LE KNK S’AGITE:LA DEFENSE DE JEANFRANCIS BOZIZE MONTE AU CRENEAU

Mardi 20/12/2016 : 10H22

Francis boz 1

LE KNK S’AGITE : LA DEFENSE DE JEAN FRANCIS BOZIZE MONTE AU CRENEAU ; L’HEURE DE LA VERITABLE JUSTICE A ENFIN ANNONCE

 

« Nul n’est au-dessus de la loi », dit-on. C’est ce que nous sommes entrain de vivre pour le moment. Tous ceux qui dans le passé foulaient, bafouaient les valeurs et les droits de la personne humaine en République Centrafricaine vont bientôt affronter le droit, rien que le droit qu’ils ont négligé. C’est le cas de l’ex-président centrafricain, François Bozizé, président fondateur du parti KNK, ses fils et bien d’autres.

Durant dix (10) ans de règne, Bozizé et ses fils ont géré la RCA comme leurs patrimoines personnels. Les crimes odieux et crapuleux qui se commettaient sous la barbe même de Bozizé et ses fils ne les préoccupaient nullement. Des prisons à ciel ouvert sur presque toute l’étendue du territoire national avec des traitements inhumains de tout genre. Voilà comment le régime de Bozizé a géré le pays pendant dix (10) ans. Depuis Boganda, Bokassa, Dacko 1 et 2, Kolingba et Patassé, nous n’avions jamais connu de tels actes barbares. Un régime totalement livré à la haine, à la division, au tribalisme … est toujours synonyme de la dictature. C’est le cas du régime Bozizé où à un moment donné, la dictature imposée au peuple centrafricain a atteint un seuil suicidaire. Personne ne pouvait respirer car, tous les boutons tournaient au rouge.

Certains compatriotes qui tentaient d’éclairer Bozizé et ses fils sur la gestion archaïque du pays, ont été humiliés, mis de côté, voire menacés de mort parce qu’ils constituaient un danger pour le régime. Ce n’était qu’aux derniers jours que Bozizé et ses fils se sont finalement rendus compte qu’ils étaient entourés des hypocrites, des fourbes, des profito situationnistes qui ont plongé leur régime dans un sac à crabes. Malheureusement, ils ne pouvaient rien faire car la Séléka était venue les balayer d’un revers de la main lors du coup d’Etat du 24 mars 2013.

Depuis le départ de Bozizé du pouvoir le 24 mars 2013 jusqu’à ce jour, le KNK n’arrive pas à fermer les yeux pendant la nuit. Connaissant bien la situation dans laquelle se trouve Bozizé, son parti le KNK a fini par le présenter à l’élection présidentielle du 30 décembre 2015. Hélas, la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) a dit niet puisque Bozizé ne s’était pas inscrit sur la liste électorale, mais aussi se trouve sous sanction du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui lui interdit de voyager. Immédiatement après les élections, ce même KNK, a fait un revirement spectaculaire en disant qu’il soutient les nouvelles autorités du pays. Quelque temps après, le KNK change de fusil d’épaule et demande un dialogue politique inclusif. Quel genre de soutien le KNK compte apporter aux nouvelles autorités du pays, s’il faut organiser un dialogue inclusif afin d’amnistier Bozizé ? C’est là toute la problématique qui se pose avec tant d’acuité.

D’ailleurs Bozizé a lui-même organisé des dialogues quand il était encore au pouvoir. Quels ont été les résultats de ces pourparlers ? C’est autant dire que le KNK cherche en ce moment des solutions pouvant effacer les plus graves violations des Droits de l’Homme en République Centrafricaine commises par Bozizé. Ce qui est totalement contraire à la réalité de la situation que nous vivons aujourd’hui. Bozizé, s’il revient, doit être arrêté, jugé par la justice centrafricaine. Le KNK a t-il compris pourquoi la Cour Pénale Spéciale (CPS) doit enquêter sur les crimes commis depuis 2003 jusqu’à 2013 ? C’est simplement parce qu’il y a eu des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sous le régime de Bozizé jusqu’au déclenchement des hostilités du 10 décembre 2012. Francis Bozizé était lui-même ministre de la Défense. Comment expliquer l’attitude d’un ministre de la Défense qui assistait sans pour autant réagir aux crimes et aux massacres qui se commettaient sous ses yeux ?

La justice marche lentement mais sûrement. La configuration de la Cour Pénale Spéciale (CPS) en est une parfaite illustration. Pourquoi le KNK et la défense de Jean Francis Bozizé s’agitent dans les derniers jours ? Parce qu’ils savent que l’heure de la véritable justice a enfin sonné à travers la CPS. Pour donner le véritable sens à « l’impunité zéro », la CPS a cette lourde responsabilité de fouiller, sarcler, bêcher sur l’ensemble du territoire, les auteurs, coauteurs et complices des crimes commis en RCA.

En outre, François et Francis Bozizé sont des officiers supérieurs. Après le procès à la CPS, un second procès est celui du Tribunal Militaire Permanent (TMP) ou de la Cour Martiale pour haute trahison et désertion en temps de guerre. Le TMP doit sévir contre les déserteurs qui ont abandonné les troupes et sacrifié l’armée sur l’autel  de la haine, de la rancœur, du tribalisme et de la mutilation de l’Armée Nationale, humiliée, massacrée et réduite en lambeaux. Drôles d’officiers supérieurs !  

Amédé NGUETE  

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire