LES BRAQUEURS REFONT SURFACE,LES FSD RANCONNENT ET ...

Mercredi 04 Janvier 2017 : 09H20

LES BRAQUEURS REFONT SURFACE,LES FSD RANCONNENT ET RACKETTENT LA POPULATION, LES TAXIS-MOTOS MULTIPLIENT LES ACCIDENTS : JEAN SERGE BOKASSA  PARVIENDRA T-IL A RETABLIR LA SECURITE EN RCA ?

Serge bokassa 1

 Nous pensons que ce sont les ex-Séléka et Anti-Balaka qui constituent le goulot d’étranglement pour le peuple centrafricain. Or, ce n’est pas le cas. Le mal centrafricain, c’est le centrafricain lui-même. Les ex-Séléka, après avoir conquis le pouvoir de Bangui le 24 mars 2013, ont su maitriser certaines situations. Lors des opérations de contrôles de routines sur les barrières, les Séléka demandaient aux passagers les pièces d’identité. Une fois le contrôle terminé, ils rendaient simplement  les pièces. Ils n’imposaient pas qu’on leur verse une somme quelconque comme le faisaient les Forces de Défense et de Sécurité à l’époque de Bozizé. Même les Anti-Balaka au début de la crise du 05 décembre 2013 n’ont jamais agi de la sorte .Ce n’est que quelques temps après qu’ils sont devenus insupportables avec des pillages, des destructions des biens de l’Etat, des particuliers ainsi que des ONG nationales et internationales.

Apres le retour du pays à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016, la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre ensemble commencent à renaître peu à peu au sein de la population, quand brusquement resurgissent certaines pratiques barbares et néfastes qui risqueraient de mettre à rude épreuve tous les efforts consentis par les autorités centrafricaines allant dans le sens de la paix. C’est le cas des phénomènes de braquage qui refait surface dans la capitale centrafricaine ces derniers temps. Depuis le pont Jackson, en passant par le rond point du 5e arrondissement, le quartier Ngou-Ciment pour arriver à Damala et précisément au quartier Ngola, le phénomène de braquage est récurent dans ces secteurs. Et ce sont les conducteurs de taxis motos qui sont les plus visés par ces malfrats. Les braqueurs attendent les heures tardives, entre 21 heures et 22 heures, où les conducteurs de taxis motos cherchent à rentrer à la maison, pour commettre leur forfait. Soit ils dépouillent les conducteurs et prennent la recette de la journée, soit ils les abattent et prennent la moto. C’est de cette manière que des corps sans vie sont retrouvés dès le petit matin dans certains arrondissements de la ville de Bangui. Et ce sont les conducteurs des taxis motos qui sont les principales victimes.

Les Forces de Défense et de Sécurité intérieures et notamment les éléments de la police de la gendarmerie, ainsi que ceux des Forces Armées Centrafricaines (FACA), ne font pas leur travail de sécurisation du pays et de la protection des populations civiles. Ils se font l’argent du beurre sur les pauvres populations civiles. Les FDS rançonnent et rackettent la population civile comme bon leur semble. Ils font semblant  de faire des contrôles pendant la nuit alors que ce n’est pas le cas. Quand un taxi arrive, c’est  l’argent, rien que l’argent qu’ils sollicitent du conducteur et non autre chose. Le véritable travail des FSD est relégué au second rang. Au niveau des barrières de contrôles, c’est le pire qui se produit. Les rackets deviennent insurmontables à telle enseigne que les conducteurs et les usagers ne savent plus à quel saint se vouer pour se protéger. Or ce sont ces maux qui ont conduit le pays  dans la profonde crise qui n’a pas encore pris fin. De tout temps, nous nous sommes posé la question de savoir : que font les FSD pour éduquer, conscientiser et moraliser la population centrafricaine à adopter un comportement digne, si ce sont les mêmes FDS qui donnent déjà le très mauvais exemple ?

Les Nations Unies ne cessent d’organiser des séminaires de formation pour laver les esprits et changer la mentalité des FSD. Mais hélas, peine perdue car les FSD ne donnent aucun exemple digne de ce qu’elles ont appris. Est-ce un fait exprès ? Les policiers, les gendarmes ainsi que les éléments des FACA ont la lourde mission de protéger les institutions de la république et la population civile. A cet effet, c’est à eux de donner le bon exemple. Le pays est complètement par terre et nécessite des actions concrètes allant dans le sens de l’honnêteté, de l’intégrité pour asseoir les bases d’un développement durable. Et les FSD doivent jouer sincèrement leur rôle.

Quand aux conducteurs de taxis motos, n’en parlons pas. Malgré l’interdiction du ministre de la sécurité publique et de l’administration du territoire, les conducteurs des taxis motos agissent de leur propre gré. Ils continuent de transporter cinq (5) à six (6) personnes sur une seule moto. Et ce, en présence des éléments de la police, de la gendarmerie et des Forces Armées Centrafricaines. Incroyable mais pourtant bien vrai. Pendant les fêtes de noël et du nouvel an, les taxis motos ont multiplié les accidents sur plusieurs avenues de la capitale. Des personnes ont perdu leurs bras et leurs jambes à cause des surcharges. Il suffit de faire un petit tour aux Médecins Sans Frontière (MSF) pour savoir combien de personnes ont été victimes des cas d’accidents de circulation routière causés par les conducteurs de taxis motos.

Nous continuons d’interpeller le ministre de la sécurité publique, de l’administration du territoire sur ces actes barbares qui se développent sans cesse au quotidien. Il faut contraindre les FSD à jouer pleinement leur rôle, celui d’éduquer, de conscientiser, de moraliser et de protéger la population civile. Il y a feu en la demeure. C’est un grand danger qui guette à nouveau la République Centrafricaine.

Benistant MBALLA

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