LE MESSAGE DE PAIX DU PAPE FRANCOIS, RELAYE PAR LE CARDINAL..

Jeudi 15.12.2016 :11H20.

Dieudonne nzapalainga 1 et pape

LE MESSAGE DE PAIX DU PAPE FRANCOIS, RELAYE  PAR LE CARDINAL NZAPALAINGA, L’IMAM KOBINE LAYAMA ET LE PASTEUR GUEREKOYAME, TOMBE-T-IL DANS LES OREILLES DES SOURDS ?

 

Un an après la visite du pape François en RCA, du 29 au 30 novembre 2015, les combattants des groupes armés, surtout ceux du FPRC, MPC, UPC, RPRC et Anti-Balaka, version Mokom, ne donnent aucune chance à leurs concitoyens d’avoir la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Si aujourd’hui on observe un calme précaire à Bangui, et dans les préfectures de l’Ombella-Mpoko, Lobaye, Mambéré-Kadéï, Nana-Mambéré, Sangha-Mbaéré, et nous en passons, par contre dans les autres régions du pays, la situation sécuritaire est très instable, alarmante. De la préfecture de la Nana-Gribizi à la préfecture de la Basse-Kotto, en passant par les préfectures de la Haute-Kotto, de la Ouaka, pour ne citer que celles-ci, la paix est loin d’y revenir. Sur quinze (15) groupes armés, onze (11) se sont déjà adhérés au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Par contre, le FPRC, l’UPC, le RPRC et Anti-Balaka branche Mokom, demeurent toujours réticents, réfractaires à ce processus qui devrait en principe ramener la paix et la sécurité en Centrafrique. Les jours passent et se ressemblent pour ce groupuscule de personnes qui mettent les bâtons dans les roues du peuple centrafricain et l’empêchent de souffler un nouvel air. M’brès, Bakala, Ippy, Ndassima, Alindao, la liste n’est pas exhaustive, les détonations d’armes de tout calibre, sont devenues monnaie courante. On tue, on viole, bref on commet des exactions de tout genre sur les populations civiles, la conscience de ces seigneurs de guerre ne les reproche pas.

Sa sainteté, le Pape François a-t-il prêché dans le désert de Sahara ou de San Pedro ? Le message de Dieu qu’il a délivré au peuple centrafricain en général et aux combattants des groupes armés en particulier, est-il passé inaperçu ? Ce même message relayé à maintes reprises par son Eminence Dieudonné Cardinal  Nzapalainga, l’Imam Kobine Layama et le pasteur Nicolas Guérékoyamé-Gbangou est-il tombé dans les oreilles des sourds ? Certainement. Et pourtant plus de 80 à 90 % des Centrafricains se disent musulmans, chrétiens catholiques et protestants. Chaque vendredi, les musulmans vont à la Mosquée pour prier Allah. Quant aux chrétiens catholiques et protestants, ils se rendent chaque dimanche dans leurs églises pour prier Dieu Tout-Puissant. Même ceux qui nous persécutent aujourd’hui, nous voulons parler des éléments du FPRC, RPRC, MPC, UPC, Anti-Balaka, version Mokom, vont aussi à l’église et à la Mosquée. Ils ont entendu le message délivré par le Souverain Pontife lors de son séjour à Bangui. Le Cardinal Nzapalainga, l’imam Kobine Layama, le pasteur Guérékoyamé, ont relayé les propos du Saint. Père auprès de ces seigneurs de guerre. Les voilà aujourd’hui qui continuent toujours de semer la terreur, la désolation, l’angoisse, la tristesse au sein du peuple centrafricain. Vont-ils survivre longtemps sur la terre centrafricaine ? Continueront-ils inlassablement à commettre des exactions de tout genre ? Dieu seul le sait. Mais nous pensons que la parole de Dieu qui dit, « mon peuple périt, faute de connaissance », est entrain de se concrétiser en RCA.

On entend par-ci, par-là que le FPRC et l’UPC s’affrontent, s’entredéchirent, s’entretuent à Ippy, Bria, Bakala, M’brès, Alindao. C’est le début de leur fin. Car, vous êtes sans ignorer que ces serviteurs de Dieu détiennent un pouvoir qu’aucun de nous ne possède. Si le Pape François est venu à Bangui, ce n’était pas pour rien. C’est Dieu qui l’avait envoyé auprès du peuple centrafricain pour lui délivrer son message de  paix, du pardon et de la réconciliation.

Son Eminence  Dieudonné Cardinal  Nzapalaïnga ne cesse de nous dire, « désarmons nos cœurs ». Ce sont des paroles divines qu’ils nous transmettent. C’est à nous de les mettre en pratique pour être sauvés tôt ou tard. Mais  tel ne semble pas être le cas. Le jour où la colère de Dieu va s’abattre sur les combattants des groupes armés et leurs manipulateurs, ils grinceront des dents. Et c’est ce jour qu’il saura de quel bois Dieu se chauffe. Ce sera très tard pour eux.

Nous pensons que tous ceux qui agissent aujourd’hui contre la volonté de Dieu, en versant le sang d’autrui, connaissent bien l’histoire de Sodome et Gomorrhe, ces deux (2) villes qui se situent en Irak. Quand Dieu avait décidé de les détruire par le feu venant du ciel à cause des  actes barbares de leurs habitants, personne ne l’a arrêté, même son ami Abraham qui ne cessait de lui adresser ses demandes. Comme le cardinal Nzapalaïnga a dit que Dieu nous a déjà sauvés, persévérons dans la prière. Prions pour ceux qui nous font du mal. Car Dieu a lui-même dit, « à Moi, la vengeance », il nous libérera sous le joug de ces hors-la-loi qui n’ont pas peur de lui et n’entendent pas ses serviteurs. « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », avait déclaré Jésus-Christ.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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