LE CAMEROUNAIS SIDIKI ET SES HOMMES ONT...

Jeudi 16 mars 2017 : 09H52

LE CAMEROUNAIS SIDIKI ET SES HOMMES ONT ATTAQUE DES VILLAGES A 50 KM DE BOCARANGA : 05 MORTS, DES BLESSES, DES DEPLACES

 

On ne peut parler de Ali Daras et ses hommes qui tuent, incendient des maisons à Bambari, sans pour autant jeter un coup d’œil  dans la préfecture de l’Ouam-Péndé, précisément dans la ville de Bocaranga où Sidiki et ses éléments règnent aussi en maître absolu. Pendant que Daras commet de pires atrocités dans la Ouaka, Sidiki en fait autant dans l’Ouham-Péndé. Tout se passe comme si ces deux (2) soi-disant généraux et étrangers de surcroît sont aujourd’hui les vrais ennemis de la République et du peuple centrafricain. Si ce n’est pas Ali Daras, c’est Sidiki et vice versa. Quand on entend parler des tueries, des incendies des maisons, ce sont les œuvres de ces seigneurs de guerre et rien d’autre.

Aux villages Zaoro-Gounda et Mboutouga, situés à 50 kilomètres de Bocaranga, Sidiki et ses hommes ont tué cinq (5) personnes dont le chef du village Mboutouga et son fils. Les blessés et les déplacés ne se comptent plus. Certaines personnes sont obligées de se refugier au Cameroun pour se mettre à l’abri de la violence aveugle, inouïe de ces hommes qui n’ont de pitié pour personne. D’autres se sont terrées dans la brousse, tout comme les habitants de la commune de Haute Baïdou, fuyant les exactions de Ali Daras et ses peulhs.

A entendre un habitant de la ville de Bocaranga sous couvert d’anonymat, « cette attaque des villages Zaoro-Gounda et Mboutouga n’est qu’un prétexte, car Sidiki a affirmé qu’on a volé ses bœufs, raison pour laquelle il est là avec ses éléments. Or, en réalité, il n’en est rien. Aucun de ses bœufs n’a été dérobé par un villageois ». Il poursuit en disant, « ces derniers temps, Sidiki a recruté des hommes pour combattre à ses côtés. C’est vraiment grave  pour nous ». Et pour clore ses propos, il a exhorté la Minusca a chasser Sidiki de la ville de Koui. « Nous demandons à la Minusca de chasser Sidiki comme ce fut le cas pour Ali Daras à Bambari », a-t-il souhaité.

Vraiment, ce Camerounais Sidiki n’est pas un être humain doué de bon sens et de raison. C’est un sanguinaire patenté. De ce fait, il mérite d’être arrêté ou chassé de Koui comme l’a souhaité cet habitant. Il n’est pas différent de Ali Daras dans la préfecture de la Ouaka. Les conditions de vie des habitants de Koui, Bocaranga sont similaires à celles de leurs compatriotes dans les communes, situées dans la ville de Bambari, à l’exemple de la commune de Haute Baïdou. Ils sont constamment massacrés comme des bœufs. Leurs maisons sont incendiées. Ils vivent dans la brousse comme des animaux ; les déplacés internes n’ont pratiquement rien à se mettre sous les dents. Alors, vont-ils continuer indéfiniment à mener une vie précaire sur la terre de leurs aïeux ? Sidiki qui n’est pourtant pas un Centrafricain peut-il se permettre le luxe de marcher sur nos orteils ?

A Bambari, c’est un étranger, Ali Daras qui règne en maître absolu. A Kaga-Bandoro, c’est encore un autre étranger, Mahamat Alkhatim qui prend en otage toute la population de la préfecture de la Nana-Gribizi. Si nous allons dans le Nord-ouest de la RCA, le camerounais Sidiki est omniprésent. Où va la RCA de feu président fondateur Barthélemy Boganda après cette crise déclenchée par l’ex-coalition Séléka de Michel Djotodia ? A l’enfer ou dans un gouffre ?

La RCA, à vue d’œil, n’est pas pour les Centrafricains mais plutôt pour les étrangers quand on regarde ce qui s’y passe aujourd’hui. Après avoir tué tous les Centrafricains et incendié leurs maisons, ils deviendront maîtres incontestables et incontestés de la RCA. A la place des maisons incendiées, ils construiront des gratte-ciel pour leurs fils, petits-fils, et nous en passons. D’ailleurs, c’est ce que font les camerounais dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Des maisons sont construites par ces derniers sur notre propre sol. Nos richesses du sous-sol leur reviennent de droit et de justesse. Et c’est justement ce que nous observons dans les préfectures de la Ouaka, Haute-Kotto, Nana-Gribizi, Bamingui-Bangoran, Vakaga, pour ne citer que celles-ci où les étrangers pullulent dans les mines de diamant et or.

Ô ! RCA, qu’as-tu fait pour mériter un tel sort ? Pourquoi ton peuple est massacré à longueur de journée ? Quel péché mortel as-tu commis aux yeux de Dieu Tout-Puissant ? Autant d’interrogations qui dépassent l’entendement humain. Mais tôt ou tard, les larmes des Centrafricains sècheront. Leurs bourreaux seront arrêtés. Et c’est en ce moment-là que la colère de Dieu se déchaînera sur eux. Ils grinceront des dents et se lamenteront à n’en point finir. Car ils savent d’avance que Dieu n’accepte pas que le sang d’un innocent soit versé et ils l’ont fait.

Le président de la République, professeur Faustin Archange Touadéra a prôné et prône toujours le dialogue. Sa porte est grandement ouverte aux groupes armés. Malgré tout, Ali Daras et Sidiki persistent et signent dans la violence. Ils ne sont attirés que par l’odeur du sang, c’est ce qu’ils préfèrent. Un jour, ils seront devant la barre face à leurs victimes. Le ciel tombera sur eux et la terre les ensevelira pour toujours. Car un adage dit, « tout se paie ici bas ».

Denis LOUGOUSSOU-NGOUVENDA

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