LE CODE DE JUSTICE MILITAIRE ADOPTE : L’ETAU SE RESSERRE AUTOUR...

Jeudi 09 Mars 2017 : 09h09

LE CODE DE JUSTICE MILITAIRE ADOPTE : L’ETAU SE RESSERRE AUTOUR DE CERTAINS ELEMENTS DES FACA, ENNEMIS DE LA REPUBLIQUE ET DU PEUPLE CENTRAFRICAIN

 

 

Dans son allocution, à l’occasion du repas de corps 2017 célébré le 11 février dernier au camp militaire des sapeurs-pompiers, le chef de l’Etat, professeur Faustin Archange Touadéra est monté au créneau contre les pratiques indignes de certains éléments des Forces Armées  Centrafricaines (FACA) qui ternissent la réputation de l’armée nationale. Selon le chef de l’Etat que nous paraphrasons, « tout comportement tendant à ternir la réputation de l’armée nationale, toute indélicatesse ou encore les actes de subordination et d’indiscipline seront sévèrement punis. Dans cet ordre d’idée, le ministre de la Défense Nationale et celui de la Justice ont fait élaborer et proposer  un projet de loi portant code de justice militaire déjà adopté au conseil des ministres et soumis à l’Assemblée Nationale pour y être débattu. Ce code permettra de poursuivre les délits et crimes commis par les militaires dans leur métier afin de restaurer la discipline et l’autorité au sein de l’armée nationale… ». Et ce code de justice militaire soumis à l’Assemblée Nationale vient d’être adopté par les élus de la nation. Autant dire que l’étau se resserre autour de certains éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA), ennemis de la république et du peuple centrafricain.

En effet, la grave crise militaro politique qui a secoué et continue d’ébranler les fondements de la république n’a pas encore servi de leçon aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) intérieure. Les véritables bourreaux du peuple centrafricain et ennemis de la république sont certains éléments de la police, de la gendarmerie ainsi que ceux des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’ une des causes de la plus profonde crise que nous traversons, demeure les comportements barbares, rétrogrades et inhumains des brebis galeuses des FDS. Tout tournait autour de l’argent et non de la protection du pays. Ce genre de policiers, gendarmes et FACA aiment le beurre et l’argent du beurre. La corruption était leur mode opératoire. Pour un billet de mille francs (1000 F), les FDS ont trahi toute la République Centrafricaine. Ce sont elles qui ont donné le feu vert à la coalition Séléka de conquérir le pouvoir de Bangui le 24 mars 2013. Ces mercenaires sans âme, ni conscience au sein de l’ex-coalition Séléka qui continuent de tuer, massacrer et incendier, étaient en possession de tous les documents nécessaires  qui fondent la République : carte nationale d’identité, acte de naissance, passeport, permis de conduire, certificat de résidence et que savons nous encore ? Or, c’était avec la complicité des FDS et de certains magistrats que ces criminels de la Séléka ont trouvé ces papiers.

Lors de contrôle sur les barrières, c’est l’argent qui les préoccupait. Certains éléments des FACA disaient clairement qu’ils ne mangeaient plus les papiers. Il suffisait de leur donner une somme de deux cents francs (200 F) et vous êtes libre. C’est de cette manière que des mercenaires étrangers  ont franchi nos frontières sans difficultés pour  envahir aujourd’hui l’ensemble du territoire.

Le cas des policiers et gendarmes est encore pire. Tout ce qu’ils savent faire, c’est de racketter et rançonner. Les patrouilles qu’ils font la nuit ne visent que les conducteurs des taxis et bus et ceux des motos. Même si le véhicule ou la moto n’est pas en règle, c’est-à dire ne dispose pas de papiers, cela ne les préoccupe nullement. Il suffit que le conducteur leur donne un billet de 500 francs et c’est tout. Ce sont les FSD  qui sont à l’origine de la souffrance du peuple centrafricain.

Nous avons pensé qu’avec cette grave crise qui a ravagé tout le pays, les mentalités allaient changer. Hélas, ce n’est pas le cas. Malgré les mille et un (1001) séminaires des Nations-Unies pour laver la tête des FSD afin d’adopter un comportement responsable, certains n’ont aucun sens du patriotisme et de respect vis-à-vis de la patrie et du peuple. Les auteurs des braquages des taxis-motos demeurent certains éléments de la police, de la gendarmerie et des FACA. Malgré le fait qu’ils ne vont pas au travail, tout en percevant leur salaire, ils préfèrent plutôt braquer dans les quartiers pendant la nuit que de chercher des opportunités à changer leur situation à travers des activités génératrices de revenu. Aucune notion du respect envers la population civile. Tout compte fait, les FDS constituent le goulot d’étranglement des centrafricains.

La justice centrafricaine, notamment le Tribunal Militaire Permanant (TMP) doit se réveiller de son sommeil. En RCA, les lois sont adoptées pour dormir dans les tiroirs et non pour être appliquées. C’est de cette manière que l’impunité ne cesse de croître dans le pays. Les mêmes auteurs des crimes commis hier, une fois qu’ils se rendent compte que la justice ne fait pas son travail pour les inquiéter, reprennent souvent leur sale boulot. Les élus de la nation ont déjà fait leur part. La balle est désormais dans le camp de la justice centrafricaine et notamment du Tribunal Militaire Permanent.

 

Bénistant MBALLA

 

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