LE PRESIDENT TCHADIEN A ENVOYE LES PEULHS EN RCA

Mercredi 12.04.2017 : 08H20

LE PRESIDENT TCHADIEN A ENVOYE LES PEULHS EN RCA. ILS SE SONT INSTALLES DANS LE CENTRE PAR LA FORCE : « LA COALITION DU FPRC DOIT LES EXTERMINER »

Deby et peulh« Parmi ces composantes, il y a les peulhs. Depuis un certain temps, ils réclament, à leur tour, leur part du gâteau, d’autant que leur activité pastorale est en difficulté. Et ils se sont armés ces dernières années. Le président tchadien les a envoyés en Centrafrique. Les peulhs s’installent dans le centre du pays par la force. Cela crée de vives tensions en Centrafrique. Demain, s’ils doivent rentrer au Tchad, que va-t-il se passer ? », dixit Christian Seignobos, directeur de recherche émérite à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD, Paris), dans un article de la Croix. Centrafric Matin a toujours dénoncé la main noire du Tchad, derrière la crise centrafricaine. Les peulhs du Tchad réclament leur part d’argent du pétrole au président Idriss Déby. La RCA n’ayant pas d’armée, le président tchadien a préféré décharger sa cargaison en Centrafrique. Ali Darassa et ses peulhs sont venus s’installer par la force des armes en RCA, sous le couvert de l’ex-coalition Séléka. Le choix de Bambari n’est pas un hasard.

L’entêtement du FPRC à vouloir coûte que coûte en découdre avec l’UPC, est encore une autre stratégie du président tchadien Idriss Déby pour se débarrasser des peulhs, réduire leur capacité de nuisance, afin qu’ils ne reviennent pas au Tchad pour revendiquer leurs droits. Combien a coûté cette opération d’extermination des peulhs au  FPRC pour s’engager à fond dans cette entreprise génocidaire ? Il s’agit pour le Tchad d’exterminer indirectement les peulhs en Centrafrique, sans que le Tchad ne soit suspecté. Malheureusement, cette guerre a des effets collatéraux, la population civile centrafricaine innocente, paie un lourd tribut. Le FPRC est devenu le bras armé du président Deby pour purger les peulhs en terrain neutre, la RCA. N’est-ce pas là un génocide programmé depuis Ndjaména et exécuté en Centrafrique ? Il a fallu que le chercheur Christian Seignobos lève le voile sur cette crise étrangère à la RCA.

Le même président Deby s’aligne sur l’Union Africaine, l’Union Européenne, la CEEAC, le président Sassou, pour mandater le président Angolais Dos Santos, à la tête des grands lacs, afin de mener les négociations relatives à la crise centrafricaine. A quel jeu joue le président Deby en RCA ? Faut-il profiter de la faiblesse d’un Etat souverain pour l’enfoncer davantage, l’empêcher de renaître de ses cendres ? Le Tchad loin d’être un géant, est aussi fragile que la RCA. Le président Deby ne sera pas toujours le plus fort pour demeurer toujours fort. Le Nigéria en est un exemple. Cela n’arrive pas qu’aux autres. Les peulhs vont bientôt regagner leur pays d’origine, le Tchad, pour revendiquer leur part du gâteau, la manne pétrolière. C’est l’argent de tous les tchadiens. Il n’y a plus de secret dans ce monde et les Centrafricains sont édifiés sur la rage du FPRC de détruire l’UPC. C’est un marché juteux, puisque les Anti-Balaka version Mokom aussi en veulent à Ali Darassa.

La racaille de la classe politique qui ne voit pas plus loin que son nez, peut désormais, percevoir le véritable fond de la crise centrafricaine. La RCA a intérêt à bâtir une armée solide qui résiste à l’épreuve du temps. La guerre de pâturage, la guerre de l’eau, sont autant de défis en perspective. Les éleveurs peulhs Mbarara font des incursions meurtrières en RCA, Kabo, Batangafo, Bocaranga, Ngaoundaï et bien d’autres localités, tuent, pillent, incendient les villages et repartent. Quelque fois, ils atteignent Kaga-Bandoro et les Mbrès. La question sécuritaire, l’intégrité du territoire national, revêtent la plus haute importance. L’avenir de la RCA est intimement lié à la refondation des Forces de Défense et de Sécurité. La paix, la sécurité concernent tout le monde. Il y a des dossiers sur lesquels personne ne doit transiger, ce sont ceux relatifs à la Réforme du Secteur de Sécurité, la loi de programmation militaire, le relèvement rapide des FACA. La classe politique ne doit pas poursuivre sa politique de l’autruche. C’est la patrie qui est en danger, c’est la patrie qui est menacée.

Faut-il oublier le phénomène du terrorisme qui gagne le monde ? Le président Deby ne peut exterminer tous les peulhs de leur pays, le Tchad. La Minusca est-elle au courant de cette manœuvre génocidaire du président tchadien Idriss Deby ? Avec un tel comportement, le président Deby veut négocier avec les Centrafricains pour conduire une partie des eaux de l’Oubangui vers le Lac Tchad. Alors qu’il est entrain de poignarder les Centrafricains dans le dos. Deby considère-t-il réellement les Centrafricains comme des êtres humains, ou des moins que rien ? Qu’est-ce que l’Angola va négocier, alors que les causes de la guerre FPRC-UPC sont tchadiennes et téléguidées depuis Ndjamena par le président Deby à travers une marionnette bien connue, Nourredine Adam, désormais devenu un instrument de génocide entre les mains des ennemis de la RCA. Ali Darassa et ses hommes sont condamnés à mort par le président Deby, qui ne veut plus les voir revenir dans leur pays, le Tchad. Les peulhs guerriers sont étrangers à la RCA et doivent être rapatriés. Les Centrafricains accusent le Niger pour rien, les peulhs viennent du Tchad, sur instruction express du président Deby. La RCA étant l’EL DORADO, c’est la ruée des peulhs vers l’or, le diamant et les rançons. Les nuages se dissipent peu à peu dans le ciel en RCA.

Julien BELA

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