LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION SE DEJUGE, UN MAUVAIS PRESAGE

Jeudi 12 Janvier 2017 : 10H12

LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION SE DEJUGE, UN MAUVAIS PRESAGE POUR LA  MISE EN PLACE DU HCC, UN DANGER REEL

Ministre communication charles paul lemassetmandya 2

L’appel à candidature lancé par le ministre de la Communication, il y a quelques jours, a été revu, taillé, sculpté sur mesure. La mise en place prochaine du Haut Conseil de la Communication (HCC), se heurte à une tergiversation acrobatique, un pas en avant et un pas en arrière, un passage de l’appel doit disparaître. Qu’à cela ne tienne, le ministre de la Communication ignore royalement la rupture et s’accroche griffes et ongles aux vieilles pratiques antidémocratiques, anachroniques et moyenâgeuses, de coptage d’un soi-disant Comité d’organisation. C’est la démocratie intégrale avec Touadéra et cela doit se refléter dans les us et coutumes de toute la société.

Il y a des organisations professionnelles et elles doivent être consultées pour désigner leur représentant au sein du Comité d’organisation, gage d’une transparence absolue. A l’allure où vont les choses avec un tel ministre, non seulement l’accouchement du HCC sera extrêmement douloureux, mais accouchera d’une fourmi au grand dam de la presse. Le ciel est déjà très sombre pour cette institution de régulation, éternellement bancale, tordue, médiocre, voire nulle, incapable de redresser la barre médiatique. Des griefs sont formulés contre les médias. Ce sont ces griefs qui doivent présider à la mise en place du HCC. Certaines têtes et toujours les mêmes, semblent avoir le titre foncier et le monopole des comités mis en place au ministère de la communication, et pourtant les résultats attendus sont hyper lamentables. Les tractations nébuleuses, les coups bas, le copinage, la complaisance et c’est la presse qui paie les pots cassés. N’y a-t-il pas sujet à interrogation sur les spécialistes de ces redonnées au département, omniprésents dans toutes les sauces, pour propulser des bras cassés ?

Nous avons eu à attirer l’attention du Chef de l’Etat, lors du déjeuner de presse, sur cette pratique qui, souvent occulte les valeurs et fait place aux médiocres. Les mêmes personnes, placées dans les mêmes conditions, produisent toujours les mêmes bêtises. Ce sont ces faiblesses propres à la communication qui fragilisent la communication. Les HCC se suivent et se ressemblent comme deux gouttes d’eau minérale. Après vingt ans, la presse privée est toujours naine, chétive, surtout irresponsable à souhait. Or, de la vigueur, de la rigidité et de la rigueur du HCC, dépend le professionnalisme médiatique. L’Observatoire des Médias Centrafricains (OMCA), le fameux tribunal des pairs, n’est que l’ombre de lui-même. Où est l’UJCA ? Le bossu ne verra jamais sa bosse. La RCA est entrée de plein pied dans l’ère de la démocratie. Les médias doivent entrer dans l’ère de la maturité, de la responsabilité, de la rigueur vis-à-vis d’eux-mêmes. Enlevons la poutre dans notre œil avant de voir celle des autres. « La presse doit s’organiser pour être crédible, pour convaincre les partenaires… », a déclaré Touadéra lors du déjeuner de presse. N’est-ce pas une honte pour des professionnels des médias, que les pouvoirs publics les interpellent ? Où en sommes-nous avec le GEPPIC, si ce n’est le chaos généralisé, véritable serpent de mer. Le ministre de la communication et de l’information, à notre humble avis, n’est pas à la hauteur de sa mission. Il manque de vision et de lisibilité depuis sa nomination. Il a fallu que le Chef de l’Etat s’implique personnellement dans le dossier de la subvention pour un petit espoir. Désormais, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », au lieu d’un parachutage

Julien BELA

 

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