LES REVENANTS DE L’ENFER DE L’UPC D’ALI DARAS ONT FRAPPE DUR A...

Vendredi 06 Janvier 2016 : 10H48

LES REVENANTS DE L’ENFER DE L’UPC D’ALI DARAS ONT FRAPPE DUR A  YAMBELE : DES MORTS, DES BLESSES, DES MAISONS INCENDIEES

Ali daras 1

La commune de Yambélé, située dans la sous-préfecture d’Alindao, était à feu et à sang, les 24 et 25 décembre 2016. Et n’allez pas nous demander qui sont à l’origine de ces actes barbares ? Nous les connaissons tous. Il s’agit des peulhs de l’UPC dont Ali Daras s’autoproclame le défenseur. D’après Joseph Toïkina, porte-parole du député de la 1ère circonscription d’Alindao, « les peulhs ont encerclé cette circonscription qui compte plus de dix mille (10.000) habitants. Ils ont pillé et incendié les villages Boyketté et Béréngo. L’on dénombre plus de cinquante (50) morts. Les blessés ne se comptent plus. Ceux qui ont pu échapper à ces criminels, se trouvent présentement dans la brousse à la recherche d’un abri sûr. D’autres ont parcouru des dizaines de kilomètres à pied et sont arrivés dans la ville de Bambari. Il est difficile pour le moment de connaître le nombre exact de blessés. Les conditions des enfants, des femmes et des vieillards sont alarmantes. Ils n’ont rien à mettre sous les dents et ne bénéficient d’aucun soin de santé ».

Quant au porte-parole de l’UPC, Souleymane Daouda, il nie en bloc l’implication de son mouvement dans les violences à Yambélé. Selon lui, il s’agirait des individus qui n’aiment pas la cohésion sociale car dans cette commune, chrétiens et musulmans vivent en symbiose. Mais qui sont réellement à l’origine de ces tueries et de ces incendies de maisons à grande échelle ?

Ne cherchons pas de midi à 14 heures les vrais auteurs de ces crimes odieux. Ce sont bel et bien les peulhs d’Ali Daras. Après qu’ils aient mis en déroute les combattants de l’ethnie Goula du FPRC de Nourredine Adam dans leurs affrontements intercommunautaires, ils se sont implantés solidement dans la ville d’Alindao. C’est ainsi qu’Ali Daras s’y est retranché, et cette ville est devenue son Quartier Général (QG). Lui et ses hommes y règnent en maître absolu. Et Souleymane Daouda qui n’a pas sa langue dans la poche, ne peut nous dire le contraire. A l’heure actuelle, il n’y a ni élément du FPRC, ni les Anti-Balaka à Alindao. Comment Souleymane Daouda peut affirmer que ce sont des individus mal intentionnés qui s’en sont pris aux populations de Yambélé ? C’est un mensonge monté de toutes pièces.

Souleymane Daouda n’a jamais reconnu les dérives de l’UPC et ne les reconnaîtra jamais, même devant Dieu, Tout-Puissant. Dans les sous-préfectures de Zangba, Kouango, Bambari, Bakala, Ippy, pour ne citer que celles-ci, l’UPC d’Ali Daras a commis les pires atrocités sur les populations civiles. Souleymane Daouda est passé outre et a blanchi ses hommes. Il pense pour sa part qu’il sait parler plus que les autres centrafricains. Mais tôt ou tard, il endossera les pêchés de ses hommes sur le terrain. Qu’il ne pense pas que la crise centrafricaine s’étendra jusqu’au retour de Jésus-Christ. Dans toute chose il y a un début et une fin. Et la fin de cette crise s’annonce doucement, mais sûrement. Tous ceux qui ont péri sous les balles des hommes de l’UPC, c’est Souleymane Daouda qui sera le responsable n° 1, quand le rouleau compresseur de la Cour Pénale Spéciale (CPS) se mettra en marche.

En attendant que tout cela arrive, il est impératif et urgent de trouver des voies et moyens pour stopper les tueries et incendies des maisons dont l’UPC détient le titre foncier. Le dialogue, c’est bien, mais agir autrement c’est encore mieux. Car à l’allure où vont les choses, il n’y aura plus un Centrafricain dans les régions sous contrôle de l’UPC. La situation sécuritaire qui prévaut aujourd’hui dans la ville d’Alindao, principalement dans la commune de Yambélé est grave et très alarmante. Elle doit interpeller la conscience du gouvernement et de la Minusca. Croiser les bras devant les tueries en cascade, c’est sacrifier le peuple centrafricain sur l’autel du diable. Le dialogue prôné par le président de la République, Professeur Faustin Archange Touadéra, est passé dans les oreilles des sourds. Que faut-il faire concrètement maintenant pour que les violences sur les populations cessent pour toujours ? La réponse à cette question revient de droit à la Minusca et à nos gouvernants qui sont censés protéger les populations. Car trop, c’est trop !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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