attentes de la population. Les voyages incessants du président de la République et de quelques membres du gouvernement ne doivent pas être considérés comme du tourisme d’affaires.

S’agissant de la levée de l’embargo, si nos mémoires sont bonnes, Touadéra, devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, a plaidé pour que l’embargo sur les armes à destination de la RCA et sur les Forces Armées Centrafricaines (FACA), soit levé. Nous osons espérer que le Comité de Sanction de l’ONU se penche aujourd’hui sur ce dossier qui est urgent et capital pour le devenir de la RCA. Car, un pays souverain comme la RCA ne peut demeurer sans son armée nationale. Une fois que l’embargo sera levé, les FACA seront opérationnelles puisque rien ne peut s’opposer encore à leur opérationnalisation et leur redéploiement sur l’ensemble du territoire.

Le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion, et Rapatriement (DDRR) est en cours. Il en est de même pour la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS). Tous les comités qui doivent les piloter, ont déjà été mis en place et fonctionnent aujourd’hui. Quant à la Réconciliation Nationale (RN), le ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation est à pied d’œuvre pour la bonne marche de la RN. N’est-ce pas là des efforts déployés par le gouvernement ? Peut-on dire aujourd’hui que le FNB a accouché d’une souris ? Nous ne le pensons pas. Peut-on affirmer que l’Exécutif croise les bras et n’attend  que tout vienne du ciel ? Faux et archifaux.

Nul n’est censé ignorer que le domaine sécuritaire est très sensible. Il y a des choses qui se disent tout haut et d’autres tout bas. Le gouvernement ne peut se lever un de ces quatre (4) matins et commencer à crier sur le toit qu’il a fait ceci ou cela. Tout doit se faire par une diplomatie et c’est à nous de percer cette parole diplomatique pour connaître le contenu. Le dialogue initié par le gouvernement avec les chefs des groupes armés, les Forces Vives de la Nation (FVN), les chefs des quartiers et villages, les maires et autres, est une voie salutaire pour la réconciliation, le désarmement. Mais les Centrafricains veulent toujours l’usage de la force. C’est quand tous les recours sont épuisés, que  l’on peut songer à l’usage de la force.

Donc, le désarmement des combattants des groupes armés se concrétisera. La RSS tant souhaitée par ces derniers (surtout les combattants Séléka), se réalisera. Le peuple centrafricain se réconciliera. Qu’il pleuve, neige, vente, les FACA seront opérationnelles et l’embargo levé. Car la RCA est un pays indépendant. Par conséquent, elle doit se doter de ses instruments de souveraineté. Les forces non conventionnelles vont disparaître à jamais sur le territoire centrafricain. Que les centrafricains aient un peu de patience !

 

Denis LOUGOUSSOUS-NGOUVENDA

 

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