LE STADE 20.000 PLACES A VIBRE AU RYTHME DE L’UNITE...

Mardi 13 Décembre 2016 : 11H36

  LE STADE 20.000 PLACES A VIBRE AU RYTHME DE L’UNITE ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE CE DIMANCHE 11 DECEMBRE

Une messe d’action de grâce a été célébrée au Complexe Sportif Barthelemy Bonganda (stade 20.000 places) ce dimanche 11 décembre 2016 aux environs de 09 heures. Placée sous le signe de l’unité et de  la réconciliation nationale, cette messe d’action de grâce a regroupé toutes les confessions religieuses de la République Centrafricaine : catholiques, protestants, musulmans. Les trois (3) leaders religieux, Son Eminence Dieudonné cardinal Nzalaïnga, l’imam Kobine Layama et le pasteur Nicolas Guérékoyamé Gbangou ont une fois de plus donner l’alerte au peuple centrafricain d’oublier le passé et de mettre définitivement un terme à la  haine, à la division et aux violences qui ont négativement impacté sur le pays depuis bientôt quatre (4) ans.

« Malheur à l’homme qui se confie à l’homme », déclare la Bible. Cette parole biblique s’est effectivement concrétisée lors des évènements que nous avons traversés. De la Sangaris, en passant par Eufor-RCA, puis la MISCA devenue aujourd’hui Minusca, c’était presque toutes les forces du monde qui étaient déployées en RCA pour résoudre la crise. Malgré tout, les exactions continuent d’être commises du jour au lendemain sur une bonne partie du territoire en présence même de ces forces internationales qui détiennent toute une armada impressionnante de guerre. C’est autant dire que seul Dieu, le Créateur Suprême de l’univers qui peut décider d’une situation, à condition bien entendu que nous nous confions totalement à lui seul, en suivant ces principes. Cela doit commencer d’abord par les responsables religieux (prêtres, pasteurs, imams), choisis par Dieu pour guider son peuple. Nous avons vu et continuons même de voir les merveilles du Tout-Puissant qui œuvre par l’intermédiaire de ces prophètes, les pasteurs, les imams et les évêques pour sauver son peuple de l’ignorance et du danger. Au moment fort de la crise, le pape François a risqué sa vie en quittant Rome pour venir en RCA et livrer au peuple centrafricain son message de la paix. De la Cathédrale à la FATEB en passant par la Mosquée Centrale, pour arriver au stade 20.000 places, le message du pape François a porté du fruit car, toutes les communautés étaient présentes à ce rendez-vous. Cette visite papale a également ouvert la voie à la réussite d’une élection véritablement libre, crédible, transparente et démocratique, dans un climat sécuritaire totalement délétère. Grâce à la prière des hommes de Dieu, le pays vient de se doter de nouvelles institutions qui cherchent par tous les moyens à unir le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest pour qu’ensemble, nous fassions la paix. Seulement, le peuple centrafricain a toujours un cœur endurci comme les enfants d’Israël à l’époque, qui n’ont pas voulu reconnaître les merveilles de Dieu lorsqu’ils étaient dans le désert et changer leurs comportements. Les églises, les chapelles, poussent comme des champignons sur l’ensemble du territoire de la RCA. A cela, s’ajoutent des veillées de prière qui se font quotidiennement dans tous les quartiers. Malgré tout, cela n’a aucun impact sur la vie de la population. Justement, c’est parce que ceux qui vont souvent à l’église pour apprendre les saintes écritures ne cherchent nullement à mettre en pratique ce qu’ils ont appris. Quand ils sont à l’église, c’est de là qu’ils sont des croyants. Une fois le culte terminé, les voilà dans leurs anciens manteaux diaboliques avec des crimes, des vols à main armée, des viols, des pillages, des mensonges, de l’escroquerie dans les quartiers, dans l’administration, dans les sociétés publiques et privées. Comment peut-on faire la paix si nous ne changeons pas nos comportements ?

Le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga et ses homologues, le pasteur Grékoyamé Gbangou et l’imam Kobine Layama ont fait ce qu’ils peuvent faire. La balle est désormais dans le camp de la population qui doit saisir l’occasion pour changer ses vielles habitudes. Il n’y a qu’un changement de comportement qui puisse contribuer aux efforts de la sécurité, de la paix et du développement. Désarmons nos cœurs, unissons-nous, la main dans la main, et nous vaincrons. Que Dieu bénisse la RCA à retrouver définitivement la paix, la sécurité, le vivre ensemble, la cohésion sociale et la réconciliation.

 

Bénistant MBALLA

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