LE CONSEILLER-CONTROLEUR GENERAL DU SECTEUR PUBLIC

Vendredi 24 fév 2017

LE CONSEILLER-CONTROLEUR GENERAL DU SECTEUR PUBLIC

ET PARA-PUBLIC LEVE LE VOILE SUR LA GESTION SCABREUSE DES

SOCIETES ET OFFICES D’ETAT

 

 

Arthur Piri, Conseiller-Contrôleur Général du Secteur public et parapublic à la Primature, était l’invité de nos confrères de la radio Guira FM, le mardi 21 février 2017. A cette opportunité, il avait peint le tableau sombre des sociétés, des entreprises et des offices d’Etat, ponctué par leur gestion très scabreuse des ressources financières. Et ceci, après des descentes de travail effectuées par lui et son équipe sur le terrain.

Selon Arthur Piri, « bon nombre de ces sociétés, entreprises et offices d’Etat disent avoir cent (100) employés au minimum. Or, en réalité sur le terrain, le constat fait est tout à fait le contraire. Car avec la première grave crise militaro-politique sans précèdent que traverse le pays, il n’y a pas eu des recrutements, ni d’effets financiers d’avancement des employés. Mais chose bizarre, il y a à chaque fin du mois augmentation de la masse salariale, allant de dix (10) millions de FCFA à quinze (15) millions, voire vingt (20) millions de FCFA. Est-ce normal ? Motif pour lequel nous sommes entrain de faire un travail sérieux auprès de ces sociétés, entreprises et offices d’Etat dont le but est d’enclencher des réformes pour leur restructuration et redynamisation. C’est pour les rendre plus performants, plus efficaces et plus compétitifs afin de satisfaire aux divers besoins des Centrafricains ».

De tout temps, nous n’avions cessé de dénoncer la gestion scabreuse, opaque et peu orthodoxe des sociétés, des entreprises et des offices d’Etat par leurs responsables. Car une telle gestion a conduit bon nombre d’entre eux à la faillite, pour ne pas dire à la banqueroute. Les conséquences immédiates sont les licenciements abusifs et les compressions de leurs employés, qui viennent grossir encore le nombre de chômeurs en RCA. C’est vraiment pitoyable ce qui se passe dans le secteur public et parapublic chez nous en RCA. Alors, « vaut mieux battre le fer quand il est encore chaud », dit-on.

 

Le Petit YEKOA

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