LE TORCHON BRULE ENTRE LE BUREAU DE L’A.N. ET LE...

Mercredi 05.04.2017 : 10H21

LE TORCHON BRULE ENTRE LE BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LE MINISTERE DES FINANCES

 

Le bras de fer qui oppose le bureau de l’Assemblée Nationale (AN) au ministère des Finances et du Budget est loin de voir le bout du tunnel. Depuis le mois de décembre jusqu’au jour d’aujourd’hui, le torchon continue de brûler entre ces deux (2) institutions de la République. En toile de fond, le refus d’augmenter le salaire des honorables députés de 25% comme ils auraient souhaité. A cela s’ajoute la publication des salaires et indemnités des membres du bureau de l’AN ainsi que de certains hauts cadres du pays.

Cette publication est très mal perçue par les uns et les autres. C’est dans ce contexte que le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra fait face aujourd’hui à de nombreuses critiques. Certains articles publiés dans la presse écrite rendent Henri Marie Dondra responsable de détournement de deux cent quarante trois millions de francs (243.000.000 F) CFA destinés au Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique (FAGACE). D’après nos investigations, les 243 millions constituent la contribution de l’Etat centrafricain pour la FAGACE. Ce fonds figure bel et bien dans la loi des Finances 2017, votée par l’Assemblée Nationale au mois de décembre dernier et est destiné à cette institution. En outre, depuis sa nomination à la tête du département des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra a démissionné de cette institution (FAGACE) pour se consacrer entièrement à la nouvelle tâche que lui a confiée le président de la République. En vertu de quoi, peut-on affirmer que cette haute personnalité a détourné 243 millions de francs CFA qui sont inscrits noir sur blanc dans la ligne budgétaire ?

En plus de cela, le président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra et le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra, ont été accusé à tord d’avoir reçu des mains de CCS et ICS une importante somme d’argent, raison pour laquelle la confection des cartes d’identité nationale a été attribuée à cette entreprise ivoirienne. Le fait de donner un marché à une entreprise, est autorisé par le Code des Marchés Publics. En réalité, c’est l’Etat centrafricain qui devait faire ce travail. Mais comme il n’a pas la possibilité, il peut le donner à une société ou entreprise privée par convention de délégation des services publics.

Alors, pourquoi s’acharner sur le président de la République et le ministre des Finances et du Budget ? L’article 60 de la Constitution évoqué dans cet article, si nos mémoires sont bonnes, fait allusion aux ressources naturelles. La mauvaise interprétation des textes peut être très fatale. La langue de Molière que nous utilisons en Centrafrique est très complexe. En somme, toutes ces allégations qui n’ont aucun fondement, aucune base, sont de nature à ternir l’image, la réputation du président de la République et du ministre des Finances et du Budget. Rien ne sert de courir derrière le poste de chargé de mission en matière de communication à l’Assemblée Nationale en racontant des insanités à l’encontre du Chef de l’Etat et du ministre.

De surcroît, le ministre des Finances et du Budget se fait appeler aujourd’hui en sango « ministre kion », c’est-à-dire le ministre égoïste. Celui qui ne veut pas donner de l’argent aux autres. Cette appellation est intervenue après le refus du ministre des Finances d’augmenter le salaire des élus de la nation de 25%. Le ministre Henri Marie Dondra est-il nommé à ce poste pour distribuer de l’argent à tour de bras ? Cette mauvaise pratique doit disparaître à jamais dans la tête des Centrafricains. L’argent de l’Etat centrafricain est destiné pour le peuple centrafricain en général et non pour un groupuscule d’individus car c’est l’argent des contribuables (Centrafricains). Si toutes les recettes de l’Etat sont exclusivement destinées aux dépenses et non aux investissements pour la création d’emploi, quel sera le sort de la jeunesse centrafricaine qui est plongée dans une misère absolue, un chômage endémique ? La rigueur doit s’appliquer dans la gestion de la chose publique comme l’a souhaitée le chef de l’Etat.

Depuis que les députés sont élus à l’Assemblée Nationale, qu’est-ce qu’ils ont concrètement fait pour le pays ? Leurs électeurs sont aujourd’hui entrain d’être massacrés par les combattants des groupes armés, c’est le statu quo, un silence de cimetière qu’on observe de la part de ces parlementaires. Quel genre de députés avons-nous en Centrafrique ? Au lieu de ne voir que l’intérêt général, ils s’orientent seulement vers leurs intérêts personnels. C’est vraiment ridicule. Mieux vaut laisser le président de la République et le ministre des Finances faire leur travail que de dresser des gens contre eux. Cette époque est révolue. Mobilisons-nous pour reconstruire notre pays que de nous lancer dans des querelles intestines.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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