LES BTP DANS LE SILLAGE DES APPELS D’OFFRES EN RCA :

Lundi 16 Janvier 2017 : 10H11

LES BTP DANS LE SILLAGE DES APPELS D’OFFRES EN RCA : LE CAP MEA DOIT RENAITRE DE SES CENDRES POUR RELANCER UN SECTEUR PRIVE CREDIBLE ET COMPETITIF

Felix moloua ministre plan

Un milliard six cent millions (1.600.000.000) ont été balancés à tour de bras par le gouvernement de la transition du Premier ministre, Mahamat Kamoun. Selon un ministre de ce même gouvernement, les résultats étaient mitigés. Les instances de contrôle, notamment l’Inspection Générale d’Etat et l’Inspection Générale des Finances, ont-elles évalué les travaux réalisés quant à la réhabilitation des édifices publics par certains BTP, heureux bénéficiaires ? Depuis le retour à l’ordre constitutionnel, il y a eu plus d’appels d’offres à caractère international. Les BTP centrafricains s’en plaignent, accusant le ministère du Plan, de l’Economie et de la Coopération, de faire la part belle aux entreprises étrangères, surtout congolaises.

Les BTP centrafricains qui ont postulé, ont tous échoué. Il y a des critères de sélection qu’il faut remplir pour être éligibles. Les BTP qui se battent à la sueur de leur front pour sauver l’honneur du pays sont deux (2) : « Diversité Services » et « La Semence ». Dans les appels d’offres, nous ne voyons pas leur signature ; et nous nous posons bien des questions. « Diversité Services », est entrain de réaliser une œuvre titanesque à savoir, le nouveau Palais de Justice de Bangui, dont les travaux tendent vers le Terminus. C’est le genre de cachet que les BTP doivent imprimer au pays pour avoir la cote. Malheureusement, ils ne sont que deux à avoir les reins solides. D’où la nécessité impérieuse de ressuscité le CAP-MEA  qui a joué un rôle très important par le passé, servant d’interface entre l’Etat, les partenaires et le secteur privé centrafricain très embryonnaires. Le secteur privé centrafricain ne peut soutenir la compétitivité sur le marché des appels d’offres internationaux.

Faut-il encore que l’Etat paie ses dettes intérieures, ce qui relancera les activités économiques. Après la grave crise en Côte d’Ivoire, la première dette payée par le régime Ouattara, est la dette intérieure. Les fournisseurs de l’Etat centrafricain sont tous à genou, ruinés, réduits au chômage ou au service minimum par le non paiement de leur dette intérieure. La presse privée fait partie du lot avec les élections de 2010-2011. La presse privée broie du noir depuis plus de six  (6) ans. Le gouvernement doit faire l’état des lieux des réalisations suite à ces 1.600.000.000F CFA décaissés par le gouvernement Kamoun, rupture oblige. Le secteur privé centrafricain n’existe que de nom. Les Centrafricains n’ont pas la culture de l’entreprenariat, de l’initiative privée et des inventions. Tout le monde veut être députés, maires, ministres avec des indemnités et des salaires suivis d’avantages. C’est la solution de facilité sans efforts notables. La RCA n’a pas d’hommes d’affaires au sens propre du terme. Nous entendons parler d’un patronat depuis des années, mais qui n’a que des pieds de brindilles ou d’argile.

Dans certains pays africains, le patronat est actif et au front économique. Il est à la page de l’actualité économique dans le monde. Il revient pratiquement à l’Etat de créer des conditions d’émergence d’un secteur privé dynamique avec les générations montantes des commerçants et Boubanguéré. Le moteur du développement demeure le secteur privé qui fait cruellement défaut en RCA. Les Etats-Unis sont puissants parce qu’ils soutiennent toutes les initiatives, toutes les idées novatrices, les innovations, les inventions, même quand les initiateurs échouent pour la énième fois. Il faut réussir à construire ce qu’il y a dans la tête. La RCA a beaucoup de potentialités, notamment agricoles, pastorales, minières, forestières et surtout touristiques. Il faut un plan national de développement du tourisme, car les sites touristiques constituent un trésor. Les ministres n’ont aucune ambition, aucune vision, alors qu’il y a des experts en matière de tourisme, capables de propulser ce département. Les parcs, les réserves, la forêt dense. Beaucoup de pays ne vivent que du tourisme qui rapporte les 3/4 des projets de l’Etat : l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, le Kenya, l’Afrique du Sud et bien d’autres.

Le ministère du Tourisme est silencieux comme un cimetière, alors qu’il peut beaucoup apporter au pays. En terme des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO), il n’y a pas que « AGETIF-CAF », il y a aussi les BTP, le ministère du Tourisme, avec la construction des sites touristiques, des hôtels, les transports, l’accueil les guides touristiques. On ne devient pas ministre pour dormir sur ses lauriers, car un ministre est un agent de développement, s’il est politique en idées, en initiatives en créativités. L’Etat centrafricain a cet impératif de combler le déficit du secteur privé. C’est une question de vie ou de mort pour avoir une place dans le village planétaire.

Julien BELA

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