LE FPRC ET LE MPC S’ACHARNENT CONTRE L’UPC,

Lundi 06.02.2017 : 09H04

 

Nourredine zoundeko ali daras 1

LE FPRC ET LE MPC S’ACHARNENT CONTRE L’UPC, UN PRETEXTE POUR MAINTENIR LES HOSTILITES, ALORS QUE LES CENTRAFRICAINS ASPIRENT A LA PAIX, RIEN QUE LA PAIX

 

Tous les prétextes sont  bons pour le FPRC et le MPC de maintenir la tension dans le pays. L’ex-coalition Séléka a explosé en plusieurs groupes armés, histoire pour les chefs de guerre de se tailler la part du lion, sur le dos des combattants. Les leaders de l’ex-coalition Séléka ne savent plus à quoi s’en tenir. Certains font un (1) pas au Comité Consultatif et de Suivi et deux (2) pas en arrière. Partis de Bangui en catastrophe, les terroristes du Km5 à l’époque, sont allés grossir les rangs du FPRC. Sur environ 15 groupes armés, il ne reste que le FPRC et le MPC qui donnent l’insomnie aux populations civiles des zones occupées. L’UPC, alliée d’hier, est devenue l’ennemie à abattre. Une question de zone d’influence et de régions juteuses ?

Le FPRC et le MPC veulent-ils rayer l’UPC de la liste des rebellions pour s’imposer ? Veulent-ils remettre sur la table la question de la partition du pays ?  Quels sont les objectifs recherchés par le FPRC et le MPC ? Le MPC s’est rendu coupable de crimes contre l’humanité à Kaga-Bandoro, sur le site des déplacés. L’étau se resserre peu à peu autour des grands criminels qui hantent le pays et leurs jours sont désormais comptés. Personne ne prendra éternellement en otage tout un peuple, toute une nation. Les élections du 30 décembre 2015, ont coupé l’herbe sous les pieds des groupes armés. Aucune revendication politique n’est possible, encore moins, l’illusion d’une amnistie générale. Il faut cueillir ce que l’on a semé. Le programme Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) est un passage obligé pour tous les groupes armés sur le sol centrafricain.

Bakala et Ippy sont des localités érigées en lignes rouges. Mythe ou réalité, les Centrafricains attendent de voir la Minusca à l’œuvre. Les Centrafricains se sont habitués aux expressions fracassantes de la Minusca : « Montée en puissance, « Mise en garde », « telle ville sans armes », « ligne rouge », mais de purs slogans stériles de style de la Minusca.

Les groupes armés ont toujours foulé aux pieds, les prétentions de la force onusienne en Centrafrique. Des contingents ont été agressés, parfois désarmés, déshabillés, sans aucune réaction. Les groupes armés en font à leur tête, car ils n’ont de leçons à recevoir de personne. Ils ont toujours minimisé la force de frappe de la Minusca. Ils tuent, pillent, dépouillent, incendient des villages entiers, sans être inquiétés outre mesure. Après les élections reconnues comme démocratiques, transparentes et crédibles, suite aux sacrifices du peuple centrafricain, la paix n’est pas encore pour demain. Le pays serait déjà en pleine phase de reconstruction pour entamer un réel développement économique et social, afin de redonner le goût à la vie à tous les Centrafricains, mais hélas !

Les régions de Vakaga, Bamingui-Bangoran, Nana-Gribizi, Haute-Kotto, Ouaka, Ouham-Pendé, doivent-elles demeurer en marge de l’élan du relèvement du pays ? N’est-ce pas la revendication essentielle et originelle à l’entrée en éruption de l’ex-coalition Séléka ? Cette revendication a été entièrement prise en compte dans le plan du relèvement du pays. Pourquoi le FPRC et le MPC doivent empêcher les populations de ces régions, de se connecter au réseau du relèvement du pays ? Et pourtant, le Pré-DDRR fonctionne à merveille dans la Vakaga avec le MLCJ. Les Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) ou (Pré-DDRR), permettent aux combattants de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Et la Vakaga profite largement des retombées du Pré-DDRR. Des projets d’urgence initiées par la Communauté internationale en faveur des populations des régions jadis défavorisées, sont en veilleuse dans les placards, attendant la paix réelle et totale sur l’ensemble du territoire national.

Le FPRC et le MPC ont perdu le pouvoir. Faut-il empêcher les Centrafricains de vaquer à leurs occupations quotidiennes  ? Djotodia et Nourredine ont lamentablement échoué. Ils doivent avoir le courage de l’avouer haut et fort et de faire leur mea culpa que d’aggraver leur sort. C’est le FPRC qui reste hostile à la paix. Veut-il faire échec aux Centrafricains que Nourredine et Djotodia rendent la vie difficile et surtout à leurs propres frères des zones sous leur contrôle ? Toutefois, est-il que la fin est proche ? Et les Djotodia, Nourredine et Bozizé ne seront qu’un horrible souvenir du passé. Il n’était ainsi de Adolph Hitler en Allemagne, Jonas Savimbi en Angola, les FARC en Colombie, les Séléka et les Anti-Balaka en RCA. Nul n’est plus fort pour demeurer toujours le plus fort. Toute chose a un début et une fin et vaut mieux abandonner la guerre à temps avant que le pouvoir des armes vous quitte pour toujours. Aucune raison ne justifie la persistance de la violence aujourd’hui en Centrafrique. L’heure est à la Réconciliation Nationale, à la cohésion sociale, à la reconstruction et au développement du pays.

Julien BELA

 

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