LE KM5 TOUJOURS SOUS TENSION 

12 octobre 2016 : 11h18min

LE KM5 TOUJOURS SOUS TENSION : DES TIRS SPORADIQUES CONTINUENT DE SE FAIRE ENTENDRE LE JOUR COMME LA NUIT

 

 Des combattants de la selekaCe qui se passe actuellement au Km5 dépasse tout entendement humain. Des tirs sporadiques continuent de se faire entendre le jour comme pendant la nuit. Et ce, après l’assassinat odieux et crapuleux du commandant des Forces Armées Centrafricaines (FACA), Marcel Mombéka, paix à son âme, par une bande des criminels, le mardi 04 octobre 2016. Tétanisés par des crépitements d’armes et des explosions de grenades, plusieurs habitants des quartiers proches du Km 5 et notamment ceux des 3e, 5e  voire 6e  arrondissements de la ville de Bangui ont repris  le chemin des sites de déplacés pour se mettre à l’abri des balles perdues. Selon une source policière proche du 3e arrondissement qui a requis l’anonymat : « Les drogués du Km5 voulaient attaquer la position des éléments de FACA basés au niveau du 5e arrondissement, dans la nuit de ce lundi 10 octobre 2016. C’est pourquoi, des tirs se sont fait entendre, mettant en débandade plusieurs habitants des secteurs proches du Km 5 ».

La psychose, la peur, voilà le lot au quotidien des Centrafricains musulmans du Km 5 et ceux qui vivent aux alentours de ce secteur. Les barbares, les chanvreurs y règnent en maître absolu, depuis bientôt quatre (4) ans et agissent comme bon leur semble. Il ne se passe pas un seul jour sans que les commerçants musulmans du Km 5 et ceux qui partent faire des achats tombent dans le piège de ces démons de l’enfer. Les rackets, les rançonnements, les braquages, les tueries … sont les actes enregistrés au quotidien malgré la présence des Casques Bleus de la Minusca qui ne cessent de patrouiller au Km 5. C’est la véritable traite négrière ou l’exploitation de l’homme par l’homme qui se développe au Km 5. L’enclave musulmane du Km 5 et ses environs ne seront jamais en paix tant que des dispositions sécuritaires nécessaires ne seront pas prises.

Un centrafricain musulman du Km 5 avait  expliqué que le Km 5 est divisé en deux (2) parties depuis fort longtemps. De la mosquée centrale, en allant vers le rond-point Koudoukou, ce sont les véritables musulmans centrafricains qui veulent la paix qui s’y trouvent. Après la mosquée centrale, en allant vers le rond-point du 5ème arrondissement, c’est le « couloir de la mort » où les drogués dictent leur propre loi. Un tel témoignage devrait permettre aux forces internationales de quadriller cette zone des va-t-en-guerre, afin de garantir la libre circulation des personnes et des biens. Dommage, aucune mesure concrète n’est prise jusqu’à la date d’aujourd’hui. Les Centrafricains musulmans du Km 5 ne cessent d’organiser des marches pacifiques pour dénoncer les auteurs et complices des crimes commis. La dernière marche organisée a été celle du samedi 08 octobre 2016. De telles marches visent à renforcer les dispositifs sécuritaires et prendre des mesures contraignantes pour neutraliser ces malfrats. Ce qui ne semble pas être le cas au regard de la situation que nous continuons de traverser. Deux (2) semaines d’accalmie, deux (2) semaines de violences. Si ce n’est pas au Km5, c’est plutôt à Kaga-Bandoro, Ndomété, Kouagno, Koui, et que savons-nous encore ? Voilà le rythme auquel nous  évoluons depuis toujours.

On ne s’amuse pas avec un bandit, de surcroît armé jusqu’aux dents. Il faut le poursuivre jusque dans son dernier retranchement, le neutraliser. Comme ça, on ne parle plus de lui. Et la sécurité peut revenir définitivement, permettant à la population de vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Ceux qui ont perdu la vie ne valent-ils pas mieux que ces charcutiers humains, sans âme, ni conscience ? Faut-il continuer de les protéger quand bien même qu’ils ne baissent pas les bras dans leurs actes indignes et inhumains ? Certains leaders des Anti-Balaka, qui voulaient s’entêter, ont été systématiquement abattus. Nous nous souvenons encore de ce chef des milices Anti-Balaka qui a été abattu par les forces internationales au croisement du 8ème arrondissement. Ce ne sont ni la Sangaris, ni la Minusca qui nous diront le contraire. Qu’en est-il des leaders des ex-Séléka récalcitrants qui continuent sans cesse de défier l’opinion nationale et internationale ?

La politique de deux (2) poids, deux (2) mesure doit cesser d’être appliquée par les Nations-Unies et la France. La neutralité et l’impartialité signifient que les groupes armés doivent être traités équitablement, sans distinction de religion, d’ethnie, de région. Tenir compte d’une minorité tout en protégeant en même temps les drogués qui tuent, violent, pillent, incendient des villages et maisons, cela va à l’encontre des dispositions du nouveau mandat de la Minusca. Aujourd’hui, les véritables ennemis du peuple et de la République sont connus. C’est n’est plus un secret. Mais tôt ou tard, ils passeront un à un devant la barre pour expliquer au peuple les raisons de cette prise d’otage qui a tant duré.

Bénistant MBALLA

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