LE PRESIDENT TOUADERA SE PLAINT DE LA CADENCE...

Mardi 21.03.2017 : 12H12

LE PRESIDENT TOUADERA SE PLAINT DE  LA CADENCE DE FORMATION DES FACA ET DE LA PRESSION FAITE SUR LUI POUR AMNISTIER LES CRIMINELS DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

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Le président Faustin-Archange Touadéra a dit ses quatre (4) vérités aux quinze (15) membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies. C’était le vendredi 17 mars 2017 au siège de cette organisation mondiale, sis à New-York, aux Etats Unis d’Amérique.

A cette circonstance, le président Touadéra s’est plaint de deux (2) choses, à savoir la cadence de formation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la pression faite sur lui pour amnistier les criminels du peuple centrafricain.

Abordant le premier point, le président Touadéra n’est pas passé par quatre (4) chemins pour dire, « la cadence de formation des FACA est très lente et largue, sans oublier leur faible effectif et leur sous équipement en armes et en moyens logistiques, d’où la réhabilitation et le redéploiement effectifs des FACA prendront encore beaucoup de temps. Or, la sécurisation et la pacification de mon pays, la RCA, sont et demeurent mes toutes premières priorités. Mais avec cette cadence de formation de nos FACA, comment peut-on sécuriser et pacifier tout le pays ? C’est pourquoi, je plaide pour l’accélération de la cadence de formation de nos FACA, afin de  les rendre effectivement opérationnelles dans un délai raisonnable ».

Quant au second point, le président Touadéra n’a fait que réitérer les vœux exprimés par le peuple centrafricain, lors du Forum National de Bangui (FNB), tenu du 04 au 11 mai 2015, en ces termes, « pas de loi d’amnistie pour les criminels et bourreaux du peuple centrafricain. Et c’est l’une des fortes recommandations sanctionnant les travaux du FNB. D’où le sens de l’impunité zéro à tous les niveaux de la vie active nationale. Alors, pourquoi exercer des pressions sur moi pour amnistier les criminels de mon peuple » ?

Eu égard à tout ce qui précède, nous disons que le rétablissement de la sécurité et de la paix, ainsi que la restauration de l’autorité de l’Etat  en RCA, ne seront possibles que grâce à la réhabilitation totale et effective de nos FACA. Et c’est la seule option, pour ne pas dire l’unique solution.

Aussi, ne perdons pas de vue que sans la justice, il n’y a pas la paix, ni la cohésion sociale, ni la réconciliation nationale en RCA. Donc les victimes ont droit à la justice et leurs bourreaux ont l’obligation de répondre de leurs actes criminels et barbares. C’est çà le sens de l’équité et de « l’impunité zéro » dans la gestion des affaires publiques.

Le Petit YEKOA

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