LE GOUVERNEMENT SARANDJI FACE AUX...

Mercredi 27.09.2017 : 09H01

LE GOUVERNEMENT SARANDJI FACE AUX REMOUS SOCIAUX : CONTESTATION DE LA NOMINATION DES SOUS-PREFETS ET GREVE EN VUE DU PERSONNEL DE L’ETAT

Sarandji 12A peine mis en place officiellement, le nouveau gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji fait face à des remous sociaux à Bangui, la capitale. Le premier remous social est la manifestation de contestation du décret présidentiel portant nomination ou confirmation des sous-préfets en RCA, par les cadres (fonctionnaires) du ministère de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et du Développement Local. Et pour cause ? Ceux-ci se disent être mis sur le banc de touche par les hautes autorités du pays, donc ils sont marginalisés dans ledit décret portant nomination ou confirmation des sous-préfets. Pire encore, parmi ces sous-préfets, il y a des retraités, des hors statut et des enseignants, etc. Donc, la proposition faite par leur ministre de tutelle, Jean-Serge Bokassa, conjointement avec les techniciens, avait subi des modifications au niveau de la Primature et du Palais de la Renaissance, bien avant que ce décret présidentiel ait été rendu public sur les ondes de la radio Centrafrique. Motif pour lequel les  cadres dudit ministère le contestent et demandent au président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra, son abrogation purement et simplement.

Quant au vingt (20) centrales syndicales, à l’issue de leur Assemblée Générale (AG) du samedi 23 septembre 2017, tenue à la Bourse de Travail (BT), tout le personnel de l’Etat était unanime pour observer un mouvement de grève dans les jours à venir. Et ceci pour contraindre le gouvernement à leur verser leurs arriérés de salaire de deux mois (novembre et décembre 2013). Etant donné que les Bons de Caisse (BC) avaient été déjà traités sous la transition par les services techniques financiers.

A cet effet, les responsables de ces centrales syndicales se disent être choqués par le refus catégorique du premier ministre Sarandji de les recevoir, afin de débattre de ce problème de deux (02) mois d’arriérés de salaire des fonctionnaires et agents de l’Etat. Et ce, pour trouver un terrain d’entente et faire baisser la tension sociale, malgré le mémorandum qu’ils avaient déposé auprès de son Secrétariat Particulier (SP), il y a de cela trois (03) semaines.

Pour votre gouverne, le préavis de grève a été déposé à qui de droit, ce lundi 25 septembre 2017. Mais à qui la faute ? « Gouverner, c’est prévoir », dit-on. (Affaire à suivre)

Le Petit YEKOA

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