LA VILLE DE ZEMIO SOMBRE DE NOUVEAU DANS DES V...

Lundi 03.07.2017 : 09H33

LA VILLE DE ZEMIO SOMBRE DE NOUVEAU DANS DES VIOLENCES DUES A DES AFFRONTEMENTS ENTRE LES ELEMENTS DE L’UPC ET LES AUTO-DEFENSES

Depuis le mercredi 28 juin 2017, la ville de Zémio dans le Haut-Mbomou, a sombré de nouveau dans des violences dues à des affrontements entre les éléments de l’UPC et les Auto-défenses.

Selon le préfet du Haut-Mbomou, « la ville de Zémio est sous contrôle des éléments de l’UPC depuis quelques mois. Ces criminels patentés qui ont la gâchette facile, tuent des personnes, incendient des maisons et villages et dictent leur propre loi. C’est ainsi que les Auto-défenses ont fait leur irruption à Zémio en attaquant avec des armes de fabrication artisanale, des machettes, des flèches… les positions des éléments de l’UPC. C’était dans la journée du mercredi 28 juin. Des cadavres jonchent les rues, les ruelles, les sentiers et les quartiers. La situation est très catastrophique et les humanitaires ne peuvent pas  circuler pour ramasser les cadavres et éventuellement apporter leur assistance multiforme aux personnes déplacées internes. N’eut été l’intervention musclée de huit (8) éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) détachés à Zémio, ladite ville serait complètement à feu et à sang ».

Pour votre gouverne, nous vous informons que c’est la deuxième fois que la ville de Zémio a été le théâtre des affrontements apposant les éléments de l’UPC  aux Auto-défenses, faisant de nombreux tués parmi les civils et occasionnant la fuite de plusieurs personnes.

A l’allure où vont actuellement les choses, si rien n’est fait pour arrêter la montée en puissance de ces groupes armés, toutes les villes de la RCA vont tomber les unes après les autres. Et la « partition » du pays va être effective.

En nous fondant sur l’acte de bravoure dont ont fait montre nos huit (8) éléments des FACA à Zémio, et rapporté par le préfet du Haut-Mbomou, nous disons qu’il y a urgence de réhabiliter les FACA et de les redéployer dans l’arrière-pays. Car, c’est une question touchant à la souveraineté nationale, et donc non négociable.

 

Le Petit YEKOA

 

 

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