LE MLCJ, GROUPE ARME DISSIDENT DE L’EX-SELEKA...

Lundi 23/03/2017 : 13H14

  LE MLCJ, GROUPE ARME DISSIDENT DE L’EX-SELEKA BASE A BIRAO SUR LA VOIE DU DDRR,  DE LA RSS, DE LA RN, DU DEVELOPPEMENT

Mlcj ex seleka 1S’il y a un groupe armé, dissident de l’ex-coalition Séléka qui s’est résolument engagé sur le chemin de la paix, à travers le pré-DDRR, la Réconciliation Nationale (RN), le vivre ensemble, la cohésion sociale, le développement de sa région, c’est le MLCJ (Mouvement des Libérations Centrafricains pour la Justice) . Ce n’est pas un mythe mais plutôt une réalité. Et cette réalité se concrétise sur le terrain. Pas besoin de loupe ou de rayon laser ultramodernes pour scruter les activités réalisées sur le terrain par les combattants de ce groupe armé. Il suffit de faire un pas à Birao, ville située à l’extrême Nord de la République centrafricaine, où est basé le MLCJ pour se rendre à l’évidence.

Après le Forum National de Bangui (FNB), tenu du 04 au 11 mai 2015, sous le régime  de Catherine Samba-Panza, présidente de la Transition, le MLCJ s’est engagé résolument et fortement dans le processus pré-DDRR  initié par la Minusca et les autorités de la République. C’est dans cet ordre d’idée que des Activités Génératrices de Revenu (AGR) ont été entreprises par les combattants du MLCJ. Son président, Gilbert Toumou-Déha n’est pas passé par quatre chemins pour nous situer sur les activités réalisées par ses hommes sur le terrain. « Des  activités dans le cadre du développement communautaire sont réalisées par les ex-combattants. Il s’agit notamment des cultures maraîchères, de la fabrication des briques cuites », a-t-il indiqué. Il n’a pas manqué de parler de la construction d’un bâtiment scolaire entièrement bâti par les ex-combattants. « Un bâtiment scolaire à cycle complet, dénommé Ecole Djobkia, qui était en paille, a été construit en briques cuites et le toit recouvert de tôles par nos éléments. Des cours d’alphabétisation, finances par la Minusca sont donnés aux ex-combattants par des instituteurs », a-t-il ajouté.

Ces activités ne sont pas restées sans effets positifs. Elles contribuent efficacement aux changements de mentalité et de mode de vie des ex-combattants. « A partir de ces activités, les ex-combattants bénéficient des revenus et des vivres offerts par la Minusca leurs permettant de subvenir à leurs besoins et de s’auto prendre en charge », a poursuivi Toumou-Déha. Et d’ajouter, « aujourd’hui, la ville de Birao se développe, grâce aux Travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (THIMO). La population de cette ville vit en parfaite harmonie avec les autres communautés dans une ambiance paisible ». C’est dire que la cohésion sociale règne à Birao.

Abordant l’épineuse question du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), son porte-parole, le colonel Nordine-Mahalba partisan de la paix a exhorté les autres groupes armés encore réticents à ce processus en ces termes, «  en dehors du DDRR, il n’y a pas de salut et tous les groupes armés doivent chercher à rentrer dans ce processus pour donner la chance à la RCA de se développer » ; le chef d’Etat-major du MLCJ le général Ali Abdramane, a quant à lui, demandé aux autres d’aider le chef de l’Etat, professeur Faustin-Archange Touadéra. »Nous exhortons les autres groupes armés à aider le président de la République dans le processus DDRR et la RSS à travers le dialogue », a-t-il martelé.

Ce n’est pas pour la première fois que le MLCJ lance un appel aux groupes réfractaires au DDRR. Dans un communiqué de presse, datant du 21 février 2017 et signé par son président Gilbert Toumou-Déha, il était clairement fait mention que ; le MLCJ appelle à la fin des violences armées et exhorte les groupes armés à prôner le dialogue tant interne qu’avec les institutions nationales et internationales demande instamment à ses frères des groupes armés de cesser les violences, de protéger les civils innocents qui ne doivent pas être considérés comme des cibles ; réaffirme son engagement dans  le processus DDRR ; et demeure ouvert à toute médiation et dialogue pour la restauration de la paix en Centrafrique.

Le MLCJ a-t-il changé sa position après le FNB ? Nous ne le pensons pas. Il reste et demeure dans le DDRR, la recherche de la paix, de la sécurité, de la réconciliation nationale de la cohésion sociale, du vivre ensemble. Les propos tenus par son président, Gilbert Toumou-Déha, son chef d’Etat-major, général Ali Abdramane et son porte-parole, colonel Nordine Mahalba, prouvent à suffisance qu’ils sont des artisans de la paix et du développement de la RCA. Nous exhortons aussi les autres groupes armés à leur emboîter le pas. Car, à quoi sert de tuer, de massacrer ses compatriotes, d’incendier des maisons et des édifices publics et privés ?

La ville de Birao se développe aujourd’hui grâce à l’apport des ex-combattants du MLCJ, à travers des  activités communautaires. Que diront les autres groupes armés si leur ville reste toujours au stade embryonnaire ? A qui la faute ?

De grâce, nous demandons aux groupes armés réfractaires au programme DDRR  de renoncer à la violence inouïe car toutes leurs revendications ont été prises en compte par le gouvernement. Il suffit tout simplement que les armes se taisent pour que de grands travaux soient lancés dans toutes les régions du pays. Nous souhaitons bon vent et bonne continuation aux œuvres menées par le MLCJ à Birao !

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

 

 

 

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