LES MAIRES ET LES CONSEILLERS MUNICIPAUX A L’ATELIER...

Mardi 22.08.2017 : 08H52

LES MAIRES ET LES CONSEILLERS MUNICIPAUX A L’ATELIER SUR L’AMPLEUR ET LA TYPOLOGIE DES VIOLENCES…

Les maires et les conseillers municipaux d’arrondissements de Bangui et Bimbo sont à l’honneur, ce lundi 21 août 2017, au stade 20.000 Places aux environs de 09 heures 30 minutes pour la restitution des résultats de l’étude sur l’ampleur et la typologie des violences faites aux femmes lors des différentes crises survenues en RCA.

Après la mise en place du bureau qui doit conduire les débats autour de ce rapport, le président de la séance a donné la parole aux deux (2) experts, à savoir Natacha Adjouya-Nouganga et Théodore Koïnam qui ont mené cette étude pour la synthèse de leurs travaux. Lors de cette présentation du rapport, ils ont mis un accent particulier sur l’ampleur et les types de violences, ainsi que leurs différentes formes. Ils ont décrit au peigne fin la situation générale des violences faites aux femmes notamment à Bangui, Bassangoa, Kaga-Bandoro, Sibut, Boda et Grimari, les zones les plus touchées par la crise déclenchée par l’ex-coalition Séléka.

Ensuite, la Secrétaire Générale de la Commission Nationale Centrafricaine pour l’Unesco, Georgette-Florence Koyt-Déballé a pris la parole pour donner des éclaircissements sur le travail effectué par les deux (2) consultants. Selon elle, il s’agissait pour les experts d’examiner les violences faites aux femmes lors des différentes crises que le pays a connues. Et ces violences ont été commises sur les femmes par les combattants Séléka et Anti-Balaka d’une part et des jeunes constitués en groupe, d’autre part. Elles se répandent aujourd’hui sur toute l’étendue du territoire national à un rythme exponentiel. La population centrafricaine doit se préparer en conséquence pour faire bloc à ce phénomène. Car, la physionomie des violences faites aux femmes évolue, change et prend une dimension inquiétante.

Enfin, les participants ont pris la parole pour demander des éclaircissements sur tel ou tel aspect qui leur paraît obscur. D’autres ont fait des recommandations pour enrichir celles qui ont été faites par les deux consultants et qui se résument ainsi :

-  Promouvoir des stratégies de mobilisation communautaire en vue d’une intensification de sensibilisation par une communication pour le changement social et comportemental (CCSS), tout en mettant un accent particulier sur la sensibilisation, en priorité des hommes pour un meilleur respect des droits de la femme et des filles ;

-  Renforcer les capacités nationales (Affaires sociales, éducation, santé, sécurité, justice, ONG) sur la lutte contre les Violences faites aux femmes et Basées sur le Genre à travers les séries de formation afin de promouvoir la prise en charge holistique des survivantes ;

-  Développer des stratégies et mécanismes de prévention et de réponses aux problèmes spécifiques des femmes victimes de violences, y compris la gestion de conflits dans le cadre de la gouvernance locale ;

-  Faire de plaidoyers pour la mobilisation de fonds au niveau national et auprès des partenaires pour une prise en charge holistique des survivantes ;

-  Apporter un appui en Activités Génératrices de Revenus (AGR) aux familles d’accueil des survivants, des élèves orphelins totaux liés aux conflits et autres enfants vulnérables affectés par les conflits ;

-  Apporter des appuis éducationnel et sanitaire aux élèves filles victimes de violence et/ou affectées par les conflits ;

- Assurer la formation socioprofessionnelle et la réinsertion socioéconomique des filles déscolarisées suite aux effets des conflits ;

-  Intégrer la dimension genre dans le programme de l’éducation formelle et de l’éducation civique ;

-  Promouvoir l’école communautaire et l’alphabétisation ;

-  Favoriser l’installation des points d’eau potable proches de la communauté et au sein des écoles.

C’était le directeur de cabinet du ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale qui a clos les débats autour des violences faites aux femmes pour cette journée.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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