LE CRI DE CŒUR DES EX-AGENTS DE LA COMPAGNIE AIR AFRIQUE SUR...

Vendredi 18.08.2017 : 08H54

 

LE CRI DE CŒUR DES EX-AGENTS DE LA COMPAGNIE AIR AFRIQUE SUR

LEUR SITUATION SOCIALE AU PRESIDENT TOUADERA

Air afriqueLe collectif des Ex-Agents de la Compagnie panafricaine Air Afrique, composé de Bernard Wagramalé, Annie Salamate, Lucien Yéguèté, Edouard Mabou, Nicole Damaras et Hervé Ndotah, a conféré avec la presse, dans l’une des salles du bâtiment administratif de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB), le jeudi 17 août 2017 à 10 heures.

Durant 2 heures 30 minutes, les membres du bureau dudit collectif, ont mis au parfum les journalistes sur leur situation sociale durant quinze (15) ans. Et ce, après avoir bien avant observé une minute de silence en la mémoire de leurs collègues (32 sur 109) qui ne sont plus de ce monde.

Selon ces derniers, « quinze (15) ans dans la souffrance et la misère, c’est trop ! Notre patience est au bout de ses limites, car toutes les démarches que nous avions entreprises auprès de nos autorités depuis 2003 jusqu’à ce jour, pour avoir gain de cause, n’ont jamais abouti. Il y a donc de la mauvaise volonté politique de nos dirigeants à pouvoir régulariser notre situation sociale. Ailleurs, la situation de nos collègues tchadiens et congolais de Brazzaville a été déjà régularisée par leurs Etats. Or, chez nous en RCA, tel ne semble malheureusement pas être le cas. L’Etat nous devrait 1.500.000.000 de FCFA à titre des frais de nos droits légaux. Et pour cela, nous allons utiliser tous les moyens juridiques  pour nous faire entendre afin d’avoir gain de cause.

D’où nous lançons à travers cette conférence de presse, notre cri de cœur au président de la République et père de la nation, Faustin-Archange Touadéra, de jeter un regard sur notre situation sociale très alarmante, car nous sommes aussi filles et fils de ce pays, comme tous les autres ».

Le jeu des questions et réponses a bouclé la boucle. Voici publiée la déclaration faite par le collectif des Ex-Agents d’Air Afrique. (Nous y reviendrons en détail au prochain numéro)

 

Le Petit YEKOA

 

i) Depuis plus de quinze (15) années jour pour jour, la situation sociale des ex-employés de l’ex-compagnie Air Afrique ne cesse de s'aggraver après la cessation des Air afrique 1activités de celle-ci. Pour les ex-employés de la défunte compagnie panafricaine dépendant de Bangui pour le règlement de leurs soldes de tout compte, la situation est plus que désastreuse avec les conséquences néfastes.

ii) La désolation au sein des ex-employés de la défunte compagnie Air Afrique est totale. On assiste d'ors et déjà à des séries de décès, la dislocation des foyers, le déchirement familiale, le nombre des orphelins et veuves qui ne cesse d'augmenter. La dignité familiale n'existe plus en particulier ceux de l'étranger vivent dans un dénouement total.

iii) Des séries de contacts et approches sont faits avec les différents gouvernements de Bangui en vain depuis la cessation des activités de la défunte compagnie Air Afrique le 25 Avril 2002 dont l'Etat de Centrafrique est aussi propriétaire et actionnaire.

De nombreuses promesses ont été faites sans être honorées et même la toute dernière pour le mois de Juin 2017, promise à Bangui et répétée à nos collègues d'Abidjan par le gouvernement actuel ; non seulement est restée sans suite, l'accessibilité à l'Autorité qui a fait la promesse devient difficile.

Cependant, même si nous avions été reçus le jeudi passé à la présidence par un Représentant du Chef de l'Etat rien de probant de s'est dégagé. Il est à noter cependant que, les autres états propriétaires et actionnaires de la défunte compagnie panafricaine se sont occupés de ces ex­employés dont ils ont la responsabilité, et mêmes les états plus proches de nous tels que : « le TCHAD, CONGO BRAZZA-VILLE ».

iv) Nous, ex-employés de la défunte compagnie multinationale Air Afrique lançons par cette conférence de presse, des cris d’alerte et de détresse à 1' endroit de son Excellence le Président de la République Chef de l'Etat que : la situation est alarmante et devient désastreuse, car beaucoup de nos collègues sont morts, et nos enfants n'ont pas d'avenir. Nous interpellons son cœur de père de la Nation pour une action humanitaire pour sauver des vies, et permettre à nos enfants d'aller à l'école et pour une dignité humaine.

 

Le collectif des ex-employés de la défunte compagnie Air Afrique.

 

Bangui, le 17 Août 2017

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