LES VRAIES RAISONS DU RETRAIT DU RPR DE NGUENDET ET DU PATRIE....

Mardi 09 mai 2017 : 12H19

LES VRAIES RAISONS DU RETRAIT DU RPR DE NGUENDET ET DU PATRIE DE

MBOLI-GOUMBA

DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

Nguendet et mboli goumbaSuite à la récente tenue de leurs congrès, pour ne pas dire de leurs conclaves politiques à Bangui, le Rassemblement Pour la République (RPR) de Alexandre-Ferdinand Nguédet et le Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE) de Crépin Mboli-Goumba, avaient pris la résolution (décision) de se retirer de la Majorité Présidentielle (MP). Et les causes évoquées sont entre autres, l’incapacité des autorités actuelles à protéger les populations civiles et à sécuriser le pays, ainsi que leur non implication en tant qu’alliés politiques du régime en place dans la prise de grandes décisions engageant la vie de la nation. De ce fait, le RPR et le PATRIE se sont constitués en partis politiques de l’opposition démocratique. Mais pour s’opposer à qui ? C’est la principale question que nous nous posons. Sont-ils devenus démocrates ?

Pour nous, à vrai dire, les raisons du retrait du RPR et du PATRIE de la MP, sont ailleurs. Il est question de blanchir Alexandre-Ferdinand Nguéndet et Crépin Mboli-Goumba de leurs forfaitures démocratiques, commises sous le régime de transition des ex-présidents Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza, du 24 mars 2013 au 30 mars 2016. A cet effet, nul n’ignore que ces deux (2) personnalités politiques du pays susnommées, étaient président du Conseil National de Transition (CNT) sous la transition, pour l’une, et ministre d’Etat des Travaux Publics dans le premier gouvernement de Nicolas Tiangaye, sous Michel Djotodia, pour l’autre. Elles sont tellement impliquées dans un régime sanguinaire durant leur gestion des affaires publiques. D’où nécessité oblige de faire l’audit coûte que coûte du régime de la transition. Et c’est le vœu cher de tout le peuple centrafricain.

Autre aspect des choses, c’est le partage du gâteau, c’est-à-dire leur entrée dans le futur gouvernement qui les préoccupe tant, mais pas les intérêts de leurs compatriotes. Et pourtant, on sait qui est qui et qui a fait quoi dans ce pays.

Nous disons qu’avec le président légitime de la République, démocratiquement élu, professeur Faustin Archange Touadéra, le pays est entrain de renaître de ses cendres. Et ce, après plus de quatre (4) ans de crise militaro politique qui a détruit tout le pays. Il y a lieu de remarquer que le président Touadéra a hérité d’un passif lourd dans tous les domaines actifs de la vie nationale. Et surtout que les défis du pays à relever sont immenses. Ce n’est pas en un (1) an de son mandat de quinquennat qu’il peut  tout faire, ni satisfaire tout le monde. Même à sa place, ni Nguédet, ni Mboli-Goumba ne pouvaient faire mieux que lui pour protéger les civils et sécuriser tout le pays.

De grâce, il faut laisser le temps au temps, pour permettre au président Touadéra de sécuriser et de pacifier le pays, de le mettre effectivement sur la voie de son développement socio-économique et humain durable.

Nous disons que nous vivons aujourd’hui sous l’époque de la « Rupture » et de l’Impunité zéro » en RCA, et non celle de « partage de gâteau » entre les hommes politiques et de « l’impunité », avec le président Touadéra. Nguéndet et Mboli-Goumba, ont intérêt à l’apprendre à leur dépens. C’est une honte politique pour des gens qui se disent démocrates après la chapelle de l’horreur sous la coupe de Michel Djotodia et ses criminels et tortionnaires du peuple centrafricain.

A bon entendeur, salut.

Le Petit YEKOA

 

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