LE PROCUREUR DE LA COUR PENALE SPECIALE(CPS) EST A..

Lundi 29.05.2017: 12H18

LE PROCUREUR DE LA COUR PENALE SPECIALE(CPS) EST A BANGUI : BOZIZE, DJOTODIA ET LEURS ACOLYTES SERONT BIENTOT DEVANT LA BARRE

CpsNommé par un décret du chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra le mois de février dernier, le procureur de la Cour Pénale Spéciale (CPS) est arrivé à Bangui ce jeudi 25 mai 2017.Il aura la lourde responsabilité d’enquêter sur les plus graves violations des Droits de l’Homme commises en République Centrafricaine depuis   2003 jusqu’à la date d’aujourd’hui. Autant dire que Bozizé, Djotodia et leurs acolytes, les principaux auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité seront bientôt devant la barre pour répondre de leurs actes criminels. Les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Le procureur de la CPS est arrivé en RCA dans un contexte où les exactions les plus graves continuent d’être commises sur les paisibles populations civiles centrafricaines à l’intérieur du pays. De Bangassou, Alindao, Bria, en passant par Niem-Nyélowa, Ngaoundai, Bocaranga, Koui pour ne citer que ces quelques villes, les groupes armés ne faiblissent pas dans les tueries, les massacres, les pillages, les incendies de villages et maisons. Le nombre de victimes ne cesse de croître. Les ONG humanitaires révèlent un chiffre inquiétant et parlent de trois cents (300) morts enregistrées suite aux derniers actes de violences survenus au Centre-est et à l’Est du pays. Plusieurs personnes se sont refugiées dans la Brousse, sur les sites des déplacés et sur le territoire étranger, en menant une vie déplorable. Ce sont les factions rebelles de la Séléka et des Anti-Balaka version

Nairobi qui continuent de rendre la vie infernale à la population centrafricaine. La Cour Pénale Spéciale a du pain sur la planche pour traquer, arrêter et traduire en justice les auteurs, co-auteurs et complices des plus graves violations des droits humains.

Les victimes de la crise centrafricaine peuvent désormais avoir un cœur net. Il n’y aura ni « amnistie », ni « impunité » en République Centrafricaine. Tous les bourreaux du peuple et ennemis de la république vont bientôt  répondre de leurs actes criminels soit, devant la CPS, soit devant la CPI. Ils auront à expliquer à la population pourquoi tant de morts, d’incendies, de pillages, de viols, depuis la période de 2003 à ce jour. L’ex-président centrafricain, François Bozizé ne peut nier son implication dans les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en RCA. Durant sa rébellion , les populations des régions du Nord et  Nord-est étaient massacrées, leurs maisons incendiées par les éléments de Bozizé. Elles ont encore en mémoire les souvenirs de ces actes indignes et inhumains. Voilà que l’ex coalition Séléka de Michel Djotodia était venue empirer la situation avec le déclenchement des hostilités en décembre 2012. Les ex-combattants de la Séléka, une fois au pouvoir, après avoir renversé le régime de François Bozizé le 24 mars 2013, se sont vite transformés en démons de l’enfer : braquages, vols à main armée, carnages, viols, destructions des édifices publics et privés, des sièges des ONG nationales et internationales…Bozizé, ne pouvant supporter ces actes barbares de la Séléka, a décidé de rentrer en action à travers les Anti-Balaka le 05 décembre 2013. Ce n’est pas Bertin Béa, secrétaire général par intérim du parti KNK qui nous dira le contraire. Il a affirmé haut et fort sur les ondes de RFI que c’est Bozizé qui serait à l’origine du mouvement Anti-Balaka. C’est le début du chaos à travers des tueries intercommunautaires, plongeant progressivement toute la nation dans une crise indescriptible.

Pendant la transition, ces deux(02) commanditaires de la crise centrafricaine se sont une fois de plus complotés contre le peuple centrafricain, en signant l’accord à Nairobi dans le but d’être amnistiés et revenir au pays. Déboutés par l’ancienne cheffe d’Etat de la transition, Catherine Samba-Panza, ils ont aussitôt planifié la « Somalisation » du pays par le coup d’Etat manqué du 26 septembre 2015, occasionnant de lourdes pertes en vies humaines et des dégâts matériels considérables. Voyant que les choses sérieuses se précisent après le retour du pays à l’ordre constitutionnel par la confirmation de la CPS, les acolytes de Bozizé et Djotodia s’agitent comme des mille et un (1001) diables. Selon eux, il faut soit, organiser un Dialogue Politique Inclusif (DPI) soit, voter une loi « d’amnistie » pour leur permettre de revenir tranquillement au pays. Malheureusement pour eux, le peuple centrafricain du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest a balayé d’un revers de la main toutes les propositions faites par leurs marionnettes. L’une des recommandations fortes du Forum National de Bangui demeure « l’impunité zéro ». Cela signifie que les auteurs, co-auteurs et complices des violations du droit international humanitaire, des violations des Droits de l’Homme doivent être arrêtés et traduits devant la justice.

C’est ce qui est entrain d’être fait à travers la confirmation de la CPS. Mais les assassins mesurent-ils les conséquences des actes qu’ils continuent de commettre sur les populations civiles dans l’arrière-pays ? Nous leur disons qu’à toute chose, il y a toujours un début et une fin. Jean-Pierre Bemba-Gombo et ses acolytes ont terminé leur course à la CPI. C’est pour dire que « personne n’est au dessus de la loi ». Un de ces quatre petits matins, la justice va dire le droit à l’endroit de tous les responsables des plus graves violations des Droits de l’Homme en République Centrafricaine.

Bon vent à la Cour Pénale Spécial en centrafricaine.

 

Bénistant MBALLA

 

 

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