LE PAN ABDOUL KARIM MECKASSOUA EPINGLE PAR AZOR..

Jeudi 06.07.2017 : 09H35

LE PAN ABDOUL KARIM MECKASSOUA EPINGLE PAR AZOR KHALID DU FPRC

Meck et ass 2Les Centrafricains seront-ils un jour fixé sur leurs bourreaux ? C’est possible. C’est ce qui se passe aujourd’hui. Le ciel s’éclaircit peu à peu sur les présumés auteurs, coauteurs et complices de la crise qui perdure en RCA. Les têtes des Centrafricains qui tombent et continuent de tomber ne sont pas les fruits du hasard. Cette situation s’explique. Si cette crise centrafricaine est loin de voir le bout du tunnel, c’est qu’il y a anguille sous roche. Car, vous êtes sans ignorer qu’une crise n’a tant duré en RCA comme celle enclenchée par les combattants de l’ex-nébuleuse coalition Séléka. Des efforts sont entrepris par des hommes de  bonne foi mais n’aboutissent toujours pas. Chaque jour qui passe, des affrontements sont signalés un peu partout dans nos villes de l’arrière-pays. Les Centrafricains s’entassent dans les sites des déplacés ou croupissent sous les bottes des groupes armés. Tout ceci, à cause de certains hommes politiques assoiffés de pouvoir.

L’adage qui dit, « il n’y a pas de fumée sans feu », se concrétise aujourd’hui. Dans une déclaration du général Azor Khalid, sous chef d’Etat-major du Conseil National de Défense et de Sécurité (CNDS) du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), ce dernier a épinglé le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), Abdoul Karim Meckassoua sur son présumé rôle joué au sein des groupes armés. En voici l’extrait de ses propos le 30 juin 2017 dont le quotidien « Centrafric Matin » a publié dans sa parution N° 2501  du mardi 04 juillet 2017 : «  Sans  oublier, le diable, petit calculateur, Abdoul Karim Meckassoua, qui ne cesse de financer les mercenaires afin de déstabiliser le pouvoir de Bangui à ses profits, et servir le pays de base arrière aux rebelles tchadiens pour déstabiliser le pouvoir de Ndjamena ». Avons-nous besoin de preuves ? Il suffit de demander à Azor Khalid. Il détient certainement des informations claires, précises et nettes sur le rôle que joue le PAN Abdoul Karim Meckassoua dans la crise centrafricaine.  Quand on accuse quelqu’un d’avoir soutenu les mercenaires, n’est pas chose facile. Nous osons croire que Azor Khalid a réuni toutes les preuves palpables avant de faire une telle déclaration.

Abdoul Karim Meckassoua n’est pas le seul a être cité nommément par Azor Khalid. Il y a d’autres. Voici ce qu’il dit à propos de ceux-là: « Tout ceci avec la complicité de certains hommes d’affaires étrangers et certains responsables de la Minusca en majorité Ouest-africains comme le cupide Oumar Ba, ancien chef de Bureau de la Minusca, secteur Est, Bria, façonné par les richesses de notre pays ». C’est autant dire que les bourreaux du peuple centrafricain ne se comptent plus aujourd’hui. De la Minusca à l’Assemblée Nationale, en passant par certains hommes d’affaires et hommes politiques centrafricains, la crise centrafricaine ne pouvait que s’étaler comme nous observons aujourd’hui.

Le cas du PAN Abdoul Karim Meckassoua est très grave si cette accusation deviendra réalité un jour. En tant que député de la nation, et de  surcroît  Président de l’Assemblée Nationale, 2ème personnalité du pays, Abdoul Karim Meckassoua ne peut se comporter de la sorte. D’ailleurs, le défunt général Joseph Zoundéko, chef d’Etat-major de la branche dissidente de la Séléka, le FPRC, avant d’être abattu par un raid aérien de la Minusca, avait clairement affirmé que le PAN soutient le « mal nécessaire », Ali Darassa, chef de l’UPC. Les Centrafricains s’attendaient à une vive réaction du concerné et des députés de la nation, force est malheureusement de constater que rien n’a été concrètement fait. Les élus du peuple ont observé un mutisme total ou un silence de cimetière.

Et chaque fois qu’un incident se passe, on traite l’Exécutif de tout, alors les députés oublient que le présumé complice de ces actes se trouverait à leur sein. Azor Khalid n’est pas passé par quatre chemins pour dire que c’est Abdoul Karim Meckassoua qui finance les mercenaires afin de déstabiliser le pouvoir de Bangui et éventuellement celui du Tchad. La balle est désormais dans le camp du PAN. Que dira-t-il face à cette nouvelle accusation ? Attendons de voir ce qui va se passer dans les jours à venir pour avoir un cœur net.

Comme un adage dit, « il n’y a pas deux sans trois », nous pensons que, d’autres révélations sur les présumés soutiens ou rôles du PAN dans les groupes armés ne tarderont pas à voir le jour. Les Centrafricains doivent prendre leur mal en patience en attendant que la vérité puisse éclater au grand jour. Et cette vérité éclatera tôt ou tard. Mais quand deux (2) personnes disent la même chose sur un individu, cette information ne doit pas être prise à la  légère.

En outre, certains membres de la  Plate forme des organisations politico-militaires, adhérés au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), ont promis de dénoncer les manipulateurs, tapis dans l’ombre, qui veulent torpiller tous les efforts de la paix. « Nous  nous réservons le droit de les dénoncer le moment venu », ont-ils martelé. Il convient de leur signaler tout de même, que le défunt Zoundéko et le sous chef d’Etat-major du CNDS, général Azor Khalid sont déjà en avance. Ils doivent leur emboîter le pas. Car, une fois que ces torpilleurs, ces manipulateurs seront dénoncés au fur et à mesure, ils auront peur et n’auront plus le courage de continuer à soutenir ou à financer certains groupes armés car les Centrafricains les tiendront à l’œil.

Si le présumé financement des mercenaires par Abdoul Karim Meckassoua pour déstabiliser les pouvoirs de Bangui et Njdamerna se précise, alors les Centrafricains doivent avoir peur de leur ombre.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 
×