LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO, LE MANDAT DE LA

 

L’ASSEMBLEE NATIONALE POSE UN ACTE HAUTEMENT PATRIOTIQUE : LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO, LE MANDAT DE LA MINUSCA ET LES ARMES RUSSES ET CHINOISES

Assemblee rca 1Depuis la destitution des extraterrestres, l’Assemblée Nationale est revenue sur terre, prend fait et cause pour la population qu’elle représente. Ce vendredi 23 novembre 2018, date historique, la représentation nationale est montée au créneau devant la Communauté internationale pour demander : la levée totale de l’embargo, la prolongation dans les normes du mandat de la Minusca, enfin la seconde phase de livraison d’armes russes, puis les armes chinoises suspendues dans l’air. L’Assemblée nationale aurait du poser un tel acte depuis fort longtemps, voire réitérer autant de fois. Or, cette noble institution ramait à contre courant des efforts déployés par le gouvernement. Selon les Saintes Ecritures, « Une nation divisée contre elle-même ne peut subsister... ». Karim Méckassoua a dépouillé Touadéra de certaines de ses prérogatives. Il s’est octroyé les pleins pouvoirs à l’Assemblée Nationale, faisant la pluie et le beau temps. C’était un Etat dans un Etat.

L’Assemblée Nationale était totalement déconnectée des graves problèmes qui paralysent le pays. La soif du pouvoir était telle que la confusion était totale entre vitesse et précipitation. Ayant traîné sa bosse toute sa jeunesse dans les renseignements français, Abdou Karim Méckassoua est un excellent navetteur. Il ne vient à Bangui que pour occuper un poste de responsabilité, depuis le régime Patassé à nos jours. Dès qu’il est limogé ou destitué, il reprend le chemin de la France. S’il profite du pays, le pays ne profitera jamais de lui. Qu’est-ce qu’il a réalisé dans son pays, la RCA ? Il est éternellement aux aguets, à l’afflux des opportunités de postes de responsabilité, d’aucuns prétendent qu’il a un carnet d’adresses très fourni, à quoi cela sert-il ? Est-ce pour nuire à son pays ? Pourquoi autant de divorces avec tous les régimes qui se sont succédé à la tête de son pays, depuis feu président Patassé à ce jour ? Faut-il nécessairement être au pouvoir pour bâtir son pays ?

Le nom de Abdou Karim Méckassoua est collé à Ali Darassa, le plus cruel des leaders des groupes armés. Bambari et Alindao sont les derniers carnages à l’actif d’Ali Darassa. Deux (2) éléments du FPRC, dont le général Joseph Zoundéko mort à Ippy et Azor Khalid l’ont dénoncé haut et fort. Les députés de Bambari en ont fait écho durant le processus de destitution de Méckassoua. Ali Darassa fait feu de tout bois pour le soutenir. Méckassoua est-il réellement un patriote chauvin ? A peine destitué, l’Assemblée Nationale s’affiche plus proche au point de faire corps avec les aspirations des populations à la paix, à la sécurité et à la liberté d’aller et venir. Le peuple centrafricain vaut-il quelque chose aux yeux de Méckassoua ? Président de l’Assemblée Nationale, il n’a jamais tenu une réunion, un meeting pour exalter le vivre ensemble au Km5 où il vit. Et pourtant, des frères déterminés au Km5 se lancent dans la cohésion sociale, prêchent la paix et la réconciliation nationale. Méckassoua n’a jamais profité de sa position pour mobiliser les notables du Km5. Une fois destitué, il se tourne vers le Km5 pour appeler au secours. A quoi ont servi les fonds politiques ?

Pour son élection au perchoir, il a promis des véhicules aux députés de la nation. Ils n’ont jamais vu ces véhicules. Dans son Cabinet, certains de ses proches collaborateurs vont à pieds au travail. « Kamba ti koko à kanga koko », l’argent des députés à l’Assemblée Nationale manipule les députés de la nation. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, cette leçon vaut bien le perchoir sans nul doute. Les députés sont ballotés à tout vent selon les bons vouloirs de Méckassoua. Les députés sont traînés dans la boue comme des moins que rien. Il faut se déculotter pour avoir les miettes, une mission à l’étranger et autres. Ce sont les députés qui ont vécu ces humiliations. Les leaders des partis politiques auxquels appartiennent les députés ne vivent pas l’enfer parlementaire, les casses, les coups de gueule, mais en sont les conséquences visibles. Quand rien ne va, il faut changer. Le nombre de députés qui ont voté la destitution de Méckassoua suffit pour tout dire. Un diplomate enfonce le clou, « nous attendions cette destitution depuis longtemps, l’Assemblée Nationale a beaucoup traîné ... ».

Depuis que Abdou Karim Méckassoua a été catapulté loin et hors d’état de nuire, c’est un vent patriotique qui souffle sur l’Assemblée Nationale. L’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire rament tous dans le sens de la paix, de la sécurité, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. Méckassoua est aujourd’hui perçu comme le cerveau politique de l’UPC tant à Bangui que dans les villes de nos provinces, dont la capacité de nuisance a débordé le vase.

Le premier point de revendication de l’Assemblée Nationale purgée des virus du mal concerne la LEVEE TOTALE DE L’EMBARGO. Les FACA sont formées par l’EUTM et la Russie. Pour être déployées sur le terrain, les FACA ont besoin d’armes de tous calibres. L’embargo ne se justifie plus et n’a plus de sens. Or, les groupes armés poursuivent les massacres, les incendies des villages. La seconde phase des armes russes doit venir pour équiper les FACA ; les armes chinoises sont aussi attendues à Bangui et bien d’autres pays qui veulent aider la RCA par des armes. Plus de 14 pays sont sur la liste d’attente. La Minusca doit retrouver son mandat d’un (1) an et avec les FACA, veiller sur la sécurité des Centrafricains.

La Communauté internationale ne doit pas se rendre complice des génocides français en RCA.

Julien BELA  

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