LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DE LA REPUBLIQUE, SIDIKI...

Mardi 07.02.2017 : 09H36

LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DE LA REPUBLIQUE, SIDIKI, MAHAMAT ALKHATIM, NOURREDINE ADAM, ABDOULAYE HISSEN RENDENT LA VIE DIFFICILE

Deplaces 1

La paix est loin de revenir en RCA. Les ennemis de la République et de la paix ne laissent aucune chance aux Centrafricains de vivre décemment sur la terre de leurs aïeux. Après le déclenchement de la crise par la nébuleuse coalition Séléka et l’avènement des Anti-Balaka le 05 décembre 2013 jusqu’à ce jour, le peuple centrafricain soufflent le chaud et le froid. Si la paix revient progressivement à Bangui, la capitale, l’arrière pays est constamment secoué par des attaques des camps des déplacés, des affrontements intercommunautaires opposant l’UPC à la coalition FPRC-MPC. Chaque jour qui passe amène son lot de malheur. Nos compatriotes dans les villes de province ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger.

Les combattants des 3R du tristement célèbre camerounais Sidiki, majoritairement peuhls qui ont élu domicile dans la ville de Koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, viennent encore une fois de plus d’attaquer Bocaranga. Venus sur des motos et lourdement armés, ils s’en sont pris au site des déplacés. Des maisons des particuliers ont été incendiées, des boutiques pillées, des locaux des humanitaires saccagés, vandalisés. Des affrontements très meurtriers ont opposé ces derniers aux Anti-Balaka. Les Casques Bleus de la Minusca ont dû intervenir pour ramener l’ordre dans la localité. Quinze (15) civiles ont été tués. Dans les camps des deux protagonistes, on parle de dix (10) morts. Des blessés se comptent par dizaine. Pris de panique, les habitants de Bocaranga se sont refugiés près de la base de la Minusca. D’autres errent aujourd’hui dans la brousse à la recherche d’un abri sûr. Leurs conditions de vie se sont détériorées davantage.

Du côté de la préfecture de la Ouaka, précisément dans les villes de Bakala et Ippy, les affrontements intercommunautaires sont quasi-quotidiens. La coalition FPRC-MPC se bat contre l’UPC d’Ali Daras, donnant du fil à retordre aux populations desdites villes. D’après un habitant de Bambari, joint ce jour au téléphone, « les déplacés venus de Bakala et Ippy continuent d’affluer à Bambari. Il ne se passe pas un jour, sans que des personnes soient enregistrées par des humanitaires. Si rien n’est fait par le gouvernement contre les agissements de ces groupes armés, les villes de Bakala et Ippy  se videront de leurs habitants ».

C’est pour cette raison que nous demandons au gouvernement et à la Minusca de prendre leur responsabilité. Car, à l’allure où vont les choses, les préfectures de la Ouaka et de l’Ouham-Péndé vont certainement sombrer dans un chaos indescriptible. S’agissant de la ville de Bocaranga, dans notre précédente parution, nous avons attiré l’attention du gouvernement et de la Minusca sur les exactions des combattants des 3R. Dans un passé récent, des affrontements les ont opposés aux Anti-Balaka. Un (1) Casque Bleu Bengladesh avait trouvé la mort. Ces criminels, ces malfrats, ces bandits de grand chemin avaient été mis hors d’état de nuire. Les rescapés avaient promis de revenir s’attaquer à la ville de Bocaranga. Si nos mémoires sont bonnes,  nous avons demandé à la Minusca de renforcer son dispositif militaire pour parer à toutes éventualités ou attaques qui seront menées par les combattants des 3 R.

Force est malheureusement de constater que nous avions prêché dans le désert du Sahara ou de San Pédro. Et ce qui devrait arriver est arrivé. La Minusca a-t-elle pris des mesures sécuritaires pour faire face à ces attaques ? Nous ne le pensons pas. Ou bien, a-t-elle minimisé les menaces des 3 R ? Si tel en est le cas, les conséquences sont visibles et palpables. Il y a eu des pertes en vies humaines et des dégâts considérables. A qui la faute ?

A Bakala et Ippy, c’est le même son de cloche. De la « ligne rouge » tracée par la Minusca, les habitants de ces localités disent ne pas s’y reconnaitre. Car, les exactions sur les populations civiles sont monnaie courante et sont loin de voir le bout du tunnel. D’où nécessité de passer à la vitesse supérieure. On ne peut continuer inlassablement à caresser dans le sens du poils Mahamat Alkhatim, Nourredine Adam, Sidiki, Abdoulaye Hissein et tant d’autres qui attisent la flamme de la haine, de la guerre, de l’autre et hantent les populations de l’arrière-pays. Trop, c’est trop.

Les Centrafricains s’aperçoivent aujourd’hui que la Minusca tourne en rond sans s’attaquer aux réels problèmes qui les gangrènent. Il s’agit tout simplement de mettre à exécution les différents mandats d’arrêt émis à l’encontre de ces criminels. Une fois  que ces ennemis de la paix seront traqués, arrêtés et traduits en justice pour répondre de leurs actes, les autres abandonneront et suivront le processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Mais comme rien n’est fait dans ce sens, les Centrafricains vont continuer à souffrir sous les bottes de ces ennemis de la paix et de la République qui leur rendent  la vie difficile. La prorogation de l’embargo est venue encore enfoncer le clou aux Centrafricains. C’est vraiment dommage !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

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