LES JOURS DE CERTAINS MINISTRES SE COMPTENT ...

Mercredi 18 Janvier 2018 : 11H47

LES JOURS DE CERTAINS MINISTRES SE COMPTENT SUR LES BOUTS DES DOIGTS : LE REMANIEMENT MINISTERIEL EST SUR LE POINT DE SE CONCRETISER

Sarandji 2

Des décrets portant nomination ou confirmation des fonctionnaires et agents de l’Etat aux postes de responsabilités dans certains départements ministériels  commencent à tomber depuis un certain temps. C’est l’exemple patent des ministères de la Communication, de la Justice, des Finances et bien d’autres où des toilettages ont eu lieu. Et nous osons croire que le remaniement ministériel tant attendu par le peuple centrafricain, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest est sur le point de se concrétiser. C’est pour autant dire que le jour de certains ministres se compte sur les bouts de doigts. La rupture prônée par le professeur Faustin Archange Touadéra et son premier ministre Mathieu Simplice Sarandji est entrain de se réaliser lentement mais sûrement. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Le gouvernement Sarandji a été mis en place  au mois d’Avril 2011 et totalise aujourd’hui dix (10) mois. Force est maheureusement de constater que depuis lors, certains ministres n’ont fait signe de vie. Sur vingt trois (23) ministres, une dizaine ne dort pas le jour comme pendant la nuit pour faire bouger la ligne de leur département. C’est le cas du ministre de la Défense Nationale, des Finances et du Budget, du Plan et de la Coopération, de l’Education Nationale et bien d’autres qui ne baissent pas les bras. Dans d’autres ministères, c’est un silence de cimetière qui ne dit pas son nom. Le chef de l’Etat et son premier ministre ont l’obligation de former un gouvernement digne de ce nom, s’ils veulent garder la confiance que le peuple centrafricain leur a accordée. Nous ne connaissons pas ce que font certains ministres conseillers à la présidence. Est-ce qu’ils sont nommés effectivement pour jouer le rôle des conseillers ou simplement parce qu’ils ont soutenu Touadéra au second tour des élections ?

Nous avons toujours dit que les attentes du peuple centrafricain sont très nombreuses : la sécurité, la paix, la cohésion sociale, le vivre ensemble, la réconciliation nationale, la relance de l’économie à travers l’agriculture, l’élevage, la pisciculture, la chasse, la pêche, le petit commerce, bref les activités génératrices de revenus… Pour atteindre ces attentes, il faut des ministres compétents, capables et visionnaires qui peuvent créer, inventer pour faire avancer les choses. Le premier ministre Simplice Sarandji, lors de sa visite inopinée à la mairie de Bangui, a dit devant l’assemblée réunie pour la circonstance que le président Denis Sassou Nguesso lui a conseillé de dire aux centrafricains d’enlever les vestes et de retrousser les manches, s’ils veulent développer leur pays.

Cela doit commencer avec les hautes autorités du pays et notamment les ministres et Directeurs Généraux (DG) qui doivent servir d’exemples à la population. Malheureusement, en RCA, il n’y a que des ministres et directeurs généraux qui aiment le luxe. Ils adorent les vestes et aiment se promener avec des voitures de haute gamme qui coûtent extrêmement chères et veulent dormir dans des villas. Aucune action concrète pour développer leur propre pays. Ailleurs, les ministres et les DG sont des agents de développement, ont leurs propres hectares de champs. Qu’en est-il des ministres et DG en RCA ? Les Centrafricains aiment la facilité comme solution aux problèmes auxquels ils se trouvent confrontés.

L’escroquerie, le vol, la fraude, le mensonge, les détournements …sont les actes enregistrés au quotidien dans les administrations publiques et privées ainsi que les sociétés d’Etat en RCA.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Et ce sont les intellectuels centrafricains qui tuent leur pays. La jeunesse centrafricaine est paresseuse, mendiante à longueur de journée avec pour point de repère les armes, les armes pour braquer, tuer, piller sans foi, ni loi dans les quartiers. Une jeunesse tournée vers le Moyen âge. Certains fonctionnaires et agents de l’Etat sont aujourd’hui à la maison depuis bientôt quatre (04) ans et perçoivent tranquillement leur salaire sans chercher des occasions à regagner leurs postes et reprendre le travail. La RCA a encore du chemin à parcourir pour rompre définitivement avec les vielles habitudes.

 

 Bénistant MBALLA

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