LE FPRC DE NOURREDINE ADAM ET L’UPC D’ALI DARAS...

Jeudi 17 Novembre 2016 : 09H35

LE FPRC DE NOURREDINE ADAM ET L’UPC D’ALI DARAS S’ENTRETUENT AU VILLAGE KOLAGA : INCROYABLE MAIS VRAI

Nourredine et ali darasLe village Kolaga, situé à environ 45 Kilomètres de la ville de Bria, vit au rythme des détonations d’armes. Et ce ne sont pas des petits calibres de la Séléka qui s’affrontent à n’en point finir. Il s’agit bel et bien des ailes dures de l’ex-coalition Séléka, celles qui sont réticentes, réfractaires au processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR). Nous voulons parler ici du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), du tchadien Nourredine Adam et de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), du tristement célèbre peuhl nigérien, Ali Daras.

 Ces affrontements entre les deux (2) coqs ou les deux (2) poids lourds de l’ex-coalition Séléka font rage. Débutés la semaine dernière, ils se poursuivent aujourd’hui à un rythme exponentiel, si bien que les habitants dudit village ont pris leurs jambes au coup. Le village s’est vidé de sa population, de peur d’être prise en étau par ces hommes qui n’ont ni âme, ni conscience. Beaucoup se sont refugiés dans la brousse pour échapper aux foudres de ces deux groupes armés. Car quand deux (2) éléphants  se battent, ce sont des arbres, des herbes qui  souffrent ou qui ploient sous leur fardeau.

Mais que s’est-il passé pour que l’UPC d’Ali Daras et le FPRC de Nourredine Adam en arrivent là ? Selon des sources, tout est parti d’une attaque des éleveurs peuhls, certainement par les hommes du FPRC, parce que l’UPC est constituée en majorité par des peuhls que, Ali Daras les défend bec et ongles. Il n’a jamais hésité un seul instant à s’en prendre  à tous ceux qui osent s’attaquer à ces  peuhls. Ce ne sont pas les populations de Bambari Ngakobo, Kouango, qui nous démentiront. Ali Daras et ses hommes n’ont qu’un seul objectif, quand quelqu’un agresse l’un des peuhls. Ce sont des représailles sur représailles qui pleuvent, qui s’abattent sur tous ceux qui sont dans le paramètre où s’est déroulé l’acte. C’est leur mode opératoire depuis qu’ils se sont implantés solidement dans les préfectures de la Ouaka, Haute-Kotto, Basse-Kotto…

Et si nos mémoires sont bonnes, depuis quelques temps, les hommes de l’UPC et du FPRC se regardent en chien de faïence. C’est pour cette raison que lors de l’Assemblée Générale (A.G), tenue à Bria, par quelques groupes dissidents de la Séléka, Ali Daras et ses hommes n’y ont pas pris part. Vu sa suprématie et l’armement dont il dispose, Ali Daras ne peut en aucun cas accepter d’être commandé par un certain Nourredine Adam et consorts. Il s’est toujours opposé catégoriquement à ce tchadien qui est Nourredine Adam. Donc les heurts entre l’UPC et le FPRC viennent confirmer la séparation, l’écart entre ces deux hommes qui campent toujours sur leur position. Mais il est difficile de connaitre le bilan de ces affrontements et de savoir exactement, qui de l’UPC ou du FPRC a pris le dessus.    

Dieu n’a-t-il pas jeté un mauvais sort ou un discrédit entre l’UPC et le FPRC ? C’est une réalité et non  une illusion. La colère de Dieu Tout-Puissant se déchaîne en ce moment  sur ces hors-la-loi qui ne songent pas un instant à penser au retour de la paix et de la sécurité en Centrafrique. Et cette colère passe par des affrontements entre eux. Quand ils auront épuisé leurs munitions, en ce moment précis, ils seront livrés à des lions qui les dévoreront tous. Le peuple centrafricain qui se lamente, gémit, souffre atrocement sous leurs bottes de ces seigneurs de guerre, poussera un ouf de soulagement. Les heurts, les querelles, les soubresauts entre les différentes factions de l’ex-Séléka annoncent déjà leur fin. Et elle est proche. Car souvenez-vous, il est dit dans la bible qu’avant la fin du monde proprement dite, il y aura des guerres, des tremblements de terre, des divorces entre épouses et époux, des séparations entre amis… Observons maintenant ce qui se passe entre les branches dissidentes de la Séléka. N’est-il pas leur fin ? Il ne fait aucun doute.

C’est pourquoi, nous exhortons le peuple centrafricain qui aspire à la paix, a se tenir loin de ces affrontements et de continuer à se plaindre auprès de Dieu qui seul, essuiera leurs larmes. Leur prière est déjà exaucée. Après l’UPC et le FPRC, ce sera le tour des autres et ainsi de suite jusqu’à ce que le dernier rebelle disparaisse sur le territoire centrafricain. Car Dieu a envoyé son messager en Centrafrique, le Pape François. Ceux qui ont écouté son message, seront sauvés. Par contre les rebelles qui persistent et signent dans des exactions de tout genre, sauront de quel bois Dieu se chauffe.

Pour éviter que la colère de Dieu continue de se manifester, il serait urgent que les combattants de l’UPC et du FPRC prônent le dialogue pour résoudre leurs différends au lieu de s’entretuer au village Kolaga pour rien au monde.

 

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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