LE PREMIER MINISTRE DU RDC DECLARE LA..

Jeudi 05 Oct. 2017 : 10H14

LE PREMIER MINISTRE DU CONGO DEMOCRATIQUE DECLARE LA GUERRE

A LA CORRUPTION, A LA FRAUDE, A LA CONTREBANDE, A LA MAFIA,

QU’EN EST-IL DE LA RCA ?

Le Premier ministre de la République Démocratique du Congo (RDC) déclare la guerre à la corruption, à la fraude, à la contrebande, à la mafia, pour renflouer les caisses de l’Etat. Un premier ministre chef du gouvernement et ses ministres, gèrent le quotidien du peuple. La bonne gouvernance est la mission fondamentale d’un gouvernement. C’est dans cet axe que le premier ministre de la RDC a pris ses responsabilités pour engager cette lutte sans merci contre l’indélicatesse. La corruption, la fraude, la contrebande, la mafia, les détournements des deniers publics, constituent des fléaux terrifiants qui asphyxient l’économie d’un pays. Le Rwanda, le Burkina Faso, le Sénégal, pour ne citer que ces quelques pays, ont compris l’importance d’une lutte féroce contre ces fléaux.

La lutte contre la corruption, la fraude, la contrebande, la mafia, les détournements des deniers publics, permet d’assainir le climat des affaires d’une part et de l’autre, de recouvrer les créances de l’Etat. Avant de tendre la main aux investisseurs, il faut préparer le terrain, mettre de l’ordre dans sa maison. C’est un atout très important pour attirer les investisseurs, les bailleurs de fonds et autres partenaires au développement. Les pays cités ci-haut se sont fait Hara-kiri, se sont imposés une discipline de fer en matière de gouvernance. En terme de gouvernance d’un pays, il n’y a pas de demi-mesure. La moralisation de la vie publique est une nécessité absolue dans un pays comme la RCA où le monde rural est démotivé depuis plus trente ans; les fonctionnaires et agents de l’Etat ont perdu le goût du travail bien fait; la corruption est rampante; la fraude, la contrebande, la mafia, les détournements des deniers publics sont monnaie courante. Faut-il encore sensibiliser la jeunesse engluée dans le chômage à réfléchir autrement, à prendre des initiatives, à entreprendre quelque chose.

Ce n’est pas parce qu’il y a la guerre qu’il faut s’enfermer entre les quatre murs de son cabinet. La lutte contre les fléaux profite à toutes les couches de la société, car le gouvernement fait des efforts pour avoir de l’argent et investir, il y a donc espoir. Touadéra a été démocratiquement élu, à ce titre, le gouvernement et son chef ont toute la légitimité pour insuffler une nouvelle dynamique, une nouvelle vision, une nouvelle manière de servir son pays. Touadéra, dès son investiture, a imprimé la rupture, c’est un logiciel que le premier ministre doit activer, donner un contenu et communiquer avec le peuple. Comment faire pour avoir un peuple éduqué, éclairé, prêt à épouser la logique du progrès, à basculer dans le monde moderne pour s’affranchir des pesanteurs du passé ?

La dernière mission du Fonds Monétaire International (FMI) a mis en relief la faiblesse des recouvrements des créances de l’Etat. Les instances de contrôle ne font guère défaut, mieux encore, il y a une Haute Autorité Chargée de la bonne gouvernance qui complète le tableau classique. Tout cela devait figurer en première ligne sur le tableau de bord d’un chef du gouvernement patriote convaincu qui aime son pays. La feuille de route de chaque ministre doit faire l’objet d’une évaluation rigoureuse et systématique. Nous ne sommes plus dans une transition, mais un gouvernement légitime et alors ? Au Cameroun, c’est le premier ministre qui gouverne, le président Biya est difficilement visible. Ce que dit Touadéra, n’engage que lui et la présidence. Or, la primature est le cabinet  technique de la vie nationale. Les déclarations du chef de l’Etat prennent forme et se matérialisent à la primature et suivent les différents canaux des départements ministériels pour atteindre le commun des mortels au bas de la pyramide. Et les informations remontent de la base au sommet . Dans le cas d’espèce, un chef de gouvernement doit secouer le cocotier pour faire tomber les fruits pourris.

Les Centrafricains ont vivement réagi au maintien de Simplice Mathieu Sarandji comme premier ministre et chef de gouvernement, parce qu’il n’y a aucune ligne de démarcation entre le passé et le présent. Pire encore, de petits problèmes comme le débrayage à Azur-Centrafrique, à l’ASRP, remontent jusqu’au premier ministre, sans avoir de solutions. Quand le sommet du gouvernement ne vibre pas, les ministres dorment copieusement. Depuis l’accouchement du gouvernement Sarandji 1 à ce jour, certains départements ministériels sont des trous noirs, personne ne sait ce qui s’y passe. Où allons-nous ? Les ministres sont les premiers agents du développement d’un pays. A quoi servent les Conseillers, les directeurs généraux et autres cadres dans les départements ministériels ? Ces cadres sont des personnes ressources, les têtes pensantes, il faut les mettre au pied du mur, en un mot, il faut les utiliser pour faire émerger leur génie créateur, leur expertise, leur esprit d’initiative. Et ils en ont. La fonction ministérielle est politique, c’est pourquoi il y a des experts qui sont les gardiens du temple et les détenteurs du savoir-faire. Il faut les mobiliser et les mettre au service de leur pays. En dehors de la sécurité, de la restauration de la paix, c’est le néant. Que de temps perdu, c’est grave !

 

Julien BELA

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