LE KNK ET LE CLAN BOZIZE ONT LA MEMOIRE TRES COURTE :

Vendredi 25 Août 2017 : 09H41

LE KNK ET LE CLAN BOZIZE ONT LA MEMOIRE TRES COURTE : PEUVENT-ILS OUBLIER LE DRAPEAU FRANÇAIS BRULE ET LES PIERRES JETEES SUR L’AMBASSADE ?

 

Boziz 1Bozizé, après sa chute à grand fracas, a échoué en France, après une escale éclaire à Yaoundé. Son hélico est resté à Yaoundé ou Douala jusqu’à ce jour. Bozizé dont les partisans ont brûlé le drapeau de la France et caillouté l’Ambassade, a eu le culot d’aller en France. C’est un courrier à la fois encombrant, une épine dans les pieds de la France et un ennemi pour avoir fait brûler le drapeau de ce pays. C’est un symbole très fort de haine, de rejet, de mépris vis-à-vis de la France. Néanmoins, la France l’a recueilli, il a foulé le sol français, il y a séjourné avant de prendre le chemin de Yaoundé, Nairobi et enfin Kampala où il roule sa bosse. Francis Bozizé est revenu à Bangui où il est sous contrôle judiciaire. Bozizé a ensuite trahi ses homologues, les présidents Denis Sassou Nguesso, Idriss Deby Itno, Paul Biya, Ali Bongo Ondimba et Théodoro Obiang Nguéma.

Les valets de la France n’ont peut-être pas eu connaissance de cette blessure au cœur de la France. Le soutien de Bozizé à la candidature de Dologuélé, pouvait-il lui rendre service ? Et pourtant, grâce à la France via le Tchad, la rébellion de Bozizé a pu renverser feu président Patassé, le 15 mars 2003. La France ne peut oublier aussi vite son drapeau brûlé. Abdoul Karim Méckassoua a récolté bon nombre de fanatiques de Bozizé, ceux qui sont prêts à lui rendre un culte. Le fanatisme à fleur de peau, pouvait-on dire. La France peut-elle lui accorder une oreille attentive ? Bozizé à travers son ethnie dans la main gauche, la France dans la main droite, il sera utopique, impossible de rapprocher les deux bords. Tous les pays d’Afrique centrale ne veulent pas entendre parler de Bozizé. La CEEAC se voyant trahie, a transformé la Ligne Rouge en Ligne Verte à Damara. C’était le commencement de la fin du règne Bozizé. Tous ceux qui se rapprochent de Bozizé, du KNK et des Anti-Balaka pro-Bozizé, n’ont aucun avenir. Le KNK a grillé toutes ses cartes tant sur le plan national qu’international.

Brûler le drapeau, tous les pays de la planète deviennent solidaires les uns des autres. En cas de difficulté avec ce régime, le drapeau de mon pays peut subir le même sort. Le KNK, sous sa configuration actuelle, est appelé à disparaître. Les opérations commando des Anti-Balaka FACA dans les provinces, n’arrangent pas le sort du clan Bozizé. Ce sont des circonstances aggravantes. Au lieu d’attaquer les Séléka qui l’ont éjecté, Bozizé, le KNK et les Anti-Balaka proches de lui, font obstruction à tous les efforts de restauration de la paix, de la sécurité et de la réconciliation nationale. Les vols de bétail, les tueries, les braquages, les viols, les incendies des villages sont le lot au quotidien : Bangassou, Gambo, Mobaye, Batangafo, Koui, Bocaranga, etc. ils vont provoquer les Séléka, prennent leurs jambes au cou et exposent la population civile qui devient la chair à canon. Les valets de la France, en s’accommodant des hommes de Bozizé, compromettent définitivement leur avenir et leurs relations avec la France. Le cauchemar du KNK, trotte encore dans les fichiers de la France. Ne pouvant supporter la vie en exil, le clan Bozizé a regagné le bercail et se nourrit d’illusions. Les Centrafricains les observent. Une ethnie ne peut s’imposer à une nation. L’Accord de Nairobi qui scelle un rapprochement entre les Séléka et le clan Bozizé, non seulement est une absurdité, une aberration, mais démontre à suffisance que Bozizé et son clan sont sans scrupule, sans repère et voguent au gré d’une haine mal placée.

Faire allégeance aux Séléka, c’est reconnaître leur suprématie, leur domination sur le clan Bozizé, une logique absolument absurde. L’amnistie ne saurait justifier autant de massacres. S’y accrocher démontre à suffisance que le clan Bozizé est parfaitement conscient de ses dérives, de ses crimes odieux, de ses crimes économiques. Le clan Bozizé est responsable des crimes si monstrueux que la perspective de la justice leur paraît apocalyptique. C’est le fruit de ce que le clan Bozizé a semé. « Qui sème le vent récolte le Tsunami », dit-on. Le KNK avait refusé de participer au Forum National de Bangui, mais l’événement a eu lieu et les recommandations sont en cours d’exécution. Preuve que la vie continue et le soleil ne s’est pas arrêté parce que le KNK est absent. La présidente de transition, Catherine Samba-Panza a été catégorique et a rejeté en bloc le soi-disant Accord de Nairobi. Les velléités de coups d’Etat du 26 septembre, ont mis à jour, la face cachée du clan Bozizé.

Dix ans de pillage des ressources du pays avec les réseaux mafieux, tous bardés de la garde présidentielle et d’un passeport diplomatique centrafricain, ne suffisent pas. Les Centrafricains ont souffert. C’est encore le clan Bozizé qui revient sur le lieu de son crime pour nuire au développement du pays. De Catherine Samba-Panza à Touadéra, nous avons observé des cœurs qui sont totalement différents de celui de Bozizé. La pire des brutalités subies par Joseph Bendounga au Palais de la Renaissance, où il est rentré à pied chez lui couvert de sang, juste pour avoir exprimé son opinion dans une rencontre de toutes les forces vives de la nation, est gravée dans la mémoire des Centrafricains. Tout le monde n’est pas méchant, haineux, sadique, brutal, sans état d’âme comme Bozizé et son ethnie. Qui pouvait croire qu’une telle ethnie existe en RCA, sanguinaire, tout pour elle et rien pour les autres ? Bozizé n’est pas le premier président centrafricain. Si les Lobayens, les riverains, voulaient tout pour eux et rien pour les autres, Bozizé n’accéderait pas au pouvoir. Les Centrafricains ne peuvent pas respirer, ne peuvent pas aller et venir, vivent dans une psychose permanente à cause du clan Bozizé. Catherine Samba-Panza et Touadéra sont des esprits de noblesse, humanistes, ils ont horreur de la violence. Même s’il faut massacrer tous les Centrafricains pour le pouvoir, Bozizé va le faire et il le fait déjà. Pauvre Boganda, Dacko, Bokassa et Kolingba !                                                      Julien BELA

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