LES KNK, SES INEPTIES, UN SECRETAIRE GENERAL PAR INTERIM,

Mercredi 28/12/2016 : 09H46

LES KNK, SES INEPTIES, UN SECRETAIRE GENERAL PAR INTERIM, TALENTUEUX CAMELEON POLITIQUE PAR EXCELLENCE

Bertin bea du knk

Sous la transition de Michel Djotodia et la coalition Séléka, le KNK a fondu comme du beurre au soleil, ni vu, ni entendu. C’est le fameux coup de pied dans la fourmilière le 24 mars 2013. La gouvernance sanguinaire et hautement destructrice a éjecté Djotodia du pouvoir. La CEEAC n’est pas passée par quatre chemins pour mettre Djotodia et les Séléka hors d’état de nuire. Catherine Samba-Panza est élue par les conseillers nationaux en janvier 2014. Djotodia et Bozizé, sur la pointe des pieds, concoctent un Accord taillé à leurs mesures par le couturier Denis Sassou Nguesso, pour l’imposer à Catherine Samba-Panza. C’est un Accord mort-né puisque balayé du revers de la main et de manière très sèche par la présidente de la transition. C’est un coup dur pour ces chefs de guerre et bourreaux du peuple centrafricain. Conséquence logique, le coup d’Etat manqué du 26 septembre 2014, où la société civile a servi de tremplin, pour la conquête du pouvoir par les armes. C’est encore un échec cuisant, malgré un mariage contre-nature entre Djotodia et Bozizé, les pires ennemis jurés d’hier.

En 2003, quand la rébellion sanguinaire de Bozizé a renversé feu président Patassé, les militants du MLPC ont pris acte du fait accompli, sans verser dans la prostitution politique outrancière comme c’est le cas avec le KNK. Un autre militant a pris le relais jusqu’à ce jour. Les échecs en 2005 et le hold-up électoral de 2010 – 2011, n’ont jamais entamé le moral de ce parti, car la lutte politique continue. Le FARE – 2011 a résisté à tout vent, jusqu’à imposer Maître Nicolas Tiangaye comme Premier ministre de la Transition avec les pleins pouvoirs, sous Bozizé et ensuite confirmé à son poste par Djotodia jusqu’à leur radiation de leurs fonctions. Entretemps, l’Autorité Nationale des Elections (ANE), sur initiative du ministre de la Sécurité, Josué Binoua avait été créée. Un exemple de gouverner, c’est prévoir et c’est un ministre qui a de la vision. Les perspectives électorales sont annoncées. Les candidatures se positionnent.

Le culte de personnalité étant un principe cardinal et une vertu sacro-sainte du parti KNK, la candidature unique de Bozizé cristallise le parti. L’annonce de la candidature de Faustin Archange Touadéra jette le pavé dans la mare. Un congrès extraordinaire est convoqué et Touadéra est non seulement persona non grata, mais exclu d’office du bureau politique et du parti où il est l’un des Vice-présidents. Comme dit la Bible, « la pierre de l’angle que les constructeurs ont rejetée est devenue la principale de la fondation… ». Qu’à cela ne tienne, sur instruction de Bozizé, le KNK s’engage avec Dologuélé dans un Accord politique pour la campagne électorale. Le KNK est donc derrière Anicet Georges Dologuélé et son parti, l’URCA et c’est de bonne guerre. Dologuélé et Touadéra franchissent le premier tour. C’est un duel au second tour entre les deux candidats. La victoire choisit le camp Touadéra, élu président de la République, Chef de l’Etat. Le même Secrétaire Général par intérim du KNK, par une acrobatie extraordinaire, change de camp et prétend que Dologuélé n’a jamais signé l’Accord politique de campagne qui le liait au KNK. Acte 2, Bozizé lui aurait demandé de soutenir Touadéra et de l’aider, un vrai caméléon hors pair. La politique est un art et une culture, loin de toute prostitution politique exponentielle. En un temps record, le KNK a viré à gauche, puis à droite, a fait marche arrière, puis a accéléré pour s’adapter à la couleur locale exposant (T).

A l’analyse, Bozizé semble dire une chose et son contraire. Bozizé peut-il instruire son parti pour telle ou telle orientation, sans instruire la branche armée du KNK ? La branche armée ne jure que par Bozizé, et donc, il n’y a que Bozizé pour leur ordonner de déposer les armes. Depuis le retour de Francis Bozizé, il n’y a que de rumeurs de coup d’Etat. Quel est ce parti, mi-figue et mi-raisin ? Bertin BEA reçoit-il réellement les instructions de Bozizé ? Et pourtant, le parti KNK, à l’exemple du MLPC, a encore les ressources humaines pour se préparer et répondre présent au rendez-vous de 2021.

Qu’est-ce qui fait courir le KNK, tant la branche politique que la branche armée ? Le KNK ne croit-il plus en lui-même ? Et pourtant, il y a un groupe parlementaire qui s’exprime à l’Assemblée Nationale.

Peut-on soutenir une politique et en même temps, naviguer à contre-courant ? Bozizé vient de demander un dialogue politique inclusif à Touadéra. Il y a de l’hypocrisie, de la fourberie, le manque de culture politique. Il n’y a pas de honte à demander de l’aide à autrui, mais changer de couleur à tout bout de champ comme le caméléon, afin de se confondre à la couleur locale, ambiante, c’est indigeste pour un homme politique, de surcroît député de la nation. Quelle culture politique léguée à la postérité? La prostitution politique, la fourberie, l’hypocrisie, la clochardisation politique? O temps ! O meurs ! Le MLPC, le RDC et enfin le KNK ont perdu le pouvoir. Mais le MLPC et le RDC ne sont pas tombés aussi bas. Pour paraphraser feu Mamadou Marabéna du MLPC, « les contradictions internes font la force d’un parti… ». Dans le cas d’espèce, il n’y a que le SG par intérim qui laisse libre cours à ses états d’âme. Il y a un silence de mort du côté de la branche armée, et bien d’autres voix discordantes qui ont pris leur distance et volent de leurs propres ailes. Le KNK a mille (1.000) centres d’émetteurs politiques, dont les fanatiques aveugles. C’est dans cette dernière corbeille que les hommes politiques véreux distillent leur venin. L’opération Ville morte du 24 octobre 2016, a mis en exergue bien des visages.

De l’autre, qu’est-ce qui fait courir les avocats de Francis Bozizé ? Est-ce le caractère très juteux de leur client ? Les choses sérieuses n’ont pas encore commencé. Dire que le dossier de Francis Bozizé est vide, malgré un mandat d’arrêt international, c’est se moquer des juges, mais en plus, c’est demander aux victimes d’affûter leurs plaintes. Comme le dossier est vide, les avocats seront en chômage technique. Pour leur talent de grands orateurs, il faut faire le plein des dossiers. Un dossier vide donne le sommeil et la paresse aux avocats. Les avocats adorent transpirer à grosses gouttes pour mériter leurs honoraires. Néanmoins, ils ont le temps de charger leurs batteries avant d’éplucher l’un des dossiers du siècle. Les OPJ doivent faire leur travail en âme et conscience et en toute objectivité pour faire le plein du dossier, afin qu’il y ait matière à plaider avec dextérité et professionnalisme.

Julien BELA

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