LES ACTES BARBARES DE L’UPC REPRENNENT ...

Lundi 28.05.2018

LES ACTES BARBARES DE L’UPC REPRENNENT DE PLUS BEL A BAMBARI : OU EST PASSE LE SLOGAN, « BAMBARI, VILLE SANS ARMES, SANS GROUPES ARMES » ?

Ne s’achemine-t-on pas vers une violence aveugle à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka ? Après l’attaque de cette localité, ces derniers jours, par les combattants de l’UPC du tristement célèbre Ali Daras, la ville de Bambari est triste. Les activités n’ont pas encore repris. Le Centre-ville s’est vidé presque de ses habitants au profit de la rive gauche du cours d’eau Ouaka. Certains se sont refugiés dans la brousse. D’autres se sont déplacés dans le site de l’enceinte de l’élevage. Et c’est justement là que les actes barbares de tout genre sont commis sur les déplacés.

En effet, depuis la semaine passée, d’après un déplacé de ce site, « Notre responsable a été enlevé, kidnappé par les combattants de l’UPC. Il a été emporté dans le parc de la ville. Depuis trois (3) jours, nous n’avons pas ses nouvelles. Un autre a failli être enlevé par ces hommes mais il a dû quitter le site. Vraiment, nous n’avons pas de protection. Où sont passées les autorités du pays que nous avons élues ? Comment se fait-il que nous souffrons alors qu’elles sont en paix ? Nous les exhortons à penser à notre protection. Rien ne va plus à Bambari. Nous sommes constamment menacés par les combattants de l’UPC ». Ce témoignage prouve à suffisance que les actes barbares commis par les hommes du « mal nécessaire », Ali Daras, sur les populations civiles reprennent surface à Bambari. Les populations ne savent plus à qui se vouer pour avoir une protection digne de ce nom.

Et pourtant, Hervé Ladsous, sous-secrétaire des Nations Unies pour le maintien de la paix, avait annoncé tambour battant sur les ondes, dans un passé récent, que Bambari était déclarée, « ville sans armes et sans groupes armés ». Que se passe-t-il aujourd’hui ? Ce slogan tient-il encore debout ? N’a-t-il pas perdu sa substance ? Effectivement oui. Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, après cette dernière attaque de la ville de Bambari, a aussi clamé haut et fort que Bambari est sous le contrôle de la Minusca et que les patrouilles conjointes, Casques bleus mauritaniens et congolais-Forces de Sécurité Intérieures sont menées dans la ville. Où en sommes-nous aujourd’hui avec ces patrouilles ? Si vraiment Bambari était sous le contrôle de la Minusca et que les populations civiles étaient protégées par les soldats onusiens, devrions-nous assister au kidnapping, aux disparitions forcées, aux traitements inhumains et dégradants, aux prises d’otage des populations par ces hommes en armes ? C’est regrettable pour ces hommes en treillis de la Minusca communément appelés Casques bleus ou soldats de la paix.

Nous pensons pour notre part que Parfait Onanga-Anyanga et ses poulains se moquent de nous et nous roulent dans la boue en cette période de saison pluvieuse. Ils doivent comprendre que ce slogan n’a plus sa raison d’être, puisque les combattants de l’UPC sont présents dans la ville de Bambari et commettent des exactions de tout genre sur les populations civiles. C’est pour autant dire que « Bambari, ville sans armes, sans groupes armés » a volé en éclat ou s’est évaporée dans la nature comme une traînée de poudre. La population de la préfecture de la Ouaka en général, et celle de Bambari en particulier doivent prendre leur mal en patience en attendant le redéploiement de nos Forces de Défense et de Sécurité dans la région. S’en tenir aux propos des responsables de la Minusca est synonyme de mettre sa vie en danger.

La Minusca a échoué lamentablement à Bambari. Le retour en force d’Ali Daras et ses éléments dans cette localité nous amène à dire que la RCA ne sera pas stabilisée et les populations ne seront pas protégées efficacement par les soldats dits de la paix. Après mille (1.000) ans passés à Bambari, les Casques bleus ne feront rien pour que cette localité soit une ville sans armes et sans groupes armés. Pire encore, Ali Daras n’abandonnera pas cette localité tant que les Casques Bleus mauritaniens ne la quitteront. C’est une réalité car tout se passe comme si la Minusca a un agenda caché. On tue, viole, incendie des maisons, détruit les édifices publics et privés, la Minusca ne fait que condamner sans apporter une solution aux problèmes. Le gouvernement de son côté demeure aussi inefficace devant les actes barbares des groupes armés sur les innocents. Où allons-nous ? C’est vraiment triste comme constat.

Face à la recrudescence des exactions indignes, inhumaines, barbares des combattants de l’UPC sur la population de Bambari et ses environs, le gouvernement et la Minusca doivent prendre leurs responsabilités. Il en est de même pour la paroisse Notre Dame de Fatima et les quartiers périphériques du Km 5 qui sont attaqués continuellement par les criminels, les bandits de grand chemin, les hors-la-loi, les va-t-en-guerre de Minery Matar, alias Force. Les populations ont trop souffert sous les bottes de ces seigneurs de guerre. Nos autorités et la Minusca qui disposent d’une force ont intérêt à arrêter ce cycle de violence à répétition. C’est trop, et c’en est assez !

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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