LE MANQUE DE SOLIDARITE DES INST...

Vend 15 Sept. 2017 : 11H00

LE MANQUE DE SOLIDARITE DES INSTITUTIONS DE LA RCA FACE AUX MASSACRES ET AUTRES EXACTIONS DES GROUPES ARMES SUR LES CIVILS DANS L’ARRIERE-PAYS

Mecka touad saran 1Ces derniers temps, les massacres et autres exactions des groupes armés sur les civils dans l’arrière-pays ont atteint leur apogée, leur vitesse de croisière. A cet effet, il y a eu de nombreux cas de déplacés internes et de refugiés, enregistrés par les ONG humanitaires nationales et internationales, ainsi que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Refugiés (UNHCR). Les déplacés internes et refugiés vivent dans la précarité absolue et sont privés de tous les moyens de subsistance. Nous pouvons citer les cas des villes suivantes : Zémio, Bangassou, Ouango-Bangassou, Alindao, Mobaye, Zangba, Mingala, Gambo, Bria, Kaga-Bandoro, Batangafo, Ngaoundaï et nous en passons. Dans ces villes de l’arrière-pays citées, les populations sont dans l’insécurité galopante et totale, entravant de facto la libre circulation des personnes et des biens, et paralysant toutes les activités confondues. Et ce, même en présence des Casques Bleus de la Minusca, hyper-armés et équipés qui ne sont que des spectateurs face aux massacres et autres exactions de tout genre des groupes armés sur les civils. Quel paradoxe !

Aussi, le manque de solidarité entre les Institutions de la République (Exécutif, Assemblée Nationale, Conseil National de la Médiation…) face aux  actes barbares des groupes armés sur nos compatriotes de l’arrière-pays, ne font que renforcer davantage sur le terrain les positions de ces criminels patentés et tueurs sans pitié.

A titre d’illustrations, lorsqu’il y a des massacres des civils à Bangassou, à Mobaye, à Bria…, il n’y a que les députés et les ressortissants de ces villes qui les dénoncent vivement ou organisent des marches pacifiques de protestation contre ces actes criminels. Et pour les autres députés et autres ressortissants des villes non victimes des massacres, ce n’est pas leur problème, mais c’est le problème des députés et ressortissants de X préfectures, de Y villes et de Z régions. Donc, ils ne réagissent pas, ne font aucune manifestation pacifique de protestation.

Or, la RCA est un Etat « Unitaire, Laïc et Indivisible ». D’où sa devise est « Unité-Dignité-Travail ». C’est pourquoi feu président Barthelemy Boganda, paix à son âme, disait, « L’UNION FAIT LA FORCE ».

Mais déjà il y a un manque cruel de solidarité entre les institutions de la République face aux massacres des groupes armés sur les civils, quel va être le sort de la nation centrafricaine de demain ? Eu égard à ce triste et malheureux constat, nous disons que le bon exemple devrait venir d’en haut (au sommet de l’Etat) pour être copié et suivi par le bas peuple. De ce fait, la solidarité doit être de mise entre toutes les institutions de la République sur les questions vitales touchant les principes fondamentaux de la RCA et l’intérêt supérieur de son peuple du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. D’où il nous faut « des institutions fortes et non des hommes forts », disait l’ex-président américain, Barack Obama.

Le Petit YEKOA

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire