LE TEMPS DE LA GRACE EST TERMINE :

Jeudi 01.06.2017 : 08H56

LE TEMPS DE LA GRACE EST TERMINE :  LES NATIONS-UNIES VIENNENT DE RENDRE PUBLIC LE PREMIER RAPPORT SUR LES CRIMES DE GUERRE ET CRIMES CONTRE L’HUMANITE COMMIS EN RCA DE 2003 A 2015

Les groupes armés en République Centrafricaine  se croient tout permis et au-dessus de la loi, parce qu’ils disposent d’une armada impressionnante de guerre qui leur permet de tuer, massacrer, violer des femmes et enfants mineurs, piller les sièges des ONG humanitaires et nationales, les immeubles publics et privés, incendier de villages entiers, déporter des femmes, vieillards et enfants dans la brousse. Accords sur accords de  cessation des hostilités, dialogues sur dialogues sont prônés par les autorités du pays et la communauté internationale, notamment les Nations-Unies  pour faire la paix. Hélas, peine perdue car, certains leaders des groupes armés ne jurent que pour la guerre. Les multiples visites de l’experte indépendante des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme, Marie Thérèse Keita Bocoum n’ont fait ni chaud ni froid aux groupes armés. C’est la caravane des tueries, des massacres, des incendies à grande échelle qu’on observe à l’intérieur du pays.

« Il y a toujours un début et une fin à toute chose », dit un dicton populaire. Les Nations-Unies, après avoir documenté longtemps les plus graves violations  des Droits de l’Homme, viennent de rendre public le premier rapport sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les groupes armés en République Centrafricaine depuis 2003 jusqu’à 2015.Autant dire que le temps de la grâce est terminé pour les hors la loi, les va-t-en guerre, les charcutiers humains, les bandits de grand chemin et autres malfrats qui écument à petit feu le peuple centrafricain depuis plus de vingt (20) ans. La justice marche lentement mais très sûrement. L’arrivée du procureur de la Cour Pénale Spéciale à Bangui coupe les herbes sous les pieds des fauteurs de trouble, et met définitivement en marche le rouleau compresseur de la justice. La tâche est désormais aisée pour le procureur et les magistrats de la Cour Pénale Spéciale (CPS) qui peuvent déclencher la procédure judiciaire proprement dite pour dire le droit et rien que le droit à l’endroit des violeurs et bouchers humains. Le FPRC, l’UPC et les Anti-Balaka, aile Maxime Mokom,  peuvent continuer de s’entêter en massacrant et brûlant comme bon leur semble. Ils seront bientôt traqués dans leur dernier lieu de refuge afin d’expliquer à la population centrafricaine pourquoi tant de bain de sang, de viols, de carnages et d’incendies.

La procédure d’enquête préliminaire a été enclenchée depuis belle lurette par les Nations-Unies. Les exactions qui se poursuivent en ce moment constituent des circonstances aggravantes qui ne feront qu’augmenter les peines des responsables des violations du droit international humanitaire, des violations des Droits de l’Homme et autres atteintes susceptibles de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. « Nul n’est au dessus de la loi ».Cet adage est entrain de devenir une réalité en RCA car, l’étau de la justice se resserre  enfin autour des auteurs intellectuels, des exécuteurs et complices des crimes commis dans le pays. C’est également un message fort adressé aux  torpilleurs, aux sous-marins, aux hypocrites qui tirent les ficelles dans l’ombre et alimentent la crise pour replonger la RCA dans le bain de sang. Les Nations-Unies disposent de tous les moyens nécessaires pour enquêter sur les crimes commis depuis 2003 à ce jour. Mais des ignares pensent détenir la clé de la mort. Ils n’ont fait que tuer, tuer et tuer à n’en point finir. Leur fin est déjà annoncée par la mise sur pied effective de la CPS. Les juges d’instruction nationaux et internationaux ont été nommés par décret du chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra. Qu’à cela ne tienne, le procureur de la CPS est arrivé à Bangui  la semaine qui vient de s’écouler. Ils vont prêter serment dans les jours à venir pour rentrer définitivement en fonction. Les carottes sont enfin cuites pour tous les ennemis du peuple et de la République.

Ceux qui s’opposent à l’idée d’une « loi d’amnistie », peuvent rester tranquilles maintenant. « Il n’y aura ni amnistie ni impunité pour les responsables des violations des droits de l’homme commis en RCA », a martelé le procureur de la Cour Pénale Spéciale dès son arrivée à Bangui. Le président tchadien, Idriss Deby et ses « DOUNGOUROUS », Bozizé et Djotodia, après avoir tant fait du mal à la population centrafricaine, veulent laver la main à la Ponce Pilate et nier leur implication dans les massacres commis par leurs éléments. Hélas, peine perdue pour eux. Les recommandations fortes issues du Forum National de Bangui restent toujours d’actualité. Aucune revendication n’est possible pour les groupes armés et leurs chefs.

Bozizé a perdu le pouvoir en 2013. Il en est de même pour Michel Djotodia totalement plongé dans un régime sanguinaire, obligeant les Anti-Balaka de prendre les armes pour s’opposer aux exactions des combattants Séléka. Qui est plus criminel que qui pour échapper à la justice ? La société civile centrafricaine, et notamment la jeunesse s’est dit dépassée par les exactions des groupes armés. La marche pacifique organisée le mercredi passé par les organisations de la société civile, les Forces Vives de la Nations et les jeunes, dénonçant les exactions des groupes armés, témoigne que le peuple centrafricain ne peut céder une place à l’impunité. Tous, disons,  «  plus jamais ça en République Centrafricaine de feu Barthélémy Boganda », jadis havre de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la réconciliation nationale.

Bénistant MBALLA

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