LE CNT ET DJOTODIA ONT SAISI LA C.P.I, ACCOUCHE LA C...

Vendredi 26 mai 2017

LE CNT ET DJOTODIA ONT SAISI LA COUR PENALE INTERNATIONALE (CPI), ACCOUCHE LA COUR PENALE SPECIALE, PUIS DETERMINE LA PERIODE D’INVESTIGATIONS 2003 – 2015

Michel djotodiaFerdinand Alexandre Nguéndet ancien président du Conseil National de Transition (CNT) perd la raison pour trois (3) gendarmes récupérés par la direction générale pour besoin de service. Si nos souvenirs sont bons, Nguéndet a autour de lui plus de huit (8) gendarmes pour sa sécurité. Et ce pour sa propre personne. Nguendet a-t-il peur de la mort ? N’est-il pas un pur produit de la coalition Séléka, aujourd’hui le FPRC ? Le RPR n’est-il pas la branche politique du FPRC ? Pourquoi se focalise-t-il sur Ali Daras et non Nourredine Adam ? Qui est plus criminel que qui, qui est plus destructeur que qui ? N’est-ce pas Nguéndet qui a préparé le lit à la coalition Séléka, malgré les massacres, les carnages ? Les malheurs des Centrafricains ont fait le bonheur de Alexandre Ferdinand Nguendet. N’est-ce pas un risque pris au péril de sa vie, en organisant une marche pour vénérer une horde de criminels sans foi, ni loi ?

Qu’en est-il de la population de Bangassou ? Pour toute cette ville, il n’y a que neuf (9) gendarmes. Nguendet est de ceux qui harcèlent le gouvernement pour le redéploiement des forces de défense et de sécurité. C’est le cas de la gendarmerie nationale. Le directeur général de la gendarmerie nationale a posé un acte hautement patriotique. Les gendarmes n’étant pas nombreux, il fallait tout simplement récupérer une partie des gendarmes détachés auprès de certaines personnalités, pour être affectés dans nos provinces, à Bambari, Bangassou, Bria, Alindao, Mobaye, Kaga-Bandoro, dans le cadre du redéploiement de l’autorité de l’Etat. Ancien président du CNT et chef d’Etat par intérim de 15 jours, Nguéndet doit tout politiser, que feront les responsables des services notamment des forces de défense et de sécurité ? Doivent-ils avoir peur de prendre des décisions qui renforcent la République, la paix et la sécurité ? Le Directeur général de la gendarmerie n’a fait que son travail pour combler le vide sur l’ensemble du territoire national.

Qui peut attenter à la vie de Nguendet ? Le Rassemblement Pour la République (RPR) est l’aile politique du FPRC. Le FPRC a signé un Accord avec les Anti-Balaka, branche Mokom. De quoi a-t-il réellement peur ? De qui ? De Ali Daras ? Et pourtant tous les gendarmes n’ont pas été retirés. C’est juste un prélèvement pour soutenir les populations rurales qui se disent abandonnées. Le retrait de la majorité, si majorité il y en a, ne fait ni chaud ni froid, à personne. C’est une pure distraction. De « quelle opposition constructive » parle-t-il ? Les tonneaux vides font d’habitude trop de bruit pour se donner une contenance. Voilà un leader politique qui ne pense qu’à lui, à lui seul, ne se préoccupe que de sa propre personne, ne privilégie que ses intérêts, son ventre, et le reste de la population ? Les militants sont-ils des êtres humains ou des bouts de bois ? « Je vais saisir officiellement le chef de l’Etat... ». Touadéra prendra un décret pour faire déporter la direction générale de la gendarmerie nationale au palais résidentiel de Ferdinand Alexandre Nguendet pour qu’il soit hyper sécurisé. C’est un ancien très haut dignitaire du pays. Qu’à cela ne tienne.

Nguendet, le CNT, certains magistrats et Djotodia ont saisi la Cour Pénale Internationale. Le CNT a voté la loi créant la Cour Pénale Spéciale (CPS) et en a déterminé la période des investigations (2003 à 2015). Du coup, toute velléité d’amnistie perd tout son sens. Amnistie ou pas, rien n’arrêtera le rouleau compresseur de la justice qui est en marche. Personne, absolument personne, n’échappera à la rigueur de la loi. Le régime Touadéra n’a fait qu’exécuter des textes qui existent : mettre la CPS sur pied afin qu’elle assure et assume sa mission. C’est désormais chose faite. Il ne reste que la prestation de serment des hommes en toge et les choses sérieuses peuvent commencer. La recrudescence de la violence n’entamera en rien le dossier judiciaire du siècle. Bien au contraire, les circonstances aggravantes viennent rallonger la liste des crimes, mais aussi des clients potentiels de la CPS. La peur et la panique vont bientôt changer de camp. Nguéndet et Djotodia pensaient-ils demeurer à vie à la tête du pays ? Les évènements ont pris une autre tournure qui échappe totalement à leur contrôle.

Il y a désormais un collectif pour la Cour Pénale Spéciale (CPS), dont Maître Mandé Ndjapou en est une figure emblématique. La justice ou rien. Tous les criminels de sang, les criminels économiques, les criminels violeurs,  les criminels destructeurs de biens mobiliers et immobiliers, les criminels sociaux (destruction des écoles, des hôpitaux, des dispensaires, des centres de santé, les braqueurs des ONG humanitaires nationales et internationales, les voleurs de bétail, les destructeurs des églises et des mosquées, etc. L’Assemblée Nationale peut voter une loi d’amnistie, mais ce ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. Elle n’aura aucun effet puisque la CPI et la CPS, sont supra nationales. L’amnistie ne sera qu’une petite loi nationale qui va fondre comme du beurre au soleil. Le Tchad qui soutient ses poulains et qui pense que l’amnistie est une protection d’acier qui doit être accordée aux groupes armés, perd son temps et sa salive. Le régime Séléka a saisi lui-même la Cour Pénale Internationale (CPI) et en même temps a mis en place la Cour Pénale Spéciale (CPS), des juridictions qui sont au-dessus des lois nationales. Peut-on scier la branche sur laquelle on est assis ?

Le procès de Nuremberg à la Centrafricaine sera bientôt sous les feux des projecteurs. Et cela nous rappelle les procès de feu Jean-Bedel Bokassa, puis celui de Hissène Habré au Sénégal, ceux des génocidaires du Rwanda, pour ne citer que ces quelques exemples. La liberté de tuer et de détruire s’arrête là où démarre le rouleau compresseur de la justice : CPI et CPS. Des procès hauts en couleur et riches en rebondissements qui réserveront bien des surprises désagréables aux commanditaires et aux exécuteurs qui sont tapis dans l’ombre. La RCA, pour la première fois, réunit tous les fondamentaux d’un Etat de droit. C’est le droit qui régule la société centrafricaine. Les pêcheurs en eau trouble se trompent de contexte, de période. La RCA avance vers la dignité humaine.

 

Julien BELA

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire