LES EX-COMBATTANTS SELEKA DU CAMP BEAL MENACENT

Lundi 27 Novembre 2017 : 10H21

LES EX-COMBATTANTS SELEKA DU CAMP BEAL MENACENT DE PERTURBER LA FETE DE CE 1ER DECEMBRE  2017

Seleka au pouvoir 1Les ex-combattants Séléka, basés au Camp Béal dans le 1er arrondissement de la ville de Bangui, depuis l’entrée des Anti-Balaka dans la danse, le 05 décembre 2013, jusqu’à ce jour, menacent de perturber la fête nationale de ce vendredi 1er décembre 2017.

Selon l’un d’eux qui a requis l’anonymat, « le processus de notre délogement des casernes des Forces Armées Centrafricaines (FACA) par le gouvernement, via le ministère de la Défense Nationale, avait commencé avec ceux du Bataillon de Soutien et de Service (BSS), il y a de cela trois (03) semaines. Et chaque combattant avait reçu la somme d’argent de cent mille francs (100.000F) CFA, comme frais de dépaysement, d’installation dans leurs quartiers d’origine à Bangui ou dans leurs villages respectifs ou encore ailleurs à l’intérieur du pays. En plus, chacun avait reçu aussi, une (01) carte d’identification au processus DDRR des groupes armés en cours.

Mais c’est à notre niveau au camp Béal que les choses traînent et n’avancent pas. D’où nous avons décidé au cas où nous ne rentrons pas en possession de nos  frais de dépaysement dans les prochains jours, de perturber la fête de ce 1er décembre 2017 ». Incroyable, mais pourtant vrai.

C’est déjà un signal très fort et à prendre au sérieux lancé par ces ex-combattants Séléka du camp Béal, au ministère de la Défense Nationale, et partant, à tout le gouvernement que dirige Simplice-Mathieu Sarandji. Etant donné que le camp Béal se trouve non loin de l’avenue des Martyrs où le traditionnel grand défilé de chaque fête du 1er décembre de l’année, marquant les festivités de la proclamation de la RCA en 1958, par feu président Barthelemy Boganda, paix à son âme, se tient habituellement.

Mais nous disons que les combattants des groupes armés confondus, exagèrent trop par des revendications voilées et partisanes, au grand dam des victimes de cette première crise militaro-politique sans précèdent que traverse la RCA. Et ils doivent apprendre à leurs dépends que, « faire la rébellion est une chose, subir les conséquences en est une autre ». A qui donc la faute ?

 

Le Petit YEKOA

 

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