LES GROUPES ARMES ET LEURS AILES POLITIQUES SOUS-MARINS A B...

Ven 10 mars 2017 : 09H55

LES GROUPES ARMES ET LEURS AILES POLITIQUES SOUS-MARINS A BANGUI : LA PAIX CONCERNE TOUADERA ET SON PEUPLE

Meckassoua et nguendetNguéndet et le RPR aile politique de la coalition FPRC, RPRC, MPC, traquent Ali Darassa. Abdoul Karim Meckassoua et Ali Darassa de l’UPC, forment le front de la résistance. La presse se posait moult questions sur le silence inquiétant de la classe politique, devant la patrie en danger. Il y avait bel et bien anguille sous roche. Les sous-marins torpilleurs manigancent, mettent les bâtons dans les roues du processus de paix. Dès que l’opportunité se présente, ce sont de grands discours retentissants pour sommer la Minusca et le gouvernement, alors qu’ils sont les fossoyeurs de la paix. Et pourtant, la paix est l’affaire de tous, grands et petits, riches et pauvres, gros et minces, géants et courts. La classe politique est hypocrite, fourbe, méchante, haineuse, amoureuse de petits calculs politiques exécrables.

Devant un tel tableau cynique, comment concevoir une « Union Sacrée » où la classe politique est experte en virgule dans le dos ? La soif du pouvoir peut-elle tourner la tête, au point de saboter la paix si chère aux Centrafricains ? Les leaders politiques centrafricains sont uniques en leur genre, une race de vipères pour leur propre pays. Dans l’« Union Sacrée », ils auront les mains et les pieds liés et ne pourront tirer les ficelles dans l’ombre, histoire de construire par tous les moyens, l’échec de Touadéra. De l’Assemblée Nationale en passant par la classe politique et la société civile, la paix n’est que du bout des lèvres. La complicité des députés de la nation, ne fait plus l’ombre d’un doute. Quand la tête est en intelligence avec un groupe armé, le reste du corps suit. Le processus de restauration de la paix a du plomb dans l’aile, parce qu’il y a des goulots d’étranglement et le chemin est semé d’embûches. Les véritables maîtres à penser, les cerveaux, les laboratoires toxiques, sont ici à Bangui.

Il n’y a plus de secrets dans le monde d’aujourd’hui. La RCA entendra toujours des révélations troublantes, les pêcheurs en eau trouble seront démasqués, les vrais ennemis du peuple centrafricain seront mis à nu. Les groupes armés ont commencé à comprendre que de tels projets ne mèneront nulle part. Ils sont condamnés à choisir le chemin de la paix, de la Réconciliation Nationale et de la cohésion sociale. La Minusca étant en contact permanent avec tous les groupes armés, est plus informée que quiconque de ces tractations nébuleuses. Elle connait tous ceux qui rament à contre courant de la paix et de la stabilité dans le pays. La crise centrafricaine s’enlise à cause de la mauvaise foi, la méchanceté, la haine, les petits calculs ténébreux, l’hypocrisie, la fourberie des uns et des autres. La Minusca doit tout broyer, tout mâcher, remettre aux Centrafricains la paix sur un plateau d’or. C’est la triste réalité en Centrafrique.

Les faits sont graves, si flagrants. Dans certains pays qui nous entourent, des journalistes croupissent en prison pour tout contact avec les rebelles et les terroristes. A plus forte raison des personnalités qui soutiennent des groupes armés au vu et au su de tous. Des leaders politiques qui ne mesurent pas leurs propos, ni leurs actes. Au Congo Brazzaville, tous ceux qui sont en intelligence avec le pasteur TOUMI  sont dans le collimateur du pouvoir. Les arrestations pleuvent de jour comme de nuit. La RCA est-elle réellement un Etat démocratique, puisque les politiques et les rebellions font cause commune ? Des partis politiques légalement reconnus, ne s’embarrassent pas de s’appuyer des malfrats, des sanguinaires, pour espérer conquérir le pouvoir. Or, ils sont allés aux élections, et les résultats obtenus auraient dû les obliger à reconquérir le peuple. Malheureusement, la soif effrénée du pouvoir les a aveuglés. Alors tous les moyens sont bons pour atteindre leurs objectifs, à savoir, déstabiliser les institutions de la République, démocratiquement élues par les centrafricains. Certains ont été fabriqués de toutes pièces par l’ex-coalition Séléka. Ceux-là ont raison de vouer un culte à la coalition Séléka, son mentor. Du néant, la coalition Séléka les a propulsés au sommet de la gloire. La coalition Séléka est comme leur Dieu. Au lieu d’user de leur proximité pour exiger à leur partenaire la paix, non, ils attisent la flamme.

La Minusca est disposée et disponible, mais aucune initiative, ni des députés, ni de la classe politique, encore moins de la société civile. C’est curieux dans un pays où la population et le chef de l’Etat, cherchent la paix en toute occasion. La paix n’intéresse personne au sein de ces catégories de personnalités que nous venons de citer ci-haut. Les partis politiques n’ont plus de militants dans les zones occupées par les rebelles. La société civile, en majorité les ONG de défense des Droits de l’Homme, n’ont-elles pas des adhérents dans les régions occupées ? Les mille et une (1001) associations des femmes sont toutes silencieuses. Dès qu’il est question de nomination, tout le monde retrouve la voix. A quoi servent les nominations, s’il n’y a pas de paix dans le pays ? Il faut que l’autorité de l’Etat soit totale sur l’ensemble du territoire national pour que les nominations aux postes de responsabilité aient un sens. Le 08 mars 2017, les femmes n’ont fait que boire, manger les tendons et danser dans les Nganda. Aucune d’entre elles ne s’est souvenue de la paix. Pour les fêtes, les centrafricains et centrafricaines n’y vont pas par le dos de la cuillère. L’inconscience, l’irresponsabilité, sont à leur comble en RCA.

Julien BELA

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