LE PREMIER MINISTRE, LES MINISTRES ET TOUS LES MEMBRES

Vendredi 28.04.2017 : 11H05

LE PREMIER MINISTRE, LES MINISTRES ET TOUS LES MEMBRES DE LEURS CABINETS ONT ETE FORMES SUR « LE LEADERSHIP, L’ETHIQUE ET LE CONTROLE DE LA CORRUPTION »

Sarandji 5Une session de formation sur « le leadership, l’éthique et le contrôle de la corruption » a été organisée à l’endroit du premier ministre, Mathieu-Simplice Sarandji, des ministres et de tous les membres de leurs cabinets, par le Centre International pour le Développement de l’Ethique de Leadership (CIDEL) et le Pointeman Leadership Institute (PLI). C’était dans la salle de conférence de l’Hôtel Oubangui à Bangui, du lundi 24 au mercredi 26 avril 2017.

Dans son discours d’ouverture de circonstance, le premier ministre a mis un accent particulier, « sur les caractères et comportements que devrait avoir un leader face à ses collaborateurs ou membres. Un bon leader, c’est celui qui sait écouter les autres, les traiter avec honnêteté et franchise, et agir avec équité et impartialité à leur égard. C’est pourquoi, la RCA a besoin de tels leaders pour relever les immenses défis auxquels elle fait face suite à la crise militaro-politique qui a tout mis par terre. Et surtout pour mener une lutte sans merci contre la corruption sous toutes ses formes dans l’intérêt général de la nation. Pour ce faire, les ministres ont l’obligation de respecter scrupuleusement le projet de société du président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra et le programme de politique générale du gouvernement, adopté par les élus de la nation. Ils ont aussi le devoir de mettre en application leurs feuilles de route, en les traduisant effectivement dans le vécu quotidien des Centrafricains. Il n’y aura pas des ministres hommes d’affaires sous le régime du président Touadéra, car cela est incompatible à la Constitution de notre pays du 30 mars 2016. Et sachez que nul n’est au-dessus de la loi, quelque soit la position politico-sociale et économique qu’il occupe. Plein succès aux travaux de trois (3) jours de notre session de formation ».

Après la partie cérémoniale officielle, les choses sérieuses ont commencé par la présentation des trois (3) grands thèmes précités, à tour de rôle par les cinq (5) experts consultants du CIDEL et du PLI, venus des Etats-Unis d’Amérique, de la Suisse, de l’Afrique du Sud et du Cameroun.

Durant les trois (3) jours, ils ont eu à échanger et partager avec les quatre-vingts (80) autorités gouvernementales du pays, sur des sous-thèmes relatifs aux trois (3) grands thèmes de cette session de formation. Il s’agit entre autres, les qualités d’un bon leader (exemple de feu président d’Afrique du Sud, Nelson Mandéla) ; les effets néfastes de la corruption (sur la famille, le lieu de travail, la société et la nation toute entière) ; les avantages de la lutte contre la corruption (dans la famille, le lieu de travail, la société et la nation toute entière).

Il y a lieu de retenir que la corruption commence dans de petites choses, dans la famille, le leu de travail, la société, pour atteindre toute une nation. C’est donc un danger vice-sociétal qui mine tout effort d’asseoir l’intégrité, la transparence dans la gestion des affaires familiales, sociétal, communales et étatiques. La corruption entraîne aussi la rupture de la confiance entre les gouvernés et leurs gouvernants. D’où nécessité oblige de mener une lutte implacable et sans merci contre la corruption sous toutes ses formes.

A cet effet, il faut être un bon modèle pour les enfants, les employés et les collaborateurs, en créant un environnement qui encourage les bons traits de caractère, pour plus de stabilité et d’indemnisation équitable. C’est une question personnelle, car il y va de la fierté, de la confiance, du statut élevé, du respect de soi-même par les autres. C’est une manière de mener une vie peu compliquée en réduisant les angoisses qui pourraient découler des effets néfastes de la corruption.

En réalité et selon une vaste expérience internationale de la Banque Mondiale (BM), « il n’existe pas de formule magique pour la lutte contre la corruption (cas du Libéria et du Singapour). La formule expérimentée par la BM est celle-ci : LR+TC+EE+AC = le bon gouvernement et la lutte contre la corruption.

Il y a donc quatre (4) axes forts pour lutter efficacement contre la corruption :

LR = Leadership Responsable (au sommet) ;

TC = Information transparente et Connaisse ;

EE = Encouragement pour Empêcher ;

AC = Action Collective ».

Il faut donc l’engagement de la part du leader pour mettre un accent sur l’aversion envers la corruption, à travers les recrutements justes et objectifs des meilleures personnes et la mise en application des normes pertinentes et rigoureuses y relatives. D’où « la sévérité des sanctions augmente avec une plus haute position ».

L’action collective devait être de mise entre l’Exécutif, le Législatif, le Judiciaire, les Affaires et Organisations Non Gouvernementales (ONG), les Institutions Universitaires, les Groupes Religieux et de Bénévoles, les Médias et Presse pour lutter contre la Corruption sous toues ses formes.

La cérémonie de clôture s’était déroulée le mercredi 26 avril 2017, à 16 heures 30 minutes, sous la présidence du premier ministre, Mathieu-Simplice Sarandji, et au même endroit. La lecture du rapport général, des recommandations et motions de remerciements à l’endroit du président de la République, Faustin Archange Touadéra et aux experts du CIDEL et du PLI ; suivie de la remise des cadeaux aux experts par le premier ministre et la remise des certificats aux participantes et participants ; et le discours de fin des travaux, ont constitué les temps forts de ces trois (3) jours de la session de formation.

Pour Mathieu-Simplice Sarandji, « Je suis heureux de passer avec tous les membres du gouvernement et tous les membres des cabinets trois (3) jours ensemble, pour être à l’école du leadership, de l’éthique et du contrôle de la corruption. A cet effet, il devrait y avoir un grand bouleversement dans notre vie politique nationale. Etant donné que notre pays revient de très loin après la crise. Le choix du chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra par le peuple, est un signal fort d’un leader capable de relever la RCA du gouffre. Un bon leader, c’est celui qui inspire confiance par ses caractères et comportements. Et c’est ce qu’exige de nous le chef de l’Etat. Il nous faut donc mener une lutte sans merci contre la corruption à travers le principe d’intégrité. Notre mission est de porter haut les visions du chef de l’Etat. Notre devoir est de servir loyalement le peuple, rien que le peuple. J’exhorte tous au respect et à l’application concrète de tout ce que nous avions appris, pour la transformation effective de la nation centrafricaine. La visite inopportune du chef de l’Etat, ce jour, à nos travaux, est un signe remarquable de reconnaissance et d’encouragement à nous tous. Pour ce faire, chacun de nous doit  jouer pleinement son rôle en tant qu’homme d’Etat et non homme politique. Je vous remercie tous ». 

Une photo de famille pour immortaliser ce grand évènement, de portée nationale, a bouclé la boucle à 17 heures 30 minutes.

 

Le Petit YEKOA

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