LES VRAIS ASSASSINS DE LA RCA, CE SONT SES CADRES,

Mercredi 23 Novembre 2016 : 11h12

LES VRAIS ASSASSINS DE LA RCA, CE SONT SES CADRES, SES INTELLECTUELS. TOUADERA S’EST FOURRE LE DOIGT DANS L’ŒIL EN NOMMANT DES MINISTRES QUI CREUSENT LA TOMBE DE SON REGIME

Touadera rca president 0L’ « Union Sacrée » s’est créée autour de Bruxelles, parce que les Centrafricains d’abord, la RCA avant tout. Tous les observateurs se sont réjouis de voir les présidents, Honorables députés, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et le président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Meckassoua ensemble dans cette phase cruciale qui engage la vie et la destinée de la RCA. C’est ce que nous demandons à nos hommes politiques, à savoir faire la différence entre les intérêts vitaux des Centrafricains et du pays, de leurs intérêts personnels et partisans. Touadéra aujourd’hui, demain ce sera peut-être Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé ou Karim Meckassoua. A chaque dirigeant, puisque le niveau intellectuel des présidentiables est alléchant, il faut que le pays puisse faire un pas de géant. Chaque président doit avoir le soutien de tous les autres pour pousser la barque. C’est une question de mobilisation générale au chevet de la RCA. Si tous les cadres doivent agir comme l’actuel ministre des finances qui bloque tous les projets, où allons-nous ? Même Anicet Georges Dologuélé, le challenger de Touadéra, ne peut s’ériger en goulot d’étranglement de son propre pays, dans les circonstances actuelles. Raison de plus, il est dans la délégation de Bruxelles et il est content du résultat. C’est un acte hautement patriotique que nous devons saluer et encourager. Nous n’avons qu’un seul pays, la RCA, une seule nation, un seul ancêtre Boganda. Les ministres nommés par décret signé de Touadéra qui osent lui faire la virgule dans le dos, sont absurdes, nains d’esprit et rétrogrades. Ce n’est pas à Touadéra qu’ils font mal, mais à leur propre pays, leurs compatriotes, à la jeunesse Centrafricaine qui aspire à l’emploi. Au 21ème siècle, il y a encore des cadres, des intellectuels qui pensent, réfléchissent et agissent totalement à contre courant du développement de leur propre pays. Incroyable mais pourtant vrai, à l’ère de la mondialisation où la concurrence est rude. Certains tournent le dos aux partenaires, dès qu’ils font leurs valises et partent, on envoie des émissaires pour récupérer le projet en privé, à son propre compte. Touadéra est sournoisement et ingénieusement canalisé vers un échec retentissant. Ce qui leur permet de rebondir et de crier haut et fort en 2021 qu’il a lamentablement échoué. Les partenaires qui viennent et qui passent pour Touadéra sont humiliés, ridiculisés, poussés au découragement pour qu’ils quittent le pays. Les centrafricains vont souffrir et se révolter contre Touadéra parce que rien ne pointe à l’horizon. C’est triste, puisqu’ils sont nombreux et se cachent sous la peau de l’agneau, hypocrites.

Face à Touadéra, ils ne disent jamais la vérité. Ils le trompent, l’endorment, et aux partenaires, c’est un autre son de cloche. Faut-il s’étonner que la RCA reste le pays le plus arriéré de toute la planète ? Faut-il s’étonner que les investisseurs survolent la RCA et vont ailleurs ? Beaucoup de Centrafricains sont mauvais, sombres de cœur, méchants, haineux, et s’emploient à creuser le retard du pays davantage, et la tombe de leur propre pays. Ils ont la conscience tranquille en voyant la population dans la misère, dans la souffrance, dans le dénuement total. Des feus présidents Kolingba, Patassé, à nos jours, cette culture d’autodestruction s’est fortement ancrée : « ce n’est pas mon régime, je dois le saboter ; soit les partenaires qui viennent, doivent acheter à prix fort dans les poches d’un individu, le droit d’investir en RCA, pour une signature, pour un cachet, pour une audience, pour une salutation » et à tour de bras. Dans un tel pays, véritable grenier à crabes, qui va oser s’aventurer dans un tel climat politique, dans un tel climat des affaires ? Les mentalités sont durablement tordues, tournées vers la négation de tout progrès.

Sous feu président Kolingba, sous Bozizé, Catherine Samba-Panza, les aides, les dons, les financements pleuvaient, mais ils n’ont laissé aucune trace dans le pays. Les gros serpents de mer ont tout avalé au détriment de la majorité et du pays. En RCA, personne ne contrôle personne, chacun fait ce qu’il veut et ce qui lui plait, avec un club de parents, de partisans, de fidèles « doungourous », des charlatans, des profito-situationnistes. L’intérêt national est enterré depuis trente (30) ans. L’impunité est une couronne impériale, alors, c’est le carré d’As des pilleurs, des détourneurs, des saccageurs, des bourreaux économiques et financiers. Un pays fermé où règne la jungle, certains en ont, d’autres n’en ont pas. Le tribalisme, l’injustice, la discrimination, l’esprit nain, la courte vue, l’égocentrisme, ont conduit le pays où il se trouve aujourd’hui. Malheureusement la prise de conscience n’est toujours pas au rendez-vous. Touadéra a du pain sur la planche pour affronter les mentalités hyper tordues, déformées et déformantes. Les comportements collent difficilement aux références des cadres, des intellectuels que nous observons.

Les Centrafricains sont toujours à genou, malgré les efforts de la Communauté internationale pour les soutenir. Dans les pays voisins, ce sont les mêmes cadres, les mêmes intellectuels, sortis des mêmes écoles, qui se battent pour faire de leur pays, «  un pays émergent », alors que ceux de la RCA luttent pour enterrer leur propre pays, ternir son image devant les partenaires au développement, noyer tout effort de développement. Il n’y a que le cadre et l’intellectuel centrafricains, pour en être capables, fiers de voir son pays tourner en rond, criblé de tous les maux de la planète. Un pays qui a tous les atouts pour son développement, ne fait que sombrer dans la pauvreté absolue d’année en année. Touadéra parviendra-t-il à rompre la chaîne ? Wait and see.

 

Julien BELA

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