LE GABONAIS ALI BONGO A TRANCHE NET...

Mardi 26.09.2017 : 10H12

LE GABONAIS ALI BONGO A TRANCHE NET EN FAVEUR DES CENTRAFRICAINS : LEVEE DE L’EMBARGO ET DESARMEMENT DES MILICES

La crise centrafricaine enclenchée par l’ex-coalition Séléka a trop duré. Plus de quatre (4) ans de souffrance du peuple centrafricain, c’en est trop. Chaque jour qui passe amène son lot de malheurs : des tueries à grande échelle dans certaines régions du pays en proie aux violences intercommunautaires. Les incendies des maisons, les destructions des édifices publics et privés, des locaux des ONG nationales et internationales ont débordé le vase. La politique de terre brûlée érigée en mode opératoire des groupes armés, la conquête des zones minières très juteuses de la RCA par les mercenaires de tout bord ont franchi le seuil de l’intolérable. Les Centrafricains en ont marre de compter des morts, des blessés, des veuves et veufs, des orphelins à longueur de journée. Tout cela doit s’arrêter pour donner la chance au peuple centrafricain de vivre en paix sur la terre de leurs aïeux.

Pour mettre fin à cette hémorragie, le président gabonais Ali Bongo a tranché net : la levée de l’embargo sur les armes, munitions  et autres effets militaires à destination de la RCA et le désarmement de tous les combattants des groupes armés réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Si certains présidents africains précisément de la CEEAC ont tourné le dos à la crise centrafricaine, d’autres par contre, se soucient de la souffrance des Centrafricains. C’est l’exemple du président gabonais Ali Bongo. Il n’est pas passé par quatre chemins pour dire avec exactitude ce que le peuple centrafricain attendait et attend, mais qui tarde à venir. Il s’agit de la levée totale de l’embargo sur les armes, pour ne pas dire sur les Forces Armées Centrafricaines (FACA), ainsi que du désarmement, même forcé des groupes armés. C’est la seule issue favorable de sortie de crise.

Force est malheureusement de constater qu’on ne tourne qu’autour du pot, sans pourtant satisfaire aux attentes du peuple centrafricains qui sont et demeurent le désarmement des groupes armés et le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines dans l’arrière-pays, pour sécuriser les civils et défendre l’intégrité du territoire national. Et pour que le redéploiement se fasse, il faut absolument que l’embargo soit levé. Car vous êtes sans ignorer que c’est cet embargo qui bloque l’opérationnalisation des Forces de Défense et de Sécurité. Tantôt on nous dit que l’embargo n’empêche pas le gouvernement de réarmer les FACA, tantôt il faut que le redéploiement se fasse en collaboration avec la Minusca. N’est-ce pas là une forme d’embargo qui est suspendu comme l’épée de Damoclès sur notre armée ? Peut-on demander à un gouvernement légitime de réarmer son armée et en même temps poser des conditions ? Cette situation dépasse notre entendement humain. Que les responsables onusiens cessent de rouler le peuple centrafricain dans la boue. La solution à la crise centrafricaine passe par le désarmement et la levée de l’embargo comme l’a souligné le président gabonais Ali Bongo. Pourquoi les uns et les autres tergiversent encore ?

Le dialogue prôné par le président de la République, chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra comme unique voie pour sortir le pays de fond du gouffre n’est pas mauvais. Mais si les groupes armés continuent de s’entêter, de défier le gouvernement et la Communauté internationale, que doit-on faire ? Le mieux serait de s’aligner sur les propos du chef de l’Exécutif gabonais : le désarmement des groupes armés. La crise a trop duré. Le sang des innocents qui coule sous le pont chaque jour a débordé le vase. La Minusca qui est censée protéger la population civile vogue au gré du vent ou rame à contre courant de la vérité. Elle ne s’interpose pas entre les groupes armés dans leurs différents affrontements qui aboutissent le plus souvent aux tueries à grande échelle et à des destructions massives des édifices publics et privés. Les Casques Bleus assistent sans réagir. Pourquoi réclame-t-on le renforcement de leur effectif ? Si avec 12.500 hommes sur le terrain, la Minusca ne parvient pas à stabiliser le pays est-ce avec 1000 milliards d’hommes qu’elle pacifiera le pays de feu Barthélemy Boganda ? Le mieux serait de demander au Conseil de Sécurité de l’ONU de revoir leur mandat. Cette force onusienne doit passer de la force d’interposition à la force combattante. Même avec 1000, 2000, 3000 soldats, elle fera quelque chose de bon. S’en tenir au renforcement de leur effectif, c’est sacrifier la RCA sur l’autels du diable. Trois ans sans résultats probants attendus par les Centrafricains, c’est vraiment honteux pour une organisation mondiale qu’est l’ONU. Nous aurions dû souhaiter que ces Casques Bleus soient dotés des moyens militaires sophistiqués pour intervenir en temps réel sur les massacres des civils, des incendies de maisons et villages entiers. Mais si nos mémoires sont bonnes et fraîches, ces Casques Bleus disposent des hélicoptères d’attaque, des tanks, des véhicules blindés, des armes sophistiquées, bref une armada impressionnante de guerre. A quoi servent tous ces matériels militaires ? Est-ce un pur décor ? Autant de questions qui nous laissent perplexes.

Sans chercher de midi à quatorze heures, les autorités du pays, les responsables onusiens et tous les partenaires de la RCA doivent s’aligner sur la déclaration du président gabonais Ali Bongo pour donner la chance aux Centrafricains de vivre en paix sur la terre de leurs aïeux. Il ne sert à rien de tergiverser, de contourner les maux qui empêchent le retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du pays. Ali Bongo a tranché net : le désarmement de tous les groupes armés et la levée de l’embargo sur les armes et autres effets militaires à destination de la RCA, sans oublier le rapatriement des combattants étrangers.

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

 

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