LES FACA N’ONT PAS ENCORE TIRE LA LECON

Mercredi 18 Oct. 2017 : 09H09

LES FACA N’ONT PAS ENCORE TIRE LA LECON DE LA PIRE CRISE QUE NOUS TRAVERSONS : UNE ARMEE APPARTIENT-ELLE  A UN REGIME OU A UN PARTI POLITIQUE ?

Bozzzzzz« Nous allons reprendre le pouvoir en 2021 quand notre président François Bozizé va revenir en RCA », a déclaré en substance un officier des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ce lundi 16 Octobre 2017 dans une cave située à Gobongo dans le 4éme arrondissement de Bangui. Autant dire que les officiers des  FACA n’ont pas encore tiré la leçon de la pire crise que nous venons de traverser avec des conséquences extrêmement graves sur la population civile innocente qui continue de moisir sous les bottes des groupes armés à l’intérieur du pays.

Une armée appartient-elle à un régime ou à un parti politique ? Chose bizarre, c’est un officier des Forces Armées Centrafricaines  qui tient ce genre de langage. Un officier de l’armée est celui qui a fait  preuve de ses expériences  dans une école militaire et donc capable d’éduquer les simples soldats. Un tel propos démontre  à suffisance que plusieurs officiers des FACA  qui appartiennent au clan de François Bozizé n’ont aucune notion de l’armée dans leur tête et donc prêts à pactiser avec le diable pour défendre leur chef.

Bozizé pendant ses dix (10) années au pouvoir a fait concrètement quoi de l’armée nationale ? Où était cet officier lorsque les éléments de l’ex-coalition Séléka franchissaient la « ligne rouge » à Damara pour entrer dans la capitale et chasser Bozizé du pouvoir le 24 mars 2013 ? Il est certes vrai que « l’ignorance est pire que la mort ». François Bozizé, un général d’armée qui a trahi toute la république en abandonnant des tonnes d’armes qui ont servi à l’ex-coalition Séléka de tuer, braquer, piller, violer, incendier et détruire, peut-il revenir faire encore quoi au pouvoir dans le contexte actuel de la RCA ?

 De Bokassa à Kolingba en passant par Ange Félix Patassé, l’armée centrafricaine était redoutable et capable de défendre l’intégrité du territoire national et protéger  la population contre les attaques venues de l’intérieur ou de l’extérieur. Ange Félix Patassé bien que civil a su maîtriser l’armée centrafricaine. Durant son règne au pouvoir, les Forces Armées Centrafricaines étaient solidaires et défendaient valablement le peuple et la nation. Les éléments des FACA déployés dans les villes de provinces partaient dans la brousse à la recherche des coupeurs de route (Zaraguina) qui sévissaient sur les principales routes reliant la capitale avec les régions du pays. Mazangué de son côté menait la chasse aux sorciers contre les braqueurs et les consommateurs des stupéfiants. La population Banguisoise se promenait , dormait et vivait tranquillement de jour comme de nuit.

C’est François Bozizé qui était venu détruire l’armée centrafricaine. Pour trouver un petit boulot à exercer, il faut absolument être du  clan de Bozizé. Ce n’est pas la jeunesse centrafricaine qui nous démentira. Elle en a vu de toutes les couleurs pendant la phase du recrutement des éléments des FACA en 2011. Il fallait payer cinq mille francs pour son recrutement. Jusqu’à la date d’aujourd’hui, ceux-là qui ont réussi au test de recrutement dans l’armée centrafricaine sont appelés « promotion cinq mille » . L’ex ministre de la Défense Nationale, Francis Bozizé en sait quelque chose. Le cas de recrutement des officiers et sous-officiers par la voie de concours n’était que de la duperie. Certains éléments des FACA, de la gendarmerie voire de la police continuent de se lamenter à cause des préjudices qu’ils ont subis dans l’armée nationale à l’époque de Bozizé.

Dans les caves, les bar-dancings, les boîtes de nuits et les restaurants, les officiers du clan de François Bozizé provoquaient des gens. A la moindre erreur, ils disaient clairement « est-ce que tu me connais ? ». Les conducteurs des taxis et bus et ceux des taxis-motos en savent quelque chose quant aux rackettes des officiers et des éléments des FACA pro-Bozizé. Tout tournait autour de l’argent et non de la protection du pays. Les  rebellions (l’Armée de Résistance du Seigneur et l’ex-coalition Séléka) qui faisaient leur irruption dans certaines régions du pays n’ont fait ni chaud ni froid au général François Bozizé et ses officiers supérieurs. Conséquences, la Séléka qui a jailli du néant était devenue en un laps de temps très puissante et a fini par chasser le général Bozizé du pouvoir  le 24 mars 2013.

Malgré cela, les officiers du clan de Bozizé ne jurent que pour son retour au pouvoir. Alors qu’ils méritent tous d’être traduits devant la justice pour haute trahison. Drôle de généraux et d’officiers supérieurs qui ne pouvaient rester un seul instant devant une petite rébellion déclenchée par Michel Djotodia. Dommage !

 

Amedé NGUETE

 

 

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