LE DDRR DANS UN STATU QUO :

Mardi 13 juin 2017 : 10H04

LE DDRR DANS UN STATU QUO : 13 GROUPES ARMES ONT PRIS PART A LA 5EME  REUNION DE SON C.C.S, ET 02 D’ENTRE EUX ONT DONNE LES NOMS DE LEURS 80 COMBATTANTS

Seleka 10Anti balakaLes travaux de la 5ème réunion du Comité Consultatif et de Suivi (CCS) du processus Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), s’étaient tenus au Palais de la Renaissance à Bangui, du 08 au 09 juin 2017. Sur quatorze (14) groupes armés qui ont adhéré à ce processus DDRR, treize (13) y ont effectivement pris part, à l’exception des 3R de Sidiki et seulement deux (2) d’entre eux ont donné les noms de leurs quatre-vingt (80) combattants, donc à raison de quarante (40) par groupe devant être intégrés dans le projet pilote du DDRR. Qu’attendent donc les douze (12) autres groupes armés pour faire autant ? N’est-ce pas là un acte de mauvaise foi de leur part pour torpiller et faire trainer la mise en œuvre effective de ce processus DDRR en RCA ? Autant d’interrogations qui dépassent tout entendement humain et qui nous donnent matière à réflexion. A écouter les représentants de ces groupes armés (FPRC, UPC, Anti-Balaka, Auto-défenses…), lors de cette 5ème réunion du CCS du DDRR et dans l’émission « Patara » sur les ondes de la radio Ndéké-Luka, du samedi 10 juin 2017, tous tiennent le même langage : « C’est nous qui protégeons les populations civiles dans les régions du pays sous notre contrôle, car il y a absence totale de l’autorité de l’Etat. Et les affrontements très meurtriers entre-nous (groupes armés) sont dus aux manipulations de certains hommes politiques et à la nonchalance des Casques Bleus de la Minusca d’agir vite, en cas d’attaques d’un groupe armé par un autre ». Ces raisons sont-elles fondées et justifiées pour prendre en otage tout un peuple pendant plus de quatre (4) ans ? D’ailleurs, quelles sont les populations civiles que protègent ces groupes armés, si ce ne sont que leurs propres communautés (musulmane et chrétienne sans oublier les peulhs) ? Et quels sont ces hommes politiques qui les manipulent ? Qu’ils nous le disent pour permettre au peuple centrafricain d’avoir le cœur net et à nos autorités judiciaires de déclencher des poursuites judiciaires contre ces auteurs intellectuels des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, commis par leurs coauteurs et complices sur les populations civiles en RCA. A vrai dire, eu égard à tout ce qui précède, nous remarquons le non respect de l’Accord d’Engagement sur le principe du DDRR, signé par ces groupes armés, à la veille de la clôture des travaux du Forum National de Bangui, le 10 mai 2015. Mais pour gagner quoi par la suite ? Aux groupes armés de méditer sur cette question, de prendre conscience et de revenir à la raison. Sinon…   Le Petit YEKOA

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