LES DEPLACES INTERNES DES 4 SITES DE KAGA-BANDORO

Lundi 04 Sept .2017 : 11H33

LES DEPLACES INTERNES DES 4 SITES DE KAGA-BANDORO VIVENT DANS LA PRECARITE ABSOLUE ET SONT EXPOSES AU PALUDISME ET A LA DIARRHEE

La ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi, située au centre de la RCA, ressemble aujourd’hui, à une ville fantôme et sans vie. Et pour cause principale, Kaga-Bandoro est sous la coupe réglée des groupes armés tels que le FPRC, le MPC (ex-coalitions Séléka) et les Anti-Balaka, qui dictent leurs propres lois et selon leur propre gré à ses habitants. Du coup, c’est une ville divisée en deux (2) parties entre les communautés musulmane et non musulmane, ayant pour conséquence la paralysie quasi totale de toutes les activités (politico-administrative, éducative, sanitaire, sociale, économique, commerciale…).

C’est un véritable calvaire que traverse la population de Kaga-Bandoro en général, et en particulier les personnes déplacées des quatre (4) sites qu’elle compte aujourd’hui. Etant donné que ces personnes sont dépourvues et privées de tous les moyens de survie et d’accès à des soins de santé décents. Ceci à cause des assassinats des humanitaires, ainsi que des pillages systématiques de leurs locaux par ces mêmes groupes armés. D’où les déplacés internes sont exposés actuellement au paludisme et à la diarrhée, car la saison des pluies aidant. Alors qu’à Bangui, la capitale, grâce à la politique « Noël 2016 à la maison », initiée par le président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra, tous les déplacés internes avaient regagné leurs quartiers et leurs domiciles respectifs : tel ne semble pas malheureusement être le cas des déplacés internes de nos grandes villes provinciales.

Les affrontements récurrents et très meurtriers entre les groupes armés dans douze (12) préfectures sur seize (16) que  compte le pays, ont occasionné des milliers de déplacés internes et des milliers de refugiés en République Démocratique du Congo ( cas de la Basse-Kotto, du Mbomou et du Haut-Mbomou).

Devant ce tableau apocalyptique de regain de violences dans bon nombre de régions de la RCA, tout porte à croire que le pays est divisé en plusieurs parties entre les autorités légitimes (pouvoir central) qui ne contrôle que Bangui, la capitale et quatre (4) préfectures, alors que les groupes armés confondus, ont la main mise sur douze (12) autres préfectures. Incroyable, mais pourtant vrai. Et ce, malgré la présence effective des Casques Bleus de la Minusca, bientôt trois (3) ans.

Où va finalement la RCA de feu président Barthelemy Boganda, après 57 ans d’indépendance ?

 

Le Petit YEKOA

 

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