LE GOUVERNEMENT SARANDJI EN SURSIS :

Jeudi 13.07.2017 : 10H22

LE GOUVERNEMENT SARANDJI EN SURSIS : DEMISSION COLLECTIVE OU REAMENAGEMENT TECHNIQUE

Premier ministre sarandjiAprès dix huit (18) mois de la mise en place effective du gouvernement post-transitionnel et post-électoral, de Simplice Mathieu Sarandji, rien ne va plus.  Et pour cause, bon nombre de centrafricains sont déçus de la mise en application de la feuille de route par la majorité des ministres, telle que définie par le chef de l’Etat et le chef du gouvernement. A titre d’illustration, la majorité de ministres ont montré leurs limites car démontrant l’incompétence et l’incapacité notoire à la tête de leurs départements ministériels respectifs. D’où la politique de « Rupture » avec les vieilles pratiques politiciennes du passé, tant prônée par le président Touadéra, demeure un vain mot dans le vécu quotidien des Centrafricains.

Un exemple palpable parmi tant d’autres, qui a mis au grand jour, le manque de solidarité dans l’action gouvernementale, c’est l’affaire de la disparition de mille(1.000) armes au Camp de Roux, le week-end dernier. Sur cette même affaire, il y avait eu deux (2) versions contradictoires émanant de la part de deux (2) membres du gouvernement. La première version est celle du ministre des Transports, des Travaux Publics, de l’Equipement et du Désenclavement, porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso, qui avait publiquement confirmé la disparition de ces mille (1.000) armes, tout en précisant qu’une enquête est déjà ouverte pour y faire toute la lumière. La seconde est celle du ministre de la Défense Nationale, Joseph Yakété, qui, dans un communiqué officiel, daté de Bangui, le 07 juillet 2017, avait précisé, « … aucune arme de guerre n’a été emportée ces derniers jours de l’armurerie du Camp de Roux, si ce n’est qu’un nombre limité de machettes et un groupe électrogène en mauvais état, que des jeunes, connaissant bien les lieux, ont tenté d’emporter… ». Incroyable, mais pourtant vrai.

Or, il s’est avéré que dans la règle de l’art, le ministre Théodore Jouso, devait se rapprocher bien avant de son collègue de la Défense Nationale afin de s’enquérir de la réalité de ce qui s’était passé au Camp de Roux et se prononcer par la suite au nom du gouvernement. Fort malheureusement, dans le cas d’espèce, tel ne semble pas être le cas. Finalement, entre ces deux (2) ministres susnommés, qui dit mieux ? Et devant ce cas de piètre figure, que peut-on faire concrètement pour éviter que le pire n’arrive ?

D’où nous envisageons ici deux (2) options comme solutions : démission collective du gouvernement Sarandji ou son réaménagement technique. La première option relève de la compétence de l’Assemblée Nationale, par le vote d’une « Motion de Censure », (cf. article 89 alinéa  7) de la Constitution de la RCA du 30 mars 2016. Quant à la seconde option, elle relève des pouvoirs discrétionnaires du président de la République, chef de l’Etat (cf. article 33 alinéa 15) de cette même Constitution.

Fort de tout ce qui précède, si la première option n’est possible actuellement, nous disons que la seconde option est possible, étant donné que bon nombre de ministres sont incompétents et incapables de mettre en application leur feuille de route. Car, il nous faut des ministres bosseurs, créateurs, innovateurs, intègres, patriotes… pour traduire réellement dans le vécu quotidien de tout le peuple centrafricain, la politique de « Rupture » du président de la République, professeur Faustin-Archange Touadéra.

La balle est désormais dans le camp des élus de la Nation et du Chef de l’Etat pour assumer leurs responsabilités sur cette question très délicate. Toutefois, n’oubliez pas que les Centrafricains vous observent et vous tiennent à l’œil. Car, « un homme averti, en vaut deux », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

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